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Comparaison entre l’étuve et le bain-marie; évaporation de 10 cm° de solution de chlorure mereurique à 1 pour 100 dans des capsules diverses
Toutes ces expériences ont été refaites dans une autre série en ajoutant aux 10 em* de chlorure mercurique 1 em? d’acide chlorhydrique concentré.
Une autre série a comporté l’addition de 1 em? d’acide nitrique pour 10 em* de solution de chlorure mercurique.
Ces deux séries d’expériences nous ont donné des courbes d’évaporation du bichlorure de mercure sensiblement identiques à celles que nous avaient données les solutions aqueuses pures, ce qui n’est pas surprenant puisque ces deux acides ont été très rapidement évaporés en même temps que les dernières traces d’eau. On note cependant une volatilisation légèrement ralentie en milieu chlorhydrique si la surface d’évaporation est petite et légèrement accélérée en milieu nitrique et en milieu chlorhydrique lorsqu’on utilise des récipients présentant une grande surface d’évaporation.
Du moins, les expériences montrent qu’il ne s’est pas formé d’anion chloromercurique fixe non dissociable par la chaleur.
Le nitrate mercurique en solution aqueuse n’est que faiblement volatilisé par chauffage prolongé au bain-marie bouillant, ce qui ne doit pas nous étonner d’après la valeur de sa constante de volatilité.
Le cyanure mercurique, en solution aqueuse pure ou en présence d’un centimètre cube d’acide nitrique concentré, n’est sensiblement pas volatilisé par chauffage au bain-marie, mais par addition d’un centimètre cube d’acide chlorhydrique concentré à la solution aqueuse, nous obtenons des courbes de volatilisation identiques à celles du bichlorure de mercure dans les récipients correspondants. Le cyanure mercurique non volatil est donc intégralement transformé en bichlorure volatil.
Comment se comporte une suspension aqueuse de chlorure mercureux durant un séjour prolongé sur le bain-marie ?
Après évaporation de l’eau, les pertes de poids enregistrées sont peu importantes et beaucoup plus faibles qu'avec le chlorure mercurique.
Evaporation à 80-902.
| Dans les évaporations précédentes, nous avons porté à siccité nos solutions mercurielles et poursuivi la sublimation du bichlorure de mercure à la température de 1000 bien au delà de cette siccité. Dans ces conditions. le bichlorure de mercure s’est progressivement totalement sublimé. Dans le but de rechercher s’il n’est pas possible de concentrer une solution sans perdre de mercure, nous avons essayé d’évaporer des solutions mercurielles de titres divers sans atteindre la siccité et à température notablement infé-rieure à 100°. Nous avons réalisé cette évaporation'en mettant 100 cm° de solution mercurielle dans une capsule de 125 cm? à fond plat en Pyrex (diamètre — 107 mm). Cette capsule est placée sur un disque de tôle de 2 millimètres d’épaisseur percé d’un trou central de 4 centimètres de diamètre de manière à ce que la flamme ou les gaz chauds ne viennent Jamais.en contact avec les parois de verre non recouvertes par le liquide. Le chauffage est réalisé avec une toute petite flamme réglée de manière à . ce que la température atteigne 80 à 900 à laquelle l’évaporation se poursuit régulièrement et sans ébullition.
Le volume a été ainsi réduit à une valeur comprise entre 7 et 12 grammes ; par la suite, le mercure restant a été dosé sous forme de sulfure mereurique ou d’iodomercurate pour les très faibles doses.
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2 res conditions de concentration dans lesquelles nous avons opéré, e Calc 4 LE ; L à montre qu'il devrait rester dans la capsule les 98,4 pour 100 du chlorure mercurique mis en œuvre au moins. En effet, dans la distillation d’une masse M, de solution jusqu’à ce qu’il reste la masse M,, la quantité de substance volatile initiale dissoute A, est réduite à A, à la fin de l’évaporation. s
- Ces quantités sont reliées par la relation bien connue :
où K est égal ici au plus à 0,007; nous disons au plus car cette valeur est valable pour les solutions à 1000 or, notre évaporation se fait à une température notablement inférieure à ce chiffre.
Les résultats des expériences sont absolument différents de ceux qui pouvaient être prévus par le calcul, les quantités de mercure volatilisées étant de beaucoup supérieures à ce qui avait été prévu comme le montre le tableau suivant :
| Titre de la solution initiale Perte de chlorure mercurique
(en mg de Cl,Hg pour 100 g | | de solution) | en mg pour cent | | 50 2,4 4,8 | | 40 2,12 5,3 30 1,85 6,2 20 1,25 | 6,25 15 1,20 | 8 10 | 1,10 | 11 | 5 | 0,97 | 19,4 I 0,350 35 0,750 0,150 | 20 0,500 | 0,500 | 100
Qu'est devenu le mercure durant cette évaporation 2
Nous nous sommes rendu compte que la majeure partie du mercure perdu était en réalité restée sur les parois de la capsule d’où nous avons pu ultérieurement le reprendre en lavant les parois de cette capsule avec de l’eau chlorhydrique d’abord, avec de l’eau de brome ensuite. En tenant compte du mercure laissé sur les parois de la capsule, les pertes que l’on constate sont beaucoup plus faibles et pratiquement nulles pour des quantités de mercure supérieures à 10 mg. C’est ainsi par exemple que, volatilisant 100 g d’une solution contenant 50 mg de chlorure mercurique, nous avons trouvé 49 mg 450 dans les 12 g de solution restante, 300 ont été
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récupérés en lavant la capsule avec de l’eau chlorhydrique et 150 ont été récupérés par la suite en lavant la capsule avec de l’eau bromée.
En conséquence, nous pouvons affirmer que la plus grande partie des pertes constatées durant ce mode d’évaporation est due, non pas tellement à la distillation de la solution, mais bien plus à un dépôt du mercure sous
une forme peu soluble dans l’eau telle qu’un oxychlorure ou un sel mercureux ou même du mercure réduit.
Nous avons fait d’autres expériences d’évaporation selon les mêmes modalités mais en ajoutant 1 em? d’acide chlorhydrique pur du commerce aux 100 em de solution mis à dessécher.
Titre de la solution initiale | Perte de chlorure mercurique (en mg de CL,Hg pour 100 g | | de solution). en mg pour cent A | #: | \ 10 (m,717:0:52 5,2 1 0,055 9,9 0,750 0,050 6,6 0,500 | 0,15 30
L’évaporation devra de préférence être faite en milieu chlorhydrique puisque les pertes sont nettement plus faibles dans ces conditions. D’une part, parce qu’il se forme l’anion chloromercurique non volatil et ensuite parce qu’il n’y a plus de phénomène d’hydrolyse générateur de précipités mercuriels plus ou moins volatils.