‹ Recherches sur la volatilité des sels de mercureChapitre 27 sur 30 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Dans ce travail, nous avons commencé par étudier et par rechercher quelle était la méthode de dosage du mercure dans différentes conditions et à différentes concentrations qui devait être préférée à toute autre.

Nous avons donné la préférence au dosage pondéral du mercure sous forme de sulfure de mercuré pour les doses fortes et moyennes et pour le dosage des traces les plus faibles, nous avons choisi la méthode néphélométrique dans laquelle on dose le mercure sous forme d’iodomercurate de strychnine.

Nous avons déterminé la volatilité du chlorure mercurique en solution aqueuse ; la vapeur est 0,0075 fois moins concentrée que le liquide.

La présence d’acide chlorhydrique diminue cette volatilité et elle devient nulle dans l’acide chlorhydriqué concentré. On doit penser qu’il se forme un anion chloromercurique non volatil.

En milieu nitrique, les solutions de nitrate mercurique cèdent une partie de leur mercure à la vapeur. La constante de volatilité s’élève à 0,000004. La présence d’une forte quantité d’acide nitrique n’a aucune tendance à diminuer cette volatilité, bien au contraire.

En milieu sulfurique, les résultats que nous avons obtenus dans diférentes conditions sont très variables :

Le sulfate mercurique en milieu sulfurique n’est pas du tout volatil.

Le bichlorure de mercure dissous dans l’acide sulfurique s'échappe en partie, seulement au début de l’ébullition de la solution sulfurique. La quantité de mercure ainsi perdue augmente lorsqu'on ajoute un sulfate métallique qui élève le point d’ébullition.

Cette volatilité devient très importante lorsqu'on ajoute du sulfate d’ammonium en même temps que l’on fait passer un courant de chlore puisque, dans ces conditions, la constante de volatilité est supérieure à 1. KozELKA a même pu ainsi obtenir l’entraînement de la totalité du mercure. Pour notre part, nous n'avons pas réussi cet entxaînement quantitatif. La présence d’un réducteur dans une solution sulfurique de bichlorure de mercure augmente beaucoup le départ de ce métal.

Ces expériences montrent bien que pour arriver à volatiliser la totalité du mercure en vue de son extraction d’un milieu complexe, c’est en milieu sulfurique, en présence d’un sel d’ammonium, d’un sulfate et d’un courant de chlore qu'il faut se placer, mais la technique de KoZELKA mérite: quelques perfectionnements.

Au contraire, lorsque l’on veut éviter toute perte du mercure d’une solution, il faut se placer en milieu fortement chlorhydrique de manière

à transformer tout le mercure en anion chloromercurique non volatil. A ce titre, la modification d’OciER à la méthode FRÉSÉNIUS et BABO nous paraît malheureuse et nous préférons, par principe, l’addition préalable d’acide chlorhydrique à la bouillie viscérale. Dans cés conditions, le mercure n’est pas du tout volatil et il ne doit pas y avoir de pertes même en présence d’un courant de chlore.

Nous avons étudié les pertes de mercure qui surviennent au cours d'évaporations de solutions mercurielles diverses dans différentes conditions :

A froid, les pertes sont nulles ;

À chaud, et même lorsqu'on n’arrive pas à dessécher complètement la solution, il y a des pertes très appréciables ; ces pertes sont d'autant plus importantes (en valeur relative) qu'il y a moins de mercure. Ces pertes sont d’ailleurs dues, pour la plus grande partie, au dépôt de mercure métallique ou de sels mercuriels insolubles sur les parois de la capsule pendant cette évaporation.

Lorsque l’on poursuit l’évaporation des solutions mercurielles bien au-delà de la siccité à la température de 1000, ces sels se subliment progressivement en totalité; cette volatilisation est d’autant plus rapide que la surface évaporatrice est plus grande et qu’on met moins de sel mercuriel, résultat auquel on devait s'attendre.

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