‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 111 sur 134 · Une nervure médiane saillante à la face inférieure · texte numérisé non relu

Une nervure médiane saillante à la face inférieure

2. Deux expansions latérales, minces, presque aussi larges à la base de la feuille qu’en son milieu.

Le faisceau de la nervure médiane est encore stade procambial. Il est légèrement renflé à son extrémité supérieure. Quelques cellules épidermiques de l'extrémité de la nervure médiane s’allongent en poils grêles.

Pendant le s/ade 4 les expansions latérales cessent de croître à la base du limbe. Il arrive même dans cette région basilaire que les expansions lamelleuses du stade 3 semblent disparaître par suite de l’accroissement de volume de la nervure médiane. Il en résulte la formation d’une région pétiolaire très courte.

(1) C'est-à-dire à la fin de la période qui correspond au stade 2 du nœud sur lequel est insérée la feuille.

Le limbe s'allonge par croissance intercalaire, le maximum d’intensité de cette croissance étant situé un-peu au-dessus de sa base. Ce limbe mesure, à la fin du stade 4, environ 0""75 de long.

A la fin du même stade le faisceau de la nervure médiane est encore procambial. A sa base cependant il montre 1 ou 2 trachées initiales. Des nervures marginales à faisceau procambial commencent à se différencier à la base du limbe. L’extrémité de la feuille porte quelques poils grêles, tortillés et déjà entièrement sclérifiés. D’autres poils se sont formés successivement de haut en bas sur le bord du limbe.

Pendant le s/ade 5 la feuille continue de s’allonger par croissance intercalaire, sa région de croissance étant encore localisée dans la région basilaire du limbe. ù

A la fin du stade 5 la feuille comprend un pétiole long de o un limbe lancéolé long de 1”"80. Ce dernier montre :

mm

o4 et

1. Une grosse nervure médiane dont le faisceau possède 3 ou 4 trachées à sa base et une seule file trachéenne en son milieu. Cette unique file trachéenne se poursuit jusqu’au sommet de la feuille et s’y termine sur une ampoule ligneuse comprenant une dizaine de trachées larges et courtes.

2. Deux nervures marginales dont le faisceau est encore à l’état procambial. Ce faisceau s'étend de la base au sommet du limbe ; il est plus large à la base.

3. Des nervures transversales très grêles, à faisceau entièrement procambial, faisant avec la nervure médiane un angle de 50° à 60° (1). Ces nervures transversales »’exisent que dans la partie supérieure du limbe. Klles se différencient de la nervure médiane vers les nervures marginales.

4. Des poils marginaux nombreux. Ceux du sommet du limbe sont sclérifiés, les autres ont des parois minces. Dans le } inférieur du limbe les poils commencent seulement à se former.

Les cellules épidermiques de la face supérieure se cloisonnent en tous sens. Elles sont très petites. Celles qui couvrent le sommet de la nervure médiane sont plus larges, allongées en papilles et sclérifiées à leur extrémité.

(1) Cet angle n'est que de 40° à 50° sur la feuille adulte.

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Les cellules épidermiques de la face inférieure se cloisonnent également en tous sens. Les massifs glandulaires commencent à se former près du sommet du limbe contre l’épiderme inférieur. La cellule épidermique qui recouvre chaque massif s'élargit et se charge . de protoplasme abondant. Plus tard cette cellule se divise par une cloison perpendiculaire à la surface.

Pendant le s/ade 6 à

A FE a acon du faisceau dela nervure médiane se continue, te l'ampoule ligneuse terminale ne s'accroît que très peu.

* La différenciation ligneuse du faisceau des nervures marginales s'étend vers le haut jusqu’à une faible distance du sommet du limbe.

3° De nouvelles nervures transversales se produisent successivement * du Sommet vers la base du limbe sans toutefois atteindre encore cette dernière. Les faisceaux de toutes les nervures transversales sont au stade procambial.

4° Des nervures plus grêles apparaissent près du sommet de la feuille dans les parallélogrammes compris entre les nervures médiane, marginales et transversales.

5° La croissance de la feuille est intercalaire et localisée à peu de distance de la base du limbe.

6° Les poils continuent à se former successivement de haut en bas sur les bords du limbe. Ceux qui étaient précédemment formés se sclérifient.

7° De nouvelles glandes apparaissent également de hau ‘en bas; en même temps il s’en forme aussi très près de la base au limbe. Bientôt il en existe partout. Ces glandes sont contiguës à l’épiderme inférieur.

A la fin du stade 6 la feuille a acquis sa forme définitive. Sa taille est égale environ au : de la taille de la feuille adulte. A partir de cette époque sa croissance sera sensiblement uniforme sur toute son étendue {1} et se fera presque entièrement par croissance des éléments déjà formés. Le limbe ne porte encore aucune trace de stomates.

(1) En effet, la longueur de la feuille a la fin du stade 6 est d'environ 3"!", la distance

entre les nervures transversales successives étant assez régulierement de omMm16. La longueur de la feuille adulte est de 18"mm a 20" et la distance entre les nervures transversales successives est assez réguiièrement de 1°".

Pendant le s/ade 7,

1° La différenciation ligneuse des nervures marginales s'étend jusqu’à l’ampoule trachéenne terminale de la nervure médiane.

2° La différenciation ligneuse des nervures transversales commence dans celles qui sontles plus rapprochées du sommet du limbe. Dans chaque nervure transversale la différenciation ligneuse progresse de la nervure médiane vers la nervure marginale.

30 Les nervures d'ordre supérieur continuent à se former d’abord dans la région terminale du limbe puis successivement vers sa base.

4° A la face inférieure, les cellules épidermiques qui sont contiguës aux glandes sont notablement élargies. Les stomates commencent à se différencier d’abord près de la base du limbe, puis bientôt sur toute la feuille, Ils se forment de la façon suivante. On voit d’abord s'établir dans une cellule épidermique ordinaire une cloison latérale légèerement convexe qui la divise en deux cellules filles dont l’une généralement inférieure, est plus large et dont l'autre supérieure est plus petite. La petite cellule supérieure sera la cellule mère du stomate. Elle se charge d'un protoplasme très dense puis se divise par une cloison sensiblement longitudinale en deux cellules stomatiques. Le stomate se complète ensuite par formation de l’ostiole et par ralentissement de la croissance des cellules stomatiques (1).

Pendant le stade 8 le système libéro-ligneux de la feuille se complète. Les dernières ramifications se différencient et les terminaisons diaphragmatiques se forment dans tout le limbe.

(1) Chez d'autres Myrtacées (Eucalyprus citriodora, Eu. robusta, Leptospermum marginatum, Psidium pyriferum) la formation de la première cloison convexe est suivie de la formation d’une seconde cloison convexe dans la petite cellule fille, 7, Fig. 14, PL. 17. Cette seconde cloison fait face à ia première et s'appuie, d'une part, sur la première, d'autre part, sur la paroi de la celluie épidermique. La cellule fille comprise entre les deux cloisons cenvexes est la cellule mère du stomate. La paroi de séparation des cellules stomatiques s’y forme, sensiblement suivant la bissectrice de l'argle compris entre les deux cloisnns convexes, 2, 3, 4.

Il peut encore arriver (/ambosa densiflora) qu’une troisième cloison convexe se forme parallèlement à la première dans la cellule intérieure. C’est alors la cellule la plus intérieure qui devient mère du stomate. La cloison stomatique s'y forme ensuite suivant Ja même orientation que dans le cas précédent.

Les nombreuses variantes que présente la forme des stomates chez l'adulte , suivant les espèces, sont dues 1° à la formation ultérieure d’un nombre plus ou moins grand de cellules anvexes par apparition de parois latérales qui viennent s'appuyer radialement sur les cellules stomatiques, 2° à l’adjonction de parois latérales fangenrelles aux cellules stomatiques, 3° au

mode d’épaississement des parois épidermiques, 4° dans quelques cas à l’ondulation des parois latérales.

La formation des stomates est achevée à la fin du stade 8. A cette époque la feuille est longue d’environ 7”.

Pendant les stades suivants les poils se brisent à leur base, les glandes s’élargissent, toutes les cellules croissent en diamètres.

Différenciation d'une section transversale moyenne du Limbe. — Une section transversale moyenne d’un mamelon foliaire de Melaleuca bypericifolia, à la fin de son premier stade de différenciation, c’est-àdire à la fin du s/ade 2 du nœud qui le porte, est sensiblement triangulaire. Cette section montre:

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