‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 52 sur 134 · Une assise de cellules epidermiques · texte numérisé non relu

Une assise de cellules epidermiques

2. Une couronne de parenchyme cortical émettant quatre prolongements en forme d'ailes;

3. Quatre petits massifs libéro-ligneux corticaux angulaires (1) ;

4. Une couronne libéro-ligneuse circulaire, peu épaisse, dont tous les faisceaux sont pourvus de liber interne ;

5. Une large masse centrale de parenchyme médullaire contenant wn petit massif libéro-ligneux medullaire central.

Les cellules épidermiques sont petites, allongées longitudinalement, à parois minces. Leur surface porte de petits plis cuticulaires longitudinaux. Il existe dans cet épiderme de petits groupes de stomates longitudinaux dont les chambres stomatiques sont assez fréquemment remplies d’oxalate de chaux.

De même que dans les genres précédents on observe sur la tige du N. aguatica de grands poils coniques et de petits poils unisériés. Les grands poils coniques sont peu nombreux et localisés sur les ailes. Ils atteignent souvent 0°",8 de long et sont terminés par une petite tête glanduleuse pluricellulaire, Fig. 5, PI. 8. Ces gros poils peuvent de même que ceux du M. sericeum, recevoir un filet libéro-ligneux du massif angulaire voisin (2). Les poils unisériés capités du N. aquatica diffèrent peu de ceux des espèces précédentes. Toutefois leur pédicelle est quelquefois bisérié.

Le parenchyme cortical ne comprend que 4 à 6 rangées de cellules. Néanmoins ce tissu est différencié en trois zones, un collenchyme sous-épidermique, un parenchyme moyen herbacé, une gaîne protectrice profonde.

Le collenchyme, épais d’une ou de deux assises, est interrompu vis-à-vis des groupes stomatiques. Il forme la plus grande partie du tissu des ailes. Ses cellules sont longues et épaissies dans les angles.

Le parenchyme herbacé comprend les deux rangées de cellules contiguës à La gaîne protectrice. Ses cellules sont larges, courtes, et

(1) Exceptionnellement nous avons observé chez le N. aquatica deux ou même trois massifs corticaux dans chaque aile. Dans ce cas, les plus petits étaient les plus éloignés du centre de la tige.

(2) Ces poils tombent de bonne heure. Leur chute est amenée par la formation d’un cambiforme phellique à leur base.

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pourvues de grains de chlorophylle. Elles laissent entre elles de petits méats. Le parenchyme herbacé pénètre jusqu’à l’épiderme vis-à-vis des groupes de stomates. C’est lui qui enveloppe les faisceaux libéroligneux angulaires.

Les cellules de la gaîne protectrice sont allongées tangentiellement. Leurs parois radiales présentent quelquefois des cadres d'épaississement. Les massifs angulaires peuvent posséder une gaîne protectrice propre.

Les cellules du parenchyme médullaire sont régulièrement polygonales, à parois minces, un peu plus longues que larges. Certaines files de ce parenchyme sont à cellules plus petites et maclifères (1). La taille des cellules de la moelle est invariable même à la périphérie, et il n’y a pas de transition entre la moelle et la couronne ligneuse dans les espaces interfasciculaires, Fig. 10, PI. 9.

La couronne libéro-ligneuse normale contient 14 faisceaux qui Sontr Fig. 127 Plirroc

Deux gros faisceaux Nam, Npm, Situés l’un en avant, l'autre en arrière, dans le plan æp.

Quatre faisceaux un peu moins gros situés, deux en avant, deux en arrière de chaque côté des précédents. Ce sont Na, Naa En avant, Ne, Nha en arrière.

Quatre faisceaux plus petits (N + 1) placés à droite et à gauche, de chaque côté du plan gd.

Quatre faisceaux très petits (N + 2) situés entre les faisceaux (N +1) et les faisceaux N voisins (2).

Le bois primaire du N. aqualica diffère de celui du Z. macrantha en ce que les trachées ne sont pas disposées en files radiales reconnaissables.

Le bois secondaire est formé de vaisseaux et de fibres. Les vaisseaux sont très peu nombreux et presque tous localisés dans les faisceaux. Leurs ponctuations sont simples, légèrement transversales, quelquefois régulièrement alignées en 5 ou 6 files longitudinales. Les fibres

(1) Les macles du N. aqualica sont de couleur sombre. Leurs aiguilles sont nombreuses et mal agrégées. Ces macles sont souvent accompagnées de poussière cristalline.

(2) Dans les tiges grêles du N. aquatica la réduction de la couronne libéro-ligneuse se traduit par la coalescence des faisceaux (N +- 2) et (N +- 1) voisins. Parfois même les faisceaux N latéraux se réunissent aux précédents.

ligneuses forment la grande masse du bois secondaire de la couronne normale. Elles sont rangées en files radiales d’une grande régularité, Fig. 10, PI. 9. La section transversale de ces fibres est rectangulaire. Leurs parois tangentielles portent une file de très petites ponctuations simples. Toutes ces fibres sont coupées transversalement par une ou deux cloisons très fines.

La couronne de liber externe est très peu épaisse. Elle peut être réduite à une seule assise de cellules. Les îlots grillagés du liber primaire peuvent être contigus à là gaîne protectrice, toutefois l’assise externe de ce liber a le plus souvent pris l'aspect d’une assise péricambiale, Peri. Fig. 10 et 11, PI. 9.

Le liber secondaire n'existe que dans les faisceaux primaires.

Le liber interne des faisceaux diffère peu de celui du ZLasiandra macrantha. Les cellules grillagées sont toujours à crible simple. Certaines d’entre elles sont remplies d’une fine poussière cristalline d'oxalate de chaux. Les îlots grillagés sont localisés contre le bord interne du massif libérien.

Le massif-libéro-ligneux médullaire du N. aquatica est central (1). Très généralement ce massif ne contient qu'une ou deux trachées centrales, entourées d’une masse de liber primaire. Les cellules grillagées sont situées à la périphérie du massif, Fig. 4, PI. 0.

Les massifs libéro-ligneux de la base des ailes renferment chacun, Fig. 6, PI. 9, un petit nombre de trachées initiales et de fibres primitives centrales. Ces quelques éléments ligneux primaires sont entourés d’une couche circulaire continue de fibres ligneuses secondaires semblables à celles de la couronne normale. Autour du bois secondaire se trouve une couronne libérienne entièrement primaire et ne comprenant qu'une seule assise de cellules dans laquelle on distingue quelques îlots grillagés. Ce massif est souvent limité par une gaîne protectrice propre.

Il se forme de bonne heure des productions subéreuses à la surface du N. aqualica. À cet effet, un cambiforme phellique s'établit dans le

(1) Ce massif médullaire unique est quelquefois remplacé par plusieurs petits massifs rapprochés du centre de la moelle. Chacun d'eux renferme généralement une trachée centrale.

parenchyme cortical, près de la surface, à la base des grands poils, ou dans les ailes. Ce cambiforme gagne ensuite plus ou moins vers l'intérieur. Le liège produit est à cellules plates et à parois très minces.

Parcours des faisceaux dans le Segment moyen. — a. En s'élevant de la section moyenne de l’entre-nœud N à la section moyenne de l’entrenœud (N + 1), on voit, Fig. 13: |

Fig. 13.

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