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Le système libéro-ligneux de la troisième nervure latérale ne comprend qu'un seul faisceau concentrique et relativement faible.
Les systèmes libéro-ligneux de la 4°, de la 5° et de la 6° nervures latérales ne comprennent plus qu’un seul faisceau de plus en plus petit.
Rapports du Pétiole et des Nervures principales. — Tous les faisceaux M de l'arc extérieur de la section P pénètrent directement chacun dans la nervure principale correspondante et y constituent le faisceau médian postérieur, (B) Fig. 28.
Les faisceaux L, et L, s’accolent l’un à l’autre et pénètrent dans la nervure médiane dont ils constituent les faisceaux L",, L"..
Le faisceau L; se divise en deux branches. L'une sort comme 3° faisceau latéral L", dans la nervure médiane. L'autre sort comme 1° faisceau latéral L', dans la nervure I. Ce faisceau L', se place en avant du faisceau M' dans le plan de symétrie de la nervure.
Le faisceau L,, sort dans la nervure I et s’y divise en deux branches qui sont les faisceaux iatéraux L',, Llal1). Ce faisceau L;, émet en outre une petite branche A" vers la nervure médiane.
Le faisceau L, se divise en deux branches. L’une L'", sort dans la nervure II et s’y divise en deux branches L'',,, La. L'autre sort dans la nervure III comme 1°” latéral gauche L'",,. En outre, le faisceau Lx, émet un petit faisceau A" vers la nervure médiane.
Le faisceau M" émet sur sa droite deux lobes qui sortent l’un, Li,, dans la nervure I, l'autre, L',,, dans la nervure II.
Le faisceau M'Y émet deux lobes dont l’un sort dans la nervure II comme 3° faisceau latéral gauche L'",, et dont l’autre sort comme faisceau antérieur A" dans la nervure médiane.
Le faisceau MY émet sur sa droite une anastomose Li", qui sort dans la nervure latérale IV.
Les faisceaux À,, A, À,, À, auxquels se joignent les faisceaux A" sortent tous comme faisceaux antérieurs dans la nervure médiane.
Les faisceaux antérieurs A! de la première nervure latérale sont formés par la réunion de petits lobes qui se détachent, à la base de la nervure, de ses faisceaux latéraux.
(1) Pour ne pas trop compliquer la figure 28 (B), je n'y ai représenté que la branche gauche de chacun des faisceaux L des nervures latérales.
Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Rapports des Nervures principales avec les Nervures secondaires. — Si on suit la nervure médiane du Ph. rotundifolia depuis sa base jusqu’à son sommet, On remarque :
1° Que l'émission des faisceaux dans les nervures secondaires se fait, à la base du limbe, entre le système antérieur A et le bord supérieur du système latéral L, el aux dépens de ces deux systèmes.
2° Que le système antérieur À est épuisé par les sorties précédentes vers les ? de la longueur de la nervure. Dès lors, l'émission des faisceaux dans les nervures secondaires se fait toute entière aux dépens du bord supérieur des faisceaux latéraux, comme chez le Bertolonia miranda.
3° Que vers la moitié de la nervure le faisceau médian M" reprend sa place habituelle entre les deux groupes de faisceaux latéraux.
4" Que près de l'extrémité de la nervure , après l’épuisement des faisceaux latéraux, le faisceau médian prend la structure d’un faisceau indéterminé ou concentrique, Fig. 1, PI. 14.
Le système libéro-ligneux des nervures principales latérales s'épuise de la même façon que celui de la nervure médiane {1}.
Nervures secondaires. Nervures d'ordre plus élevée. Rapports de tes Nervures entre elles. — Les nervures secondaires du Ph. rotundifolia ne possèdent qu'un seul faisceau libéro-ligneux qui est presque concentrique.
Les faisceaux des nervures tertiaires sont formés aux dépens du faisceau des nervures secondaires et ils se détachent à une faible distance de ses bords antérieurs, c'est-à-dire que les extrémités antérieures dé ce faisceau représentent un rudiment de système libéroligneux antérieur. H n’y a pas de système libéro-ligneux antérieur dans
les faisceaux des nervures tertiaires.
Les dernières ramifications libéro-ligneuses, quelle que soit leur tenuité, se terminent sur d’autres faisceaux. Il n'existe donc pas de terminaisons en pointe libre dans l’intérieur du limbe.
(1) Dans les premières nervures latérales, ies faisceaux sortants qui se détachent du côté opposé au plan de symétrie de la teuille, sont les plus développés.
Terminaisons marginales des Nervures. — Chez le Ph. rotundifolia les terminaisons libres du faisceau des nervures que l’on trouve au bord du limbe, se font perpendiculairement à ce bord dans les petites dents marginales. Ces terminaisons sont renflées en ampoule.
La section transversale d’une de ces terminaisons en ampoule montre, Fig. 2, PL. 14, un grand nombre de petites trachées disposées sans ordre au milieu de petites cellules à parois minces. Les trachées initiales sont centrales. A la périphérie du faisceau les petites cellules à parois minces passent insensiblement au parenchyme enveloppant.
La terminaison en ampoule de ces faisceaux du Ph. rotundifolia ne
correspond à aucune modification spéciale de la surface.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe.— La section transversale moyenne du PA. rotundifolia montre, Fig. 15, PL. 13:
1. Une assise antérieure de cellules épidermiques avec petits poils capités ; 2. Une assise de cellules maclifères ;
3. Une bande de tissu parenchymaleux épaisse de 6 ou 7 rangs de cellules. Les cellules des deux rangs antérieurs sont petites et renferment un peu de chlorophylle ; elles représentent le parenchyme en palissade, Pal 1). Les cellules des 3 ou 4 rangées postérieures sont plus grandes; elles représentent le parenchyme lacumeux. Les méats intercellulaires de ce dernier tissu sont très petits. Sa région profonde renferme les ramifications libéro-ligneuses ;