Une assise de cellules macliferes
5. Une assise poslérieure de cellules épidermiques avec nombreux stomates et nombreux poils capités.
Les cellules de l’épiderme antérieur sont allongées radialement. Leur paroi superficielle est plane (2). Les poils capités ressemblent à ceux de la tige.
Les cellules épidermiques inférieures sont plus petites que celles du
(@) N'y a-t-il pas un rapport intime entre la présence d’une assise de cellules maclifères tout autour du mésophylle et la nature si spéciale de ce parenchyme en palissade? Il y a lieu de remarquer aussi la ressemblance de l'épiderme supérieur du PA. rotundifolia avec celui des taches blanches du B. ænea et du B. miranda. £
(2) Cet épiderme ressemble beaucoup à celui des régions tachetées du B. ænea.
B. miranda. Les stomates diffèrent de ceux du B. miranda, parce qu'ils n’ont pas d'orientation spéciale et parce qu’ils ne sont pas toujours enveloppés par une cellule en U.
L’assise maclifère sous-épidermique existe même dans les nervures. Le parenchyme en palissade existe également avec les mêmes caractères que ci-dessus dans les nervures les plus importantes, mais il est alors séparé de l'épiderme supérieur par 2 ou 3 rangs de cellules légèrement collenchymateuses, Co/, Fig. 23, PI. 13.
Le bord du limbe est arrondi. L’assise maclifère supérieure s'y continue avec l’assise maclifère inférieure.
B.. — MEDINILLA FARINOSA (1).
Sechon transversale moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole de M. farinosa est elliptique, allongée dans le plan antéro-postérieur, aplatie à son extrémité antérieure. Cette section montre, Fig. 3, PL. 14, les mêmes tissus que la section correspondante du Bertoloma miranda.
Les poils sont semblables à ceux de la tige.
Le tissu fondamental contient dans sa région centrale quelques sclérites isolées.
Le système libéro-ligneux comprend les faisceaux suivants :
11 faisceaux extérieurs M", M', M", M1, M", M' rangés sur un arc de cercle en fer à cheval ;
8 faisceaux intérieurs L, , L, , L, , L, rangés en file de chaque côté du plan de symétrie de la section.
Parmi les faisceaux extérieurs M, les plus petits sont les plus rapprochés de la face antérieure. Il en est de même pour les faisceaux intérieurs L. Les gros faisceaux M sont légèrement arqués. Dans ces faisceaux le liber externe et le liber interne se rejoignent latéralement en enveloppant le bois. Les gros faisceaux L sont orientés comme ceux du cercle extérieur ; ils possèdent comme eux du liber externe,
(1) La feuille du M. farinosa est petiolée. Ses nervures principales latérales, de même que celles de la feuille du Sonerila picta , s’insèrent sur la moitié inférieure de la côte médiane ; il en.existe 3 de chaque côté. Les nervures transversales sont peu visibles. La feuille possède un revêtement farineux semblable à celui de la tige.
du bois externe, du liber interne. Les petits faisceaux L sont à orientation indéterminée.
Rapports de la Tige el du Pétiole, Fig. 29. — La moitié gauche du pétiole reçoit de la tige 3 faisceaux Na, Niag; Nam -
Fig. 20.
Fig. 29. — Medinilla farinosa. Moitié gauche du parcours des faisceaux compris entre la tige et les nervures principales.
pl Nam, Niag, N2ag, faisceaux sortant de la tige. . Mn, Luig, LM2g, LM3g, LM4g, AM, faisceaux de la nervure HIS médiane. >
Mi, Liig, Liog, Lijg, Llyg, faisceaux de la 1° nervure latérale.
Mu, Liig, Li2g, Lg, Lu 4g , faisceaux de la 2° nervure Jatérale.
Mi, Liig, Lulzg, Lil, faisceaux de la 3° nervure latérale.
Miv, Livre, Live, faisceaux de la 4° nervure latérale. MY , faisceau de la 5° nervure latérale.
Les petits traits transversaux indiquent le point auquel la section transversale moyenne du pétiole rencontre chacun de ses faisceaux. — Li, L2, L;, L4, faisceaux intérieurs de cette section.
Uog Mag am
Le faisceau N,n devient directement le faisceau M" de la section P.
Le faisceau N,2, devient le faisceau M'. Il fournit sur la gauche le faisceau M". Le faisceau M" émet à son tour sur sa gauche le faisceau M1",
Le faisceau NN. devient le faisceau M. Il émet sur sa gauche le faisceau M' et sur sa droite une anastomose au faisceau M1".
Les faisceaux L de la section P se forment de la façon suivante :
Le faisceau L, se détache de la droite du faisceau M".
Les faisceaux L, et L, se détachent de la gauche du faisceau M1;
Le faisceau L, se détache de la gauche du faisceau M'{1).
Section transversale basilaire des Nervures principales. — Le sys-
(1) Il peut arriver que le faisceau L4 se détache du bord gauche du faisceau L; .
-tème libéro-ligneux, Fig. 24, PL. 13, de la section transversale basilaire de la nervure médiane (1) forme un arc en fer à cheval comprenant :
Un faisceau médian postérieur M" arqué :
Une bande latérale L" de chaque côté, plus ou moins accolée aux bords du faisceau M". Les extrémités antérieures A" de ces bandes sont incurvées vêrs l'intérieur. Æ/es appartiennent au système des faisceaux antérieurs.
Il existe en outre quelaues petits faisceaux antérieurs A", isolés, à
orientation indéterminée, localisés dans la région antérieure de la section.
La section basilaire des grosses nervures principales latérales ne diffère de la section précédente que par la réduction de tous les tissus et par l'absence de faisceaux A isolés contre sa face antérieure.
La section basilaire des petites nervures principales latérales diffère des précédentes : 1° par la disparition des faisceaux antérieurs A ; 2° par la diminution ou même par la disparition des faisceaux latéraux L.
Rapport du Petiole et des Nervures principales, Fig. 29. — Les faisceaux MY, M, Mi, M", M', M" de la section P sortent successivement dans les nervures principales et constituent dans chacune d’elles le faisceau médian postérieur M.
Le faisceau sortant M émet un lobe L'*, qui sort dans la 4’ nervure
latérale.
Le faisceau sortant M'Y" émet un lobe L'" et un lobe L",. qui g 2
sortent dans la 3° et dans la 2° nervures latérales.
Le faisceau sortant M'"! émet un lobe Li" et un lobe (A qui Le]
sortent dans la 2° et dans la 1° nervures latérales. À
Le faisceau sortant M'" émet un lobe L', et un lobe L,, qui [e] sortent dans la 1° nervure latérale et dans la nervure médiane. Le faisceau sortant M' émet un lobe L", qui sort dans la nervure
médiane.
(1) Cette section coupe la côte médiane de la feuille immédiatement au-dessus du niveau de sortie des nervures principales latérales les plus intérieures, c'est-a-dire vers le milieu de la feuille.
Le faisceau L, se divise en un lobe Es et un lobe Le qui sortent dans la nervure médiane et dans la 1° nervure latérale.
Le faisceau L, se divise en trois lobes Lie Ce Le qui sortent dans la nervure médiane et dans les 1" et 2° nervures latérales.
Le faisceau L; se divise en deux lobes L",, Le, qui sortent dans les 2° et 3° nervures latérales.
Le faisceau L, se divise en deux lobes Lu, LY,, qui sortent dans
g les 3° et 4° nervures latérales.
Les faisceaux L"., L",.,L*,, L*, que reçoit la nervure principale médiane, s’accolent les uns aux autres latéralement, pour former la bande latérale Lr. Tous les faisceaux antérieurs À de cette nervure se détachent des faisceaux latéraux L; mais, tandis que les faisceaux A“ isolés se forment dès la partie supérieure du pétiole, les faisceaux A" qui sont accolés à la bande Lx, ne se forment qu’à la base de la nervure médiane.
Les faisceaux L qui sortent dans les nervures principales latérales, se divisent généralement à la base de ces nervures en deux branches l'une droite, l’autre gauche. Les branches de droite forment la bande latérale droite, celles de gauche forment la bande latérale gauche.
Les faisceaux antérieurs A de chacune de ces nervures latérales se détachent, à sa base, de ses faisceaux latéraux L (1).
Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Rapports de ces Nervures avec les Nervures d'ordre plus élevée. — Le parcours des faisceaux dans la nervure médiane (moitié supérieure de la côte médiane) du M. farinosa diffère peu de celui du Phylagathis rotundifolia.
Les faisceaux qui doivent sortir dans les plus grosses nervures transversales se forment entre le système des faisceaux latéraux L et le système des faisceaux antérieurs A, aux dépens de ces deux systèmes (2).
(1) Le parcours ci-dessus , qui est celui de la moitié inférieure de la côte médiane de la feuille du M. farinosa, ne diffère pas , dans ses grandes lignes , de celui que nous hvons observé à la base des feuilles précédentes. Il en résulte que toute La moitié inférieure de La côte médiane de la feuille du M. farinosa correspond rigoureusement à la base de la côte médiane des Mélastomacees précédentes.
(2) Généralement le faisceau sortant, après s'être ainsi détaché du système libéroligneux de la nervure M, se rapproche de la face antérieure de cette nervure et la suit lon-
gitudinalement. Ce faisceau s'épuise ensuite rapidement en émettant successivement un cordon libéro-ligneux dans chacune des plus grosses nervures transversales.
Les faisceaux sortant dans les grosses nervures transversales, émettent, comme chez le Bertolonia miranda, de petits faisceaux / qui montent dans le bord de la nervure principale et fournissent les faisceaux des petites nervures transversales voisines.
Les faisceaux qui doivent sortir dans les très pelites nervures transversales se détachent de ceux des faisceaux A qui sont les plus antérieurs et que nous désignerons, en raison de leur fonction spéciale et de leur petitesse, par la lettre a (1).
Le parcours des faisceaux dans les nervures principales latérales ne diffère de celui de la nervure médiane que par sa réduction.
Les rapports que contractent entre eux les faisceaux des petites nervures du limbe sont les mêmes que chez le Bertolonia miranda.
Terminaison des Nervures. — On trouve dans tout le limbe du M. farinosa de nombreuses terminaisons en pointe libre qui rappellent celles de Nepsera aqualica et du Lasiandra macrantha.
Il existe en outre contre le bord du limbe des terminaisons libéroligneuses en ampoule, peu nombreuses, sémblables à celles que nous avons décrites chez Phyllagathis rotundifolia. Ces terminaisons aboutissent 4 de petils mamelons tout couveris de slomates , qui sont situés à la face inférieure du limbe.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe.— La section transversale moyenne du limbe de M. farinosa montre :
1. Une assise antérieure de cellules épidermiques aplaties. Cet épiderme porte des poils hérissés semblables à ceux de la tige.
2. Une lame de tissu aquifère, Agf, Fig. 4, PL 14, épaisse de trois rangs de cellules polygonales incolores, à parois minces. Les cellules du rang profond sont très grandes.
3. Une assise de petitescellules cylindriques chargées de chlorophylle formant parenchyme en palissade.
4. Une lame de tissu rameux comprenant 5 à 6 rangs de cellules rameuses parallèlement aux faces du limbe. C’est dans les 3 ou 4 ran-
(1) Ces petits faisceaux antérieurs a n'existent que dans la base de la nervure médiane. Lorsqu'ils sont épuisés. les faisceaux qui sortent dans les nervures transversales se forment de la même maniere que chez le Phyllagathis rotundifolia.
Ces faisceaux a sont aux faisceaux À ce que les faisceaux / sont aux faisceaux L:
gées profondes de ce tissu que circulent les petites ramifications libéro-ligneuses. Il existe des macles dans tout ce parenchyme
lacuneux.
5. Une assise postérieure de cellules epidermiques percée de stomates. La position de ces stomates dans les cellules épidermiques est la même que dans le limbe du B. miranda. Chacun d’eux est enveloppé par une cellule en U. L'épiderme postérieur porte en outre des poils hérissés aérifères et des poils unisériés à tête glandulaire semblables à
ceux de la tige.
Le tissu aquifère de la face antérieure et le parenchyme en palis-
sade se retrouvent dans toutes les nervures, 4gf, Fig. es PIS
Toutefois leurs cellules y sont plus petites. Au bord du limbe le tissu lacuneux se réduit à deux rangs de cellu-
les et le tissu aquifère à un seul rang. Le parenchyme en palissade existe jusque près du bord. L'épiderme épaissit légèrement sa parois externe.
Medinilla magnifica (1).
a. La feuille du M. magnifica reçoit de la tige 9 faisceaux qui, de même que ceux du M. farinosa, se rendent directement dans les 9 nervures principales (2). Ces 9 faisceaux M sont très larges et fortement arqués.
De même aussi que chez le M. farinosa ces faisceaux M sont reliés les uns aux autres par des faisceaux anastomotiques L et par des faisceaux anastomotiques A. Mais ici chaque faisceau anastomotique est caractérisé par ce fait qu’il est divisé en 2, 3 et même quatre lobes plus ou moins espacés les uns des autres. Il en résulte que sur une section transversale de la côte médiane pratiquée un peu au-dessus de sa base, le nombre des faisceaux situés à l’intérieur de l’arc des faisceaux M est
considérable (30 à 40).
b. Les sections transversales basilaires des nervures principales du M. magnifica ne diffèrent des sections correspondantes du M. farinosa que par leur grande taille et par le développement plus important de leur système libéro-ligneux. La disposition de ce dernier n’est d’ailleurs pas modifiée.
(1) La feuille du M. magnifica est très grande. Elle peut atteindre 0,30€ de long. Elle est subsessile. Sa nervation est la même que celle du M. farinosa. Elle comprend 9 nervures principales. La surface de la feuille est glabre. La face supérieure des grosses nervures porte de gros poils sphériques, à contenu brillant qui ressemblent à de petites gouttelettes d’eau.
(2) Ce parcours diffère de celui du M. farinosa en ce que les 9 faisceaux se trouvent déjà isolés les uns des autres au niveau de leur sortie de la tige.
ol
c. Le parcours des faisceaux dans les nervures principales et dans les nervures d'ordre supérieur est le même que chez M. farinosa.
Il existe dans tout le limbe du M. magnifica, Fig. 5, PI. 14, de très nombreuses terminaisons libéro-ligneuses en pointe libre dont les trachées et les éléments libériens sont courts et légèrement globuleux.
I existe également au bord du limbe, Bd, quelques larges terminaisons libéroligneuses en ampoule, Amp, mais ces terminaisons ne correspondent pas , comme celles du M. farinosa, à des modifications superficielles.
d. La section transversale moyenne du limbe du M. magnifica, Fig. 4, PI. 14, présente la même structure que celle du M. jarinosa. Toutefois,
La paroi externe de son épiderme antérieur, Epa, est légèrement cuticularisée.
La bande de tissu aquifère, 4g/, est épaisse de 5 à 7 rangs de cellules dont la taille augmente en s’éloignant de l’épiderme.
Les cellules du parenchyme en palissade, Pal, sont plus allongées.
Le parenchyme lacuneux, P. lac, est épais d'environ 12 rangs de cellules plus ou moins rameuses. Beaucoup de ces cellules sont sclérifiées ; d’autres sont arrondies et maclifères.
Les deux faces du limbe ne portent que des poils unisériés capités. La plupart de ces poils sont semblables à ceux de la tige. D’autres cependant, dont les cellules de la tête ont végété en des sens différents, ressemblent un peu à ceux du Phyllagathis rotundifolia (1).
Le tissu aquifère antérieur et le parenchyme en palissade s'étendent, comme chez le M. farinosa, sur toutes les nervures du limbe. Cependant leurs éléments sont moins grands qu’en dehors des nervures. L'épiderme des nervures principales porte des poils à pédicelle unisérié dont la tête énorme est formée de larges cellules
à parois minces (2).
Le bord du limbe du M. magnifica diffère de celui du M. farinosa : 1° Parce que le parenchyme en palissade manque totalement sur une largeur de DE
2° Parce que dans cette région marginale dépourvue de chlorophylle les éléments de tous les tissus sont petits et à parois assez épaisses.
One 4 à on
Medinilla speciosa (3).
a. La moitié gauche du pétiole du M. speciosa reçoit de la tige, Fig. 30 :
(1) A l'œil nu, ces poils tannifères forment de très petits points bruns qui tachètent la surface de la feuille. Ce caractère se trouve sur presque toutes les feuilles de Mélastomacées.
(2) Ce sont ces poils qui, sur la feuille vivante, figurent de petites gouttelettes d’eau.
(3) La feuille du M. speciosa est brièvement pétiolée. Elle ne possède, de chaque côté, que 2 nervures principales latérales qui s’insèrent sur la côte médiane à un centimètre de sa
base. La surface de la feuille est glabre.
Fig. 30.
Fig. 30. — Medinilla speciosa. Moitié gauche du parcours des faisceaux compris entre la tige et les nervures principales.
Nam, Niag, Nag, Nga, faisceaux sortant de la tige. M“, LMig, AM 1g, AM 2g. faisceaux de la nervure médiane. M1, Atrd, Atig, faisceaux de la 17€ nervure latérale (*).
Mu, Min, faisceaux des 2° et 3° nervures latérales. | ;
(#) Par erreur le cliché porte Liig au lieu de Arï:d et Li2d au lieu de Atrg.
3 faisceaux Nam, Niag, N2ag, qui sortent dans le plan ap.
1 faisceau Nga, qui sort latéralement dans le plan dg.
Les 3 faisceaux antérieurs traversent le pétiole dans toute sa longueur et sortent directement dans les nervures principales correspondantes dont ils forment les faisceaux médians M, M1, Mn.
Le faisceau latéral Nga suit le bord du pétiole, puis il pénètre dans le bord du
limbe et constitue le faisceau Mn, En outre, 7. La nervure médiane reçoit :
Un faisceau latéral Lu, qui se détache, à la base du limbe, de la droite du faisceau Mi;
Un gros faisceau antérieur Am: détaché, à la base du pétiole, du bord gauche du faisceau Mn; ‘
Un faisceau antérieur A2 formé, à la base du pétiole, en partie sur la gauche du faisceau Mu et en partie sur la droite du faisceau Mu,