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SPHÆROGYNE LATIFOLIA

Section transversale moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole du Sph. latifolia est ovoïde, légèrement amincie dans sa région antérieure. Cette section montre, (B) Fig. 32:

1. Une assise de cellules épidermiques portant de nombreux poils semblables à ceux de la tige.

2. Une masse de tissu fondamental dont la région superficielle est nettement collenchymateuse. L’assise de ce tissu qui est contiguë aux faisceaux n'est pas caractérisée comme gaîne protectrice.

3. Un système de faisceaux libéro-ligneux dans lequel on doit distinguer :

(1) La feuille du Sphærogyne latifolia est très grande. Elle est longuement pétiolée. Son limbe est cordiforme à la base. La nervation principale de cette feuille, Fig. 7, PI. 13, ne comprend que 3 grosses nervures et 2 très petites nervures marginales. Les nervures d’ordre supérieur sont transversales et longitudinales. Elles font toutes fortement saillie à la face inférieure du limbe. Le bord du limbe est crénelé, chaque saillie recevant la terminaison d'une nervure transversale. La surface du pétiole et celle des nervures sont couvertes de poils, gros, longs et très abondants. Le reste de la surface du limbe est à peu près glabre.

Fig. 32. — Sphærogyne latifolia.

(A) Parcours des faisceaux entre la tige et la section moyenne du pétiole.

Nam, 1, 2, 3; 4, 5, 6, faisceaux sortant de la tige.

M. Mr, Mu, Er L2, Eur, ER LG PAT EAST. SE A4, A5 , A6 , A; , faisceaux principaux, latéraux et antérieurs de la section P.

(B) Parcours des faisceaux entre la section P et les nervures principales.

Mu ,Lmi,LM2, LM; , LM4 , LMc , AM, faisceaux de la nervure médiane. Mi, Lird, Li2d, Lisd, Luig, Li2g, Lig, faisceaux de la 1° nervure latérale. Mr, faisceau de 2° nervure latérale.

1° de nombreux faisceaux rangés sur un arc extérieur faiblement ouvert en avant ;

2° des faisceaux intérieurs.

Les faisceaux du cercle extérieur sont, dans le plan 4:

Un faisceau médian postérieur M". Ce faisceau est large et semicirculaire.

de chaque côté du plan 4:

Un faisceau L' beaucoup plus petit, Un large faisceau M' semi-circulaire,

Cinq ou six faisceaux L, , L;, L,, L;, M", Lé , de moins en moins larges vers la face antérieure. Les faisceaux L; , M", L£ sont indéter-

minés.

Tous les faisceaux semi-circulaires comprennent du bois et du liber

T. Ii. M. 20

primaires externes, du bois et du liber secondaires externes, du liber interne. ;

Le bois primaire est représenté par des lames trachéennes radiales disposées comme dans les faisceaux larges. Les trachées initiales sont toujours plus ou moins écrasées. Le bois secondaire est formé de petits éléments spiralés rangés en files radiales dans le prolongement des files radiales trachéennes.

La zone cambiale est éteinte dans la feuille adulte.

Le liber externe forme une bande continue dans laquelle le liber secondaire est intérieur et renferme des îlots grillagés nombreux et petits ainsi que des cellules maclifères. Le liber primaire externe est épais de 3 ou 4 rangs de cellules. Ses éléments sont petits, cylindriques , assez allongés. f

Le liber interne forme à la face interne du faisceau une bande dont les extrémités sont dans le prolongement du liber externe. Il est fortement grillagé.

Les petits faisceaux indéterminés L, , M'et Le ne comprennent que quelques trachées centrales et quelques îlots grillagés périphériques.

Les faisceaux qui sont situés à l’intérieur de l’arc de cercle libéroligneux précédent sont petits. Ils ressemblent aux massifs médullaires de la tige. Ces faisceaux sont rangés symétriquement sur un arc de cercle. Nous les appellerons À, , A, , A, , À, , À, , A6, À.

Rapports de la Tige et du Pétiole.— La moitié gauche de la feuille du Sph. latifolia reçoit en général 7 faisceaux de la tige, (A) Fig. 32.

Le faisceau médian sortant, Nam, pénètre directement dans le pétiole et forme le faisceau M" de Ia section P.

Le 1° faisceau latéral sortant, 1, se réunit au 2° faisceau latéral sortant, 2, pour former le faisceau M'. Avant cette réunion le faisceau 1 émet sur sa droite un lobe qui devient le faisceau L, . Au même niveau le faisceau 2 émet sur sa gauche un lobe qui devient le fais- Ceaunle

Les 3°, 4° et 5° faisceaux latéraux sortants, 3, 4 et 5, pénètrent directement dans le pétiole dont ils forment les faisceaux L,, L,, Ls.

Le 6° faisceau latéral sortant, 6, devient le faisceau M" de la section P.

On rencontre en outre, à la base du pétiole, les anastomoses suivantes :

Le faisceau sortant NA émet sur sa gauche un lobe qui devient le faisceau A, de la section P.

Le faisceau sortant 2 émet sur sa droite :

un lobe anastomotique qui se rend au faisceau L, . De ce lobe se détachent successivement les faisceaux A, et A3

un lobe anastomotique qui se rend au faisceau L, . De ce lobe se détache le faisceau A, .

Le faisceau sortant 3, émet de.même vers le faisceau L, un lobe anastomotique duquel se détache le faisceau A, . |

Le faisceau sortant 4 émet vers le faisceau M" un lobe anastomotique duquel se détache le faisceau A4.

Le faisceau sortant 5 émet vers la face antérieure du pétiole un lobe qui devient le faisceau Lé de la section P. De ce lobe se détache le faisceau À, .

Sections transversales basilaires des Nervures principales. — Une section transversale basilaire de la nervure médiane du Sph. lahifolia montre les mêmes tissus que la section P.

Le tissu fondamental diffère de celui du pétiole par la présence de quelques sclérites isolées semblables à celles de la tige. |

Le système des faisceaux libéro-ligneux comprend, (B) Fig 32:

des faisceaux isolés rangés sur un arc en fer à cheval; des faisceaux situés à l'intérieur de cet arc. Les faisceaux dont se compose l’arc extérieur sont un faisceau HÉdAnaN Meet #raisceaux latéraux It; nu LA LE Le faisceau M" et les 3 premiers faisceaux latéraux L" sont semiannulaires et semblables aux gros faisceaux du pétiole. Le faisceau L", est presque concentrique.

Les faisceaux situés à l’intérieur du cercle précédent sont indéterminés.- [ls appartiennent tous au système des faisceaux antérieurs A et sont rangés sur 3 ou 4 rangs concentriques.

La structure de la section basilaire de la 1" nervure principale latérale diffère peu de celle de la nervure médiane : 1° elle ne contient que 3 faisceaux latéraux L de chaque côté ; 2° les faisceaux latéraux qui sont situés du côté le plus éloigné du plan 4p (côté gauche) sont plus gros que ceux qui sont situés du côté droit; 3° les faisceaux antérieurs

peuvent manquer.

La nervure marginale ne possède qu’un seul faisceau semi-circulaire.

Rapports du Pétiole et du Limbe.— De la section P aux sections basilaires des nervures principales la distribution des faisceaux libéroligneux se fait de la façon suivante :

Le faisceau M" entre directement dans la nervure médiane dont il forme le faisceau médian. À

Le faisceau L, entre dans la même nervure médiane comme premier faisceau latéral L",.

Le faisceau M! se rend dans la 1" nervure latérale dont il forme le faisceau médian. Au niveau de sa sortie ce faisceau émet sur sa droite le 2° faisceau latéral, L",, de la nervure médiane. :

Le faisceau L, entre dans la 1" nervure latérale et s’accole au bord gauche du faisceau M'.

Le faisceau L, entre dans la première nervure latérale comme 1° latéral droit, L'a. po”

Le faisceau L, se divise en deux branches. Celle de droite va former le 3° latéral, L",, de la nervure médiane. Celle de gauche sort dans la première nervure latérale et s’y divise en deux lobes qui deviennentles faisceaux L';,, Li,4 de cette nervure.

Le faisceau L, entre directement dans la nervure médiane dont il devient le faisceau latéral L", .

Le faisceau M''envoie d’abord dans la nervure médiane un faisceau À et le faisceau L",, puis il sort dans la 2° nervure latérale. A la base de cette dernière nervure le faisceau M" émet vers la 1" nervure latérale un lobe qui se divise en une branche droite L',4 et une branche gauche L',.. De la branche L:,, se détache un peu plus haut le petit faisceau Li.

Le faisceau L, se jette sur le bord gauche du faisceau M".

Les faisceaux antérieurs A, et A, deviennent les faisceaux A", et A", de la nervure médiane.

Tous les autres faisceaux A de la section P se rapprochent de la face antérieure de la nervure médiane et s’accolent plus ou moins intimement les uns aux autres en se disposant sur 3 ou 4 rangs A",, A", A", Aa, Fig. 33. Ils constituent le système des faisceaux antérieurs de cette nervure.

lof ET A ,4 A À A A as Le { Fig. 33. — Sphærogyne latifolia. Rapports des faisceaux de la Lys nervure médiane avec ceux des nervures transversales secondaires et d'ordre plus élevé,

LM , faisceaux latéraux de la nervure médiane. — Am, extrémité antérieure des faisceaux L recourbéc intérieurement. — Am, Âx b'; A“ c AMd, faisceaux antérieurs disposés sur 4 rangs, a, a’, petits faisceaux antérieurs formés par la réunion de petits

| 4 AA Dre Val lobes sortants.

MS , LS , faisceaux des nervures secondaires. — MT , faisceau @ . Ÿ *s È +7 TR des nervures tertiaires.

270 (A) Projection de ce parcours sur un plan légèrement oblique B) RE! par rapport à la surface de sortie.

ÿ 1e -/3 (B) Projection horizontale de ce parcours. !

En outre, des anastomoses s’établissent entre les faisceaux L", ct, entre lès faisceaux M! "12, Let le faisceau Lx”, entré L, Er. entre [et L*:, entre Let L'..

Il se détache de la base du faisceau L", un faisceau antérieur qui émet d’abord des lobes anastomotiques vers chacun des faisceaux Lx,, L",, L",, L“.,, puis se termine sur le système des faisceaux antérieurs A",

Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Rapports des Nervures principales avec les Nervures transversales. — L'émission des faisceaux des nervures secondaires aux dépens du système libéroligneux de la nervure médiane se fait de la même façon que chez le Phyllagathis rotundifolia, c'est-à-dire que chaque faisceau sortant, Fig. 33, se compose d’un gros lobe, M®, détaché du bord de l'arc des faisceaux latéraux L et d’un petit lobe, LS, né sur le système des faisceaux antérieurs À {1). Toutefois ce dernier ne se forme pas, dans le

(1) Très généralement l'extrémité antérieure de chacun des faisceaux latéraux L est incurvée vers le plan ap. Dans ce cas, le gros lobe MS des nervures secondaires se détache de la région de courbure du faisceau L, et l’exirémilé intérieure de ce faisceau joue-alors le rôle de faisceau antérieur À (*). Nous avons observé un fait semblable dans la nervure médiane du Medinilla farinosa. Ce n’est d’ailleurs qu'une variante du type général dans lequel l'extrémité inlérieure À se sébare complètement du faisceau lateral L, el vient se placer contre la face antérieure de la nervure. Nous aurons à invoquer ce fait lors de la discussion de la valeur morphologique des faisceaux À.

(*) Le même fait peut se produire également aux dépens de l'extrémité postérieure de chacun des faisceaux L.

cas du Sph. latifolia, directement aux dépens des faisceaux A. En effet on voit, à un niveau inférieur de la nervure médiane, des cordons libéro-ligneux se détacher de chacun des rangs A", , A“, , A“ UE des faisceaux antérieurs et se réunir en un petit faisceau 4 qui monte dans le bord de la nervure. Ce petit faisceau 4 émet successivement des faisceaux MT dans les petites nervures transversales tertiaires devant lesquelles il passe, puis il sort cornme faisceau latéral LS dans la nervure secondaire suivante.

Le faisceau MS de la nervure secondaire joue le rôle de faisceau médian de cette nervure, le petit faisceau LS joue celui de faisceau latéral et s’accole sur le bord du faisceau médian.

Le système des faisceaux antérieurs A“ de la nervure médiane s'épuise moins rapidement que dans les espèces précédentes. IL est encore représenté par un ou plusieurs petits lobes jusque près du sommet de la feuille.

L’épuisement des faisceaux latéraux L" se fait successivement en commençant par celui qui est le plus rapproché de la face antérieure. En général, lorsqu'un faisceau latéral est sensiblement affaibli par l'émission des faisceaux des nervures secondaires, il se rapproche du faisceau latéral d’ordre immédiatement inférieur et s’accole à son bord antérieur (1).

Le parcours du système libéro-ligneux dans les nervures principales latérales présente les mêmes modifications successives que celui de la nervure médiane.

Nervures secondaires. Nervures d'ordre plus élevé. — Le système libéro-ligneux des nervures secondaires et des nervures d'ordre plus élevé du Sph. lañhifolia ne diffère de celui que nous avons vu chez le

(1) Dans ce cas, l’accolement des deux faisceaux latéraux L se fait de telle sorte que, d’une part, leurs extrémités recourbées vers l'intérieur (ayant valeur de faisceaux antérieurs À) s'accolent en formant une bande interieure, tandis que, d'autre part, les régions médianes extérieures de ces mêmes faisceaux s’accolent l’une a l’autre ex formant une bande exlérieure (ayant la valeur de faisceaux latéraux L). De ce mode d’accolement il résulte,

ou bien un faisceau annulaire plus ou moins aplati,

ou bien (si l’aplatissement de l'anneau est plus grand) une bande libéro-ligneuse double, c'est-à-dire renfermant du bois et du liber externes, du bois et du liber internes. Ce bois et ce liber inlernes conservent toujours, quel que soit leur développement , LA VALEUR D'UN GROUPE DE FAISCEAUX ANTÉRIEURS À.

Ces faits, qui sont très fréquents dans les grandes feuilles des Mélastomacées, nous ont semblé très inléressants, car ils permettent la valeur morphologiqne du bois et du liber interne (souvent réduits au liber interne) des faisceaux foliaires chez les plantes de cette famille.

Bertolonia miranda que par son plus grand développement. C'est ainsi, par exemple, que le faisceau unique des nervures secondaires est nettement semi-annulaire.

Terminaison des Nervures. — La feuille du Sph. latifolia, de même que celle du Bertolonia miranda, ne renferme pas de terminaisons de faisceaux en pointe libre, dans l’intérieur de son limbe. Mais il existe dans les dents marginales des terminaisons libéro-ligneuses en ampoule semblables à celles du Phylagathis rotundifolia.

Section transversale moyenne du Limbe. — La section transversale moyenne du limbe de Sph. latirolia ressemble beaucoup à celle du B. miranda.

Les cellules de l’épiderme antérieur sont de même prolongées en papilles, mais elles sont plus petites.

Les cellules du parenchyme en palissade ont même forme; elles sont plus grandes. :

Le parenchyme lacuneux comprend 7 à 8 rangs de cellules beaucoup plus petites que celles du B. miranda. La région des faisceaux répond aux 4 rangées profondes de ce parenchyme.

Les cellules-de l'épiderme postérieur sont plus petites que celles du Bertolonia miranda. Les stomates de cet épiderme rappellent ceux du Bertolonia ænea. Xs ne sont pas entourés par une cellule en U. Leur orientation est établie par rapport aux grosses nervures voisines, de telle sorte que leur extrémité libre soit toujours dirigée vers la nervure la plus rapprochée.

Les poils des deux faces sont petits, rayonnés, semblables à ceux de la tige. On trouve en outre de petits poils unisériés à tête glanduleuse peu abondants.

Le parenchyme en palissade est interrompu dans les grosses nervures du limbe, et il est remplacé par un massif collenchymateux sousépidermique plus ou moins épais {1}.

(1) La structure de la feuille de l’Octomeris macrodon se rapproche plus de celle du Sph. latifolia que de celle du Miconia Pavoniana.

MiconiA PAVONIANA (1).

Section transversale moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole de M. Payomana est triangulaire, (B) Fig. 34. L'un des côtés du triangle, convexe et légèrement échancré en son milieu, correspond à la face antérieure de la section. Cette section montre : :

Fig. 34.

Fig. 34. — Miconia Pavoniana.

(A) Parcours des faisceaux entre la tige et la section moyenne du pétiole.

m, 1,2, 3, 4, 5. 6, 7, faisceaux sortant de la tige.

Mx, Mi, Mu, Li, L2, L3, L4, A. faisceaux principaux, latéraux et antérieurs de la section P.

(B) Parcours des faisceaux entre la section P et les nervures principales.

MY, Luig, Lg, Lg, L'ug, AM , faisceaux de la nervure médiane. E

M1, Liud, Lila, Lug, Lg, faisceaux de la 1€ nervure latérale.

Mir, faisceau de la 22 nervure latérale.

1. Une assise de petites cellules épidermiques, à parois légèrement épaissies. Cette assise porte de nombreux poils étoilés semblables à ceux dela tige.

2. Une masse de tissu fondamental renfermant quelques macles. Sa région sous-épidermique est collenchymateuse. Sa région profonde est composée de cellules à parois minces au milieu desquelles se trouvent des sclérites isolées.

(1) La feuille du M. Pavoniana est très grande. Elle est pétiolée. Sa nervation est la même que celle du Sph. latifolia. Cette feuille possède 3 grosses nervures principales. Il existe en outre 2 petites nervures marginales qui se détachent des nervures latérales à 0,01 c. de la base du limbe et s'élèvent jusqu’à l'extrémité de la feuille. La surface du limbe et du pétiole porte de nombreux poils formant un léger feutrage.

3. Un système de faisceaux libéro-ligneux remarquables par leur structure annulaire. Ce système comprend :

1° Un arc extérieur sur lequel se trouvent :

un faisceau médian postérieur M" large, semi-circulaire,

deux faisceaux M' larges, semi-circulaires, situés à gauche et à droite du ‘précédent,

huit faisceaux symétriques L,, M", L,, L,. Les premiers sont larges et annulaires, les derniers sont très petits et concentriques.

2° Des faisceaux situés à l’intérieur de l’arc de cercle précédent. Ce sont de chaque côté du plan ap, |

un faisceau latéral annulaire L, placé vis-à-vis l’espace compris entre les faisceaux M' et L.,

un très petit faisceau indéterminé A situé près de la face antérieure.

Les faisceaux de la section P du M. Pavoniana, Fig. 1, PI. 15, different de ceux du Sph. latifolia : 1° parce que leur liber primaire externe n'est représenté que par un seul rang de cellules; 2° parce que les trachées initiales ont complètement disparu ; 3° parce que le bois secondaire y est plus développé.

Le liber interne de tous les faisceaux est bien développé. /7 existe en outre, à l'intérieur des faisceaux annulaires, un peu de tissu fondamental.

Rapport de la Tige et du Petiole, (A) Fig. 34. — La moitié gauche de la feuille M. Payoniana reçoit de la tige 8 faisceaux.

Le faisceau sortant médian, m, devient directement le faisceau M" du pétiole.

Le 1°” faisceau sortant latéral, 1, réuni à la moitié droite du 3° faisceau sortant latéral, 3, forme le faisceau L, de la section P. La moitié gauche du faisceau 3 réunie au 5° faisceau sortant latéral, 5, constitue le faisceau M".

Le 6° faisceau sortant latéral, 6, devient directement le faisceau L, du pétiole. Le 7° faisceau latéral, 7, devient le faisceau L,.

Des lobes anastomotiques réunissent la moitié gauche du faisceau 3 et le faisceau 5 au faisceau L..

Le faisceau antérieur À se détache du bord droit de la moitié gauche du faisceau 3.

Section transversale basilaire des Nervures principales. — Le système libéro-ligneux de la nervure médiane comprend à sa base, Fig. 2, PILE :

1° Des faisceaux isolés rangés en fer à cheval ;

2° Quelques faisceaux antérieurs.

Dans le fer à cheval, le faisceau médian postérieur M" est courbé en arc de cercle ; les faisceaux latéraux L",, L",, L",, L", sont tous annulaires ou concentriques et d’autant plus petits qu'ils sont plus rapprochés de la face antérieure.

Les faisceaux antérieurs A" sont situés près de la face antérieure dans le plan ap, le plus petit en avant. Ils sont concentriques.

La structure de tous ces faisceaux rappelle celle des faisceaux du pétiole.

Le système libéro-ligneux de la première nervure latérale ne comprend que :

1° Un faisceau médian concentrique ou presque concentrique M ;

2° Des faisceaux latéraux L1.

La nervure marginale ne possède qu’un seul faisceau. Il est presque concentrique.

Rapports du Petiole el des Nervures principales, (B}\ Fig. 34. — De la section P à la base des nervures principales du M. Pavomana la distribution des faisceaux est la suivante :

Le faisceau M" entre dans la nervure médiane dont il devient le faisceau médian.

Le faisceau M' entre dans la première nervure latérale comme faisceau médian, après avoir émis sur sa droite un gros lobe qui va former le premier faisceau latéral L", de la nervure fnédiane.

Le faisceau L, se divise en trois lobes dont deux gros latéraux et un petit médian. L'un des gros lobes se rend au faisceau Lx,, l’autre au faisceau L*,. Le petit lobe vient s'accoler au bord gauche du faisceau M'.

Le faisceau M" envoie successivement dans la nervures médiane :

un lobe au faisceau antérieur A , un lobe au faisceau La, un gros lobe qui devient le faisceau Lx.

ATOS —

Ce même faisceau M émet ensuite successivement dans la première nervure latérale :

un lobe qui devient le faisceau L'y4, un lobe qui devient le faisceau L',, et fournit le faisceau L', un lobe qui devient le faisceau L'oa..

Le faisceau L; de la section P envoie un lobe au faisceau antérieur A puis sort dans la nervure médiane comme faisceau latéral Lx.

Le faisceau L; devient directement le faisceau latéral L", de la nervure médiane.

Le faisceau L, se divise en trois branches. Celle de droite se rend au faisceau LY",, celle du milieu s’accole au faisceau L",, celle de gauche gagne le faisceau antérieur A.

Les deux faisceaux A de la section P s’accolent l’un à l’autre. Augmentés ensuite des branches anastomotiques venues des faisceaux L,, M", L; ils constituent les deux ou trois faisceaux A" de la nervure médiane.

Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Nervures d'ordre supérieur. Terminaison des Nervures. — Le parcours des faisceaux dans les nervures principales du M. Payomana, ainsi que le mode de sortie des faisceaux dans les nervures secondaires, diffèrent peu de ceux que nous avons décrits chez le Sphærogyne latifolia. Toutefois, Fig. 35, tout faisceau M° qui sort comme médian dans une nervure secondaire émet sur son bord supérieur un petit lobe / vers le petit faisceau z qui monte dans le bord de la nervure principale. De ce faisceau a se délachent, comme chez le Sph. latifolia, les cordons libéro-ligneux qui se rendent aux petites nervures transversales.

Fig. 35.

Fig. 35. — Miconia Pavoniana. Rapports des faisceaux de la nervure médiane avec les faisceaux des nervures transversales secoudaires et d'ordre plus élevé.

Lu , faisceaux latéraux de la nervure médiane : — AM , extrémité antérieure des faisceaux LM recourbée intérieurement ; — AMa, AMb , AMc , faisceaux antérieurs disposés sur 3 rangs ; — a, petit faisceau antérieur formé par la réunion de petits lobes sortants ; — m, anastonose de renforcement entre deux faisceaux antérieurs du rang AMa .

Ms , LS , faisceaux des nervures secondaires.

MT . faisceaux des nervures tertiaires.

(B) Projection horizontale de ce parcours. >

(A) Projection verticale de ce parcours dans un plan légèrement oblique par rapport à la surface de sortie.

Le parcours des faisceaux dans les nervures d'ordre plus élevé et les terminaisons de ces faisceaux au bord du limbe sont les mêmes que dans la feuille du Sph. latifoha.

Section transversale du Limbe.—Les tissus du limbe de M. Pavomana diffèrent peu de ceux du Bertolonia miranda.

Les cellules épidermiques antérieures sont allongées en papilles. La paroi du sommet de ces papilles vues de face se montre fendillée en étoile.

Le parenchyme en palissade est le même que celui du B. :niranda.

Les cellules du parenchyme lacuneux sont petites. La région des faisceaux libéro-ligneux correspond aux trois assises profondes de ce tissu.

Les parois latérales des cellules épidermiques postérieures sont ondulées. Les stomates sont dépourvus de cellule en U. Leur orientation est quelconque.

Les poils des deux faces du limbe sont rayonnés et semblables à ceux de la tige. On trouve aussi de petits poils unisériés capités.

Le parenchyme en palissade est remplacé dans les grosses nervures par une bande collenchymateuse.

Le bord du limbe ressemble à celui du Bertolonia miranda.

Type MEMECYLON.

MEMÉCYLON CLAUSIFLORUM (1).

Section transversale moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole de M. clausiflorum est presque circulaire. Cette section montre, Fig. o, PI. 14 :

1. Une assise de cellules épidermiques, petites, à paroïs cuticularisées ;

2. Une masse de tissu fondamental parenchymateux dont les cellules sont petites et ont des parois épaisses ;

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