CHAPITRE CINQUIÈME
déjections OU le contenu intestinal des cholériques. Dans ce milieu nutritif dilué il n'y aurait plus foisonnement rapide de la virgule, ni formation massive de produits toxiques pouvant arrêter son propre développement ; il n'y aurait pas non plus, pour les bactéries de la putréfaction, multiplication suffisante pour qu'elles arrivent à tuer rapidement et à digérer le bacille-virgule.
Nos expériences, qui ont porté sur des matières intestinales et sur la muqueuse elle-même, ne sont donc applicables qu'à des milieux où les substances nutritives sont très concentrées.
Dans aucun cas, nous n'avons vu la virgule se conserver au-delà du huitième jour ; souvent c'est entre le cinquième et le sixième, plus souvent encore entre le troisième et le quatrième, qu'elle a disparu ; quelquefois même il a suffi d'un temps plus court, à peine quarante-huit heures. En flacon bouché la conservation nous a paru, en général, un peu plus longue. Fréquemment le microbe se montrait encore abondant au quatrième et même au cinquième jour.
Pour justifier ces conclusions, nous allons indiquer les essais faits avec l'intestin et le contenu intestinal d'un homme de 26 ans, mort après moins de 48 heures de maladie, et ayant donné à l'autopsie de nombreuses virgules (').