‹ Recherches sur le choléraChapitre 61 sur 95 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

"Vlir. Contenu intestinal en flacon, dans le laboratoire.

l"joiir -j-

+ culturn pure.

^° + moins nombreuses, aucune odeur pulride.

~ + pas de changement sensible.

M. van Ermengem (Recherches sur le microbe du choléra asiatique, p. 260 et suivantes) a constaté, de son côté, que le bacillevirgule meurt rapidement, en quelques heures, dans les produits des vidanges anciennes à odeur ammoniacale, même quand ces produits ont été débarrassés' de leurs bactéries. Il résiste plus longtemps, quand on mélange ses cultures avec des matières fécales fraîches.

Ces résultats confirment ce que nous avons dit plus haut.

Matières cholériques renfermées dans le linge empaqueté ou dans la terre hurnide. — Il arrive souvent que du linge ou des effets souillés par les déjections des cholériques sont empaquetés et emportés au loin, puis lavés au point d'arrivée; aujourd'hui les effets contaminés peuvent ainsi parcourir dés distances fort grandes en peu de temps. Il était intéressant de savoir pendant combien de temps le bacille-virgule peut se conserver vivant dans ce linge. Nous verrons -plus loin que la dessication tue rapidement le contag-e cholérique, et nous venons de voir que les déjections placées en chambre humide se désinfectent, pour ainsi dire, d'elles-mêmes au bout de cinq à huit jours ; mais il peut arriver, et il arrive certainement quelquefois dans les emballages, que le linge ou les effets souillés par les déjections cholériques se trouvent placés dans des conditions telles qu'il n'y a point dessication et cependant une perte d'eau sufiSsante pour que les bactéries ne

VITALITÉ DU BACILLE-VIRGULE

général n'en trouvent plus suffisamment pour pouvoir se reproduire. Ou sait, en effet, par expérience, que dans les milieux de culture il n'y a plus reproduction quand on dépasse im certain degré de concentration, c'est-à-dire quand on descend au-dessous d'une certaine proportion d'eau. La putréfaction devient impossible dans ces conditions, et le bacille-virgule lui-même sera en quelque sorte à l'état de vie latente.

Il arrive aussi fréquemment que les déjections des cholériques sont jetées sur le sol humide, et il importait d'avoir des données sur la vitalité du bacille-virgule dans ces conditions.

Les expériences ont été faites de la façon suivante : Une selle de cholérique est restée d'abord 48 heures en chambre humide ; elle s'était transformée en une belle culture ; des portions de la matière pâteuse de la grosseur d'une lentille sont alors placées sur de petits carrés de toile, que l'on plie en quatre et que l'on place dans des tubes en verre,' sur une couche de coton ordinaire, non stérilisé ; la toile est recouverte avec le même coton, que l'on bourre dans le tube, lequel est fermé ensuite avec un bouchon de liège. Une série de petits tubes sont préparés de cette façon. Au bout de quelques jours, on ouvre un des tubes, on retire le carré de toile, on le mouille avec une goutte d'eau stérilisée, puis on racle un peu de la matière que l'on sème dans la gélatine nutritive liquéfiée.

Celle-ci est coulée sur des lames de verre ou dans des godets avec les précautions ordinaires. L'apparition des colonies caractéristiques démontre qu'il y avait encore des virgules vivantes dans le linge.

1" Expérience. — Tubes garnis le 48 août.

Essai fait le 25 aoùl +

— 1" septembre. ... —

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