CHAPITRE CINQUIÈME
Pour le dernier semis, robservation des godets a ét6 prolongée jusqu'au 5 septembre soit pendant cinq jours.
Les vil-gales se sont donc consei'vées vivantes dans les tubes pendant douze jours au moins, ce qui, joint aux 48 heures de chambre humide, fait quatorze jours.
2°" expérience. — Comme la première ; seulement on emploie, au lieu d'une selle, du contenu intestinal transformé encore en une belle culture par 48 heures de chambre humide. Le coton est mouillé par quelques gouttes d'eau. Tubes garnis le 23 septembre.
Essai fait le 29 septembre. —
— G octobre — odeur putride.
Dans cette expérience, il y a eu évidemment excès d'humidité, et les phénomènes de la putréfaction ont pu se produire, tandis que dans Texpérience l'% la matière assez ferme, mais non sèche, ne présentait aucune odeur putride.
3"' expérience. — Contenu intestinal d'un cas foudroyant transformé en une belle culture par 24 heuers de chambre humide. Tubes garnis le 3 octobre; le coton est mouillé par quelques gouttes d'eau.
La matière n'est pas semée dans la gélatine, mais sert directement à faire des préparations sur lamelles.
A. Tubes placée à l'étuve.
Essai du 4 octobre —
B. Tubes restés à la température ambiante.
Essai du 4 octobre +*
4° expérience. — Le coton est remplacé par de la terre humide non stérilisée; les tubes sont simplement bouchés au coton et maintenus dans une atmosphère très humide. Emploi des mûmes matières que pour la première expérience.
VITALITÉ DU BACILLE- VIRGULE
Tubes garnis le 18 août. Semis eu gélatine.
Essai du 23 août +
— 1" septembre +
On n"a plus fait d'essai que le 5 octobre : résultat négatif.
Loii'sque 1 on se i^lace dans des conditions analogues à celles du linge empaqueté ou de la terre humide, le bacille-virgule peut donc, dans certains cas, se maintenir vivant 14 à 15 jours au moins.
La vitalité dans la terre humide jointe à la vitalité dans l'eau dont il va être question, expliquent comment, dans certaines circonstances, surtout au commencement ou à la fin d'une épidémie, les cas de choléra peuvent ne se succéder qu'à des intervalles assez éloignés tout en étant liés entre eux.
B. — Vitalité dans les eaux.
Pendant l'épidémie de 1884 nous avons fréquemment examiné des eaux qui provenaient de lieux contaminés et que l'on supposait avoir été une cause de propagation du choléra ; elles étaient originaires, en majeure partie, de Marseille, mais aussi de Berre, Saint-Chamas, Martignes, Arles, Tarascon, Aix, Sisteron, Salon, Lascours,lesOmergues, Châteaurenard, etc. Quelques gouttes d'eau placées sur une lamelle couvre-obje t étaient évaporées à l'air libre ou dans une étuve chauffée à 30-40°; on achevait la préparation d'après la méthode connue. Sur 14.5 observations ainsi faites, nous avons trouvé 36 fois le bacille-virgule, ou d'autres bacilles incurvés pouvant morphologiquement être confondus avec lui. Nous avons