CHAPITRE CINQUIÈME
1/10 d'iilcool,
2 0/0 de siilfale de fer,
1 0/0 d'alun,
\ ])our 300 de camphre,
l pour 400 de phénol,
1 pour 2000 d'essence (lo mcnlhe,
1 pour 2500 do sulfate de cuivre,
1 pour 5000 de quinine,
1 pour 100000 de sublimé corrosif.
Nous avons cherché à déterminer les closes des différents agents chimiques capables de tuer le bacille-virgule, c'est-à-dire d'amener une désinfection réelle.
Les milieux des cultures sont ordinairement un peu alcalins, et neutralisent par conséquent partiellement les acides ; pour la même raison et par leur nature même (principes azotés complexes), ils précipitent les bases métalliques, et forment avec leurs sels des combinaisons doubles inactives outooins actives que ces sels euxmêmes. Pour éviter autant que possible ces réactions qui peuvent induire en erreur sur l'énergie relative de l'agent chimique employé, nous avons toujours opéré en ajoutant à 10-20 centimètres cubes de liquide désinfectant quelques gouttes seulement (4 à 5) d'une culture (bouillon ou gélatine) très-i'iche en virgules. Nous laissions réagir pendant un temps fixe ordinairement très court; au bout de 5, 10, 15, minutes, etc., quelques gouttes seulement du mélange étaient semées dans la gélatine nutritive liquéfiée, refroidie en partie et coulée immédiatement avant l'ensemencement sur une lame de verre ou dans un godet stérilisé. Les lames mises en chambre humide et les godets munis de leurs couvercles étaient ensuite placés à l'étuve et observés tous les jours, ordinairement pendant six jours au moins. Tant qu'il se formait des colonies de virg-ules la désinfection n'avait pas eu lieu. Les résultats des expériences sont contenus dans le tableau suivant ; nous eraploiei'ons encore les mêmes signes -f- et — pour la présence et l'absence des colonies ; un ou deux astérisques placés à la suite du signe +
VITALITÉ DU BACILLE- VIRGULE
signifient qu'on a remai-qué une diminution plus ou moins grande dans le nombre des colonies, comparativement au témoin ou aux autres résultats de la même colonne horizontale.
Les agents antiseptiques avec leur degré de dilution sont inscrits dans les première et deuxième colonnes verticales ; en tête des autres colonnes est marqué le temps pendant lequel on a laissé agir le désinfectant. Il est bien entendu qu'un témoin était toujours ensemencé avec la même culture primitive et placé dans les mêmes conditions.
Les quantités de réactif introduites dans la culture d'épreuve étaient toujours relativement très faibles, puisque les quelques gouttes du mélange de solution désinfectante et de culture primitive étaient ajoutées à vingt fois au moins leur volume de gélatine ; ces quantités peuvent même être considérées comme nulles dans les cas des acides (neutralisation par la gélatine) et des sels métalliques (précipitation et combinaisons doubles). Les doses indiquées comme efficaces ne sont donc pas celles qui arrêtent simplement le développement, mais celles qui désinfectent réellement.
On remarquera une certaine contradiction dans les résultats obtenus avec les sels de mercure à la limite d'action. On conçoit qu'à un pareil degré de dilution une petite variation, dans la quantité de bouillon (ou gélatine) à virgules ajoutée, peut faire changer le résultat, à cause de la précipitation et des combinaisons doubles dont nous venons de parler.
On s'expliquera donc que pour plusieurs substances les proportions que nous avons trouvées désinfectantes soient inférieures à celles indiquées par M. Koch comme arrêtant simplement le dévelo'ppement, puisque M. Koch ajoutait l'agent chimique au liquide nutritif, jusqu'à ce que celui-ci fût devenu inapte à la reproduction de la virgule.
On s'expliquera encore que d'autres auteurs soient arrivés à des