IX. — Appréciation physiologique de la température
L’observateur est obligé, pour mesurer l’influence du calorique sur le milieu qui nous entoure, de se servir d’un instrument particulier. Ce n’est pas, à vrai dire, la température qu’il examine, mais l’influence du calorique libre de l’atmosphère sur la colonne thermométrique. Il en résulte que les observations n’ont de valeur qu’autant que l’on se souvient de ce qu’elles expriment. Le corps humain est loin de ressentir les variations de température de la même manière que l’instrument que nous observons. Il ne faut pas demander aux résultats fournis par le thermomètre des indications que cet instrument ne peut nous donner. Aussi les personnes qui veulent apprécier la température d’après les sensations éprouvées par le corps humain arrivent-elles à des conclusions très-souvent différentes de celles fournies par le météorologiste.
Indépendamment de l’appréciation individuelle qui doit varier avec les observateurs, il y a dans la méthode qui consiste à étudier la température au moyen des sensations, de graves causes d’erreur. Souvent on attribue à la température des modifications atmosphériques qui sont loin d’être sous son influence immédiate. Par exemple, le thermomètre peut