III. — Variations de la pression atmosphérique dans
l’année.
C’est au mois de janvier que la colonne mercurielle atteint sa plus forte élévation moyenne. C’est aux mois d’avril, septembre et octobre que cetle pression est la plus faible.
Il y a une différence de 759““, l à 757““, 0, c’est-à-dire de 2““,l seulement, entre la moyenne barométrique la plus élevée et celle qui est la plus basse.
On voit qu’à Corée, le baromètre se maintient à peu près au même niveau moyen toute l’année, que cependant la pression atmosphérique est légèrement plus forte en hiver qu’en été. La moyenne hivernale est plus élevée que la moyenne estivale de 0““,7.
11 résulte de l’élévation plus grande de la pression en hiver et de son abaissement en été que la marche du baromètre est dans l’année inverse de celle du thermomètre.
Quelque peu accentuées que soient, à Corée, les variations du baromètre, il est donc possible de reconnaître dans cette contrée, comme en Europe, la marche en sens opposés des deux instruments qui nous servent à mesurer la température et la pesanteur de l’air atmosphérique. Mais les variations annuelles des moyennes barométriques n’ont pas une marche aussi simple que celle de la température. Il y a dans l’année deux maxima et deux minirna des moyennes barométriques mensuelles. Le maximum et le minimum extrêmes ont lieu l’un en janvier, l’autre en octobre. En juin se présente un second maximum qui a été précédé d’un premier minimum en avril; ce dernier est moins sensible que celui d’octobre. Nous retrouverons à Saint-Louis cette double oscillation annuelle des moyennes barométriques.
On peut remarquer que la pression barométrique s’élève
PKESSION ATMOSPHÉniQUE.
pendant la saison où les vents réguliers du N à TE sont les mieux établis et les plus constants; tandis qu’aux mois des vents variables et des vents dominants de l’O et du SO, la pression atmosphérique baisse. On sait que ce phénomène n’est pas particulier cà Corée et qu’il se présente d’une manière à peu près constante dans l’hémisphère nord.