I. •— Aperçu topographique
La ville de Saint-Louis est située par 16“ 0' 48" latitude N, 18“ Si' 10" longitude O ; elle est bâlie sur un îlot de sable formé par le fleuve du Sénégal, à quelques kilomètres de son embouchure. La petite carte que nous donnons ici supprimera toute nécessité d’une description.
Saint-Louis est une des principales villes de la côte occidentale d’Afrique et le chef-lieu des possessions françaises dans cette partie du globe. La population de la ville et de ses faubourgs est de 16,700 habitants.
L’île est composée exclusivement par Tun des bancs de sable qui se trouve au voisinage de l’embouchure mobile du Sénégal. Elle est séparée à l’O de la pointe de Barbarie par un bras du fleuve d’environ 200 mètres. A l’E, un autre bras du fleuve de 600 mètres, profond d’une douzaine de mètres, constitue le port et sépare l’île d’une île plus grande et Je même nature. La ville est à peine élevée au-dessus des plus hautes marées. Aussi était-elle fréquemment inondée avant que des
CLIMAT DE SAINT-LOUIS
travaux importants n’aient produit un exhaussement suffisant des quais.
La longueur de l’île est, du N au S, de 2,300 mètres; sa largeur de 200 mètres environ. Les deux tiers S sont occupés par les habitations; sur la partie N on trouve quelques bâtiments et une plaine qui était autrefois couverte de marécages.
La surface du sol est composée d’un sable marin, que, dans les principales voies de communication, on a recouvert de débris de matériaux et de terre argileuse empruntée aux îles voisines. La végétation n’est représentée que par quelques chétifs cocotiers et quelques arbustes entretenus avec peine, faute d’une quantité suffisante d’eau douce.
La nature géologique du sol est extrêmement simple. Il n’est composé que d’alluvions récentes déposées par les eaux du fleuve et de ce sable fin qui, de la côte de Barbarie au Maroc, se meut alternativement sous l’influence de la mer et des vents.
Les puits de la ville ne donnent qu’une eau d’infiltration toujours saumâtre. Le forage d’un puits artésien, qui a malheureusement été abandonné, a démontré qu’il fallait creuser à une très-grande profondeur pour rencontrer la roche primitive formant le squelette de la contrée et dont les affleurements se manifestent à Dakar et à Dagana.