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VI. — Heures et mode d’observations

Les observations ont été faites, comme celles des années précédentes, à 6 heures et 10 heures du matin, 1 heure et 4 heures du soir. Nous avons dû remplacer par une observation à 9 heures du soir celle de lO heures qui n’aurait pu être faite avec exactitude.

Nous croyions que la modification apportée sur les moyennes mensuelles par celte substitution d’heure se serait accusée par une légère augmentation des moyennes. Mais quand nous comparoni les moyennes de 9 heures du soir et celles de 10 heures, nous ne trouvons pas une élévation plus grande des premières. Cela provient non -seulement du peu de mouvement de la température entre 9 et 10 heures du soir, mais de ce que la plupart des moyennes de 10 heures du soir, dans les observations des quatre années que nous avons résumées, ont dû être prises- avant 10 heures. Dans les habitudes de la vie coloniale, 10 heures du soir est une heure très-gênante pour un observateur. Or, si l’on veut obtenir de bonnes observations, au Sénégal surtout, il ne faut pas que les heures choisies rendent pénible ce travail.

Nous avons fait les observations de la pluie, de l’évaporation et de l’ozone à 6 heures du matin et à 6 heures du soir.

Les journaux météorologiques ont été tenus sur des imprimés conformes au modèle destiné à ces observations dans les hôpitaux coloniaux; nous avions seulement ajouté une page pour l’élude de l’évaporation, de l’ozone et pour les cinq observations du thermomètre-fronde.

Tous ces journaux ont été adressés par nous au ministère de la marine, ainsi qu’à la Société météorologique de France; ils seront publiés in extenso par les soins de cette dernière Société.

CLIMAT DE SAINT-LOUIS

Des extraits de ces observations ont été publiés mensuellement dans le Bulletin hebdomadaire de l’Association scientifique de France (1). Les moyennes quotidiennes ont été publiées dans le Bulletin international de l’Observatoire de Paris (avec suppression des fractions décimales) (2), ainsi que dans le Moniteur du Sénégal de juin 1873 à juin 1874.

Nous nous sommes trop longuement étendus sur le climat de Corée pour n’avoir pas, à Saint-Louis, un nombre considérable de faits à passer sous silence. Notre élude se fera surtout par comparaison avec le climat de Corée. Nous mettrons en évidence les différences que présente l’état de l’atmospbère dans chacune de ces deux villes, nous réservant de nous étendre plus longuement sur les phénomènes que nous avons incomplètement étudiés à Corée. Pour avoir une idée complète du climat de Saint-Louis, il faudra donc prendre d'abord connaissance de celui plus régulier et plus simple de l’île de Corée.

(1) V. Bulletin de l'Association scientifique de France, tome XII, page 435; tome XllI, pages 15, 32, 95, 126, 263.

(2) 1873, D“* 310, 328, 349; et 1874, n»» 89, 117, 215.

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