V. — Instruments
Nous nous sommes servis d’un baromètre de Fortin, dont nous ne connaîtrons l’erreur instrumentale que lorsqu’un baromètre étalon sera parvenu au Sénégal. Il marche parfaitement d’accord avec un second Fortin conservé à l’hôpital de Saint-Louis. Il nous a fourni des observations qui, mises en parallèle avec celles faites simultanément à Corée, ont pu nous donner des indications de mouvements généraux trèsimportants dans l’atmosphère du Sénégal, particulièrement au mois de février 1874.
Notre thermomètre à maxima de Walferdin nécessite une correction addilive de 0°,4. Nous avons donné à la bulle d’air qui divise la colonne mercurielle une dimension telle que, dans la position horizontale, elle occupe 0,4, de sorte qu’il n’y a aucune correction à faire à la lecture.
Le thermomètre à ininima de Rutherfort (à alcool incolore) n’exige aucune correction ; il est construit par Baudin, comme le premier.
Le thermomètre-fronde exige une correction négative de 0®,5; cette correction a toujours été faite. Ces divers instruments avaient été choisis par M. Sainte-Claire Deville.
Un second thermomètre de Walferdin, identique au premier, a été comparé aux autres instruments. Remis entre les mains de l’excellent constructeur, M. Baudin, un an après, il n’avait subi aucune modification dans son échelle. Comme celui de l’observatoire de Saint-Louis, il est resté exposé pendant un an à toutes les vicissitudes atmosphériques.
Le psychromètre se compose de deux bons thermomètres de Secrétan, gradués sur le tube, qui, comparés au premier thermomètre, ne nécessitent aucune correction. Ces deux instruments sont tenus éloignés l’un de l’autre.
L’évaporamètre ou atmismomètre de Fiche est gradué en centimètres cubes, ce qui exige l’usage d’une table pour avoir, en millimètres, la hauteur de l’eau évaporée.
MODE d’observations.
Le papier ozonométrique provient de chez M. Salleron. Le pluviomètre est celui de Babinet.