PI. XI
^Echelle ciu. dinème des fiAidenrs réelles.
DES PLUIES
A Saint-Louis. A Corée.
En 1861
293mm
373mm
On voit que ces quantités ont toujours été plus faibles à Saint-Louis.
Le nombre des jours pluvieux dans ces trois années a été : pour rbivernage seul, à Saint-Louis, de 26, 31 et 12; à Corée, de 34, 30 et 29. Le nombre des jours pluvieux est sensiblement le même dans les deux villes, dans l’année moyenne.
Si, au lieu d’examiner une région restreinte, comme celle qui s’étend du cap Vert à Saint-Louis, nous considérions toute la côte occidentale du N de l’Afrique, nous verrions que les pluies vont|||ti diminuant de fréquence et d’abondance, de l’équateur jusqu’à Saint-Louis. On sait qu’en descendant vers le S de nos possessions du Sahara algérien, les pluies deviennent de plus en plus rares. Il est probable qu’il existe entre le Sénégal et le S de l’Algérie et du Maroc une région presque absolument privée d’eau.
Le mode de répartition des pluies dans le cours de l’année, est le même à Saint-Louis qu’à Gorée. A peine du commencement de novembre à la fin de juin signale-t-on quelques pluies extrêmement légères et de très-courte durée. Il y a au plus quatre à cinq jours pluvieux pour ces huit mois de l’année. Encore cette moyenne se trouve-t-elle élevée par l’anomalie des six jours de pluie du mois de janvier 1862, pluies dont nous avons signalé l’apparition comme un phénomène tout à fait inaccoutumé et un sujet d’étonnement pour les populations.
, Dans l’hivernage, les pluies coïncident presque avec celles de Gorée. Les premières pluies abondantes apparaissent ordinairement dans la première quinzaine de juillet. Elles sont surtout fréquentes et considérables au mois d'aoùt, deviennent aussi peu nombreuses en septembre qu’en juillet, puis très-rares en octobre et encore plus rares en novembre.
186 CLIMAT DE SAINT-LOUIS