‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 72 sur 125 · N NE E NO · texte numérisé non relu

N NE E NO

nim mm mm mm mm

Décembre 6,0 —2,7 -fl, 2 4-1,9 —1,9

Janvier 4,9 —2,1 -f2,5 4-2,5 —1,6

Février 5,8 —2,2 4-3,4 4-0,6 —2,4

Lùnfluence de la sécheresse des vents du NE et E est donc parfaitement démontrée par nos observations. Les vents de N et de NO diminuent l’évaporation, tandis que les deux autres vents de la saison l’augmentent. Pour obtenir ces résultats, nous avons eu dans l’hiver 1874 : 47 observations de vent de N ou NO et 43 observations de vents secs de l’E ou du NE. Ces chiffres étant assez forts et différant peu l’im de l’autre, donnent à la comparaison de ces moyennes une exactitude d’autant plus grande et d’autant plus précise.

Le tableau donné page 192 démontre que les pluies et l’évaporation, même dans les conditions expérimentales où nous

CLIMAT DE SAINT-LOUIS

nous sommes placés, en nous servant de Tévaporomètre de Fiche, présentent une disproportion extrêmement considérable.

Dans rhivernage, la hauteur totale de l’eau évaporée sous l’abri est à peu près triple de celle de l’eau fournie par les pluies. Dans la saison sèche, l’eau tombée sur le sol n’atteint pas 3 centimètres, et malgré l’abondance des rosées reste hors de proportion avec l’évaporation.

Les mouvements extrêmes de l’évaporation sont très-étendus, puisqu’ils peuvent aller de 0 à des maxima montant à près de 2 centimètres en 24 heures. Le plus considérable de ces maxima a été de 19““, 2 le 8 décembre; il correspondait à un vent assez énergique du désert, soufflant toute la matinée et dans la journée jusqu’à 4 heures du soir. Cela ne donne cependant qu’une faible idée de la puissance de dessèchement de ces vents sur les terres inondées, directement exposées au soleil. Si à l’ombre, sous l’abri de l’observatoire, l’évaporation est d’environ 2 mètres par an, de combien doü-elle être dans les marécages des rives du Sénégal?

Si nous comparons la puissance de l’évaporation au Sénégal à celle du même phénomène en France, nous verrons que, tandis que les pluies ont à peu près la même abondance annuelle au Sénégal et à Paris, l’évaporation diffère considérablement dans les deux pays.

En 1873, l’évaporation totale du mois de juin, à Paris, a dépassé celle du mois correspondant à Saint-Louis. Dans les mois de juillet et d’août, l’évaporation à Paris a été un peu inférieure à celle de Saint-Louis. A partir du mois de septembre, il n’y a plus de comparaison à faire. L’évaporation va en augmentant considérablement, au Sénégal, pendant la fin de la saison chaude et dans la saison sèche; tandis que la saison froide, en France, est une saison humide et pluvieuse, dans laquelle la hauteur de l’eau évaporée s’élève, chaque mois, à peine au-dessus du quart de la hauteur de la tranche d’eau qu’enlève l’évaporation au Sénégal, dans les mêmes conditions d’expérimentation.

ÉVAPOKATION.

Jamais en France, même dans les journées les plus chaudes, Févaporation ne s'est élevée, en 24 heures, à plus de Tandis qu’au Sénégal les maxima extrêmes de l’évaporation dépassent ordinairement beaucoup cette quantité. Voici quels ont été ces maxima extrêmes, en 24 heures, chaque mois. Ils ont toujours coïncidé avec des vents forts d’E au NE, dans la saison sèche et dans les mois d’octobre et novembre ; avec des vents très-forts du NO au SO, dans l'hivernage.

EYaporatiou maxima en 134; heures :

Décembre. . . .

mm

le

Juin

mm

le

le

Juillet. . . .

le

Février

le

Août

es

le

Mars

le

Septembre. .

le

Avril

le

Octobre . . .

le

Mai

le

Novembre. .

le

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