‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 71 sur 125 · S CO CO (N · texte numérisé non relu

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MOIS

Décembre 1873. .

F évrier

Mars

Avril

Mai

Juin 1873

Juillet

Août

SejDtembre . . . .

Octobre

Novembre . . . ,

Saison sèche . .

Hivernage . . . ,

Année

ÉVArORATION.

Le total de l’évaporation annuelle est d’environ 2 naètres.

L’évaporation quotidienne est en moyenne de mais

elle varie beaucoup suivant les différents mois de l’année. C’est dans la première moitié de la saison sèche qu’elle est la plus active, par jour; elle descend à environ i millimètres dans le deuxième trimestre de la saison sèche et dans le premier de l’hivernage. A la fin de cette saison, elle redevient plus forte et s’élève à par jour.

C’est en décembre qu'elle est maxima ; elle est miuima en juin, époque à laquelle elle est plus de trois fois moindre qu’en décembre.

L’évaporation augmente considérablement lorsque le soleil est au-dessus de l’horizon ; l’évaporation du jour est double de celle de la^it, elle est même souvent triple. Ces proportions entre l’évaporation du jour et de la nuit se maintiennent dans tous les mois de l’année.

Dans le haut’ Sénégal, où, sous l’influence des vents d’E, les forts maxima deviennent assez fréquents pour élever la moyenne de la saison sèche au-dessus de celle de l’hivernage, il serait intéressant de rechercher si l’évaporation diurne ne l’emporte pas, dans la première saison, d’une quantité beaucoup plus considérable sur l’évaporation nocturne que dans la saison d’hivernage.

Les rapports de l’évaporation avec la température sont difficiles à établir.

A son maximum, en décembre, l’évaporation décroît assez régulièrement pendant toute la durée de la saison sèche ; puis, à partir du mois de juin, moment de son minimum, elle croît d’une manière assez irrégulière pendant tout l’hivernage, jusqu’au mois de décembre. Elle baisse ainsi parfois quand la température s’élève, d'autrefois s’élève quand celle-ci s’abaisse, elle n’est donc pas liée intimement au mouvement de la température. Sa marche annuelle est plutôt en rapport avec l’humidité relative de l’air, dont elle tend à être l’inverse. On peut remarquer que le maximum d’évaporation a lieu au moment des fortes brises de l’E au NE et son minimum aux mois des

CLIMAT DE SAINT-LOUIS

calmes les plus fréquents. Dans la saison sèche, elle est sous l’influencé des vents d’E, diminue comme la fréquence de ces vents. Dans l’hivernage, elle est plutôt en rapport avec la force des vents qu’avec l’état hygrométrique ou la température. Il n’y a aucune liaison apparente entre l’évaporation et la pression atmosphérique. L’ozone seul paraît lié d’une manière intime à l’évaporation. L’ozone croît ou décroît en sens inverse de l’abondance de l’évaporation.

Les causes des fièvres intermittentes tirent leur origine première du sol, et il y a lieu de penser que les vapeurs d’eau qui s’en élèvent servent de véhicules aux miasmes paludéens. A tort ou à raison, l’ozone a été considéré comme un destructeur de ces miasmes, il peut donc être utile de noter ici que l’élément évaporation, qui paraît lié à ces effluves marématiques, a dans l’année une augmentation ou lUne diminution précisément en sens inverse de l’abondance de l’ozone. C’est dans la nuit que l’évaporation est moindre, c’est* aussi dans la nuit que l’ozone se montre toujours en quantité beaucoup plus considérable que le jour. La liaison est donc la même entre ces deux phénomènes, que l’on considère l’année, ou seulement l’espace de 24 heures.

n. — Influence des vents sur l’évaporation.

Nous avons pu déterminer l’influence des vents sur l’évaporation avec autant d’exactitude qu’il est possible de le faire lorsque l’on ne possède qu’une série d’une année d’observations.

Dans l'hwermge, les moyennes de l’évaporation par chaque vent ne diffèrent des moyennes mensuelles correspondantes que de fractions de millimètres, toujours très-faibles. Les moyennes par vent de N , sont toujours inférieures aux moyennes générales. Celles correspondant aux autres vents, sont tantôt au-dessus, tantôt au-dessous de ces moyennes gé-

iVAPOBATION.

nérales, sans que les chiffres obtenus indiquent une prédominance marquée de tel ou tel vent sur la puissance de l’évaporation dans cet atmosphère presque saturé d’humidité. C’est la force seule du vent qui influe sur l’évaporation, en renouvelant les couches d’air au voisinage de la surface d’évaporation.

Au début de la saison sèche, au moment où tous les vents sont très-énergiques, les moyennes diurnes de l’évaporation correspondant aux vents observés à une heure du soir, donnent des résultats très-significatifs, que le tableau suivant suffira pour mettre en évidence.

Influ^\ce des vents sur l’eTaporatiou.

Evaporation moyenne, dans le jour, pendant les trois premiers mois de la saison sèche (1874).

Evaporation

Excès des moyennes de l’évaporation par vent de :

Mois. moyenne. m

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