N NE E NO
Décembre .... 44 -t-31 — 11 — 25 -t-24
Janvier 55 -}-22 —29 —28 +17
Février 43 +30 — 29 — 14 +29
Dans ces trois mois, les vents ne soufflent que des directions comprises entre le NO et l’E, en passant par le N. Les vents du N et de NO sont très-humides, comme la situation de Saint- Louis devait le faire prévoir. Leur présence élève la moyenne de la pression hygrométrique de 3 à 5 millimètres, c’està-dire d’environ la moitié de sa valeur.
Les vents de NE et ceux d’E sont très-secs, ils diminuent la moyenne de la quantité absolue de la vapeur d’eau d’une quantité qui, pour les vents d’E, est très-considérable et parfois atteint la moitié de celle quantité. Il en résulte qu’en dé-
CLIMAT DE SAINT-LOUIS
cembre, lorsque le vent soufflait du N, la quantité absolue de vapeur d’eau contenue dans l’air correspondait à une pression de de mercure, tandis que, lorsqu’à la même heure, le
vent soufflait de l’E, la quantité absolue de la vapeur d’eau ne donnait plus qu’une pression de 3““,03, c’est-à-dire qu’elle était cinq fois moins abondante (1). Ces chiffres s’appliquent pour le mois de décembre à des moyennes résultant, pour les vents du N et NO, de 14 observations; pour les vents d’E et de NE, de 17 observations.
Les vents de NE sont moins secs que ceux de l’E, 21 observations des vents de NE et 22 du vent d’E, dans l’iiiver, nous donnent des moyennes pour ces vents qui sont l’une seulement au-dessous de la tension moyenne de 3,59, tandis que l’autre l’est de 5,01.
Les roses hygrométriques des vents accusent fortement celte influence des vents d’E et de NE; elle a été aussi trèssensible en novembre. Nous regrettons de ne pouvoir donner ici ces figures.
Uhumidilé relative suit, par rapport aux vents dominants, les mêmes lois que l’humidité absolue. Dans les quatre mois du centre de l’iiivernage, les moyennes hygrométriques, par chaque vent, diffèrent en général extrêmement peu des moyennes générales.
Mais dans les premiers mois de la saison sèche, les oscillations sont considérables; on peut en juger par la seconde partie du tableau ci-dessus. Il montre que pour les trois premiers mois, l'humidité varie en moyenne à 1 heure du soir entre 70 centièmes par vent de N, et 23 centièmes par vent de NE. Un changement de vent du N au NE peut donc apporter dans l’étal hygrométrique de l’air des changements qui, en moyenne, sont à peu près comme 1 est à 4. En étudiant les extrêmes de sécheresse et d’humidité, on a pu voir plus haut
(1) En France, d’après M, Renou, la tension ne varie généralement que de 2 à 3 millimètres dans un jour; la variation moyenne ne paraît guère dépasser ou 1““,50.
ÉTAT HYOnOMÉTRIQUE.
que ces variations, si considérables déjà comme moyennes, devenaient extrêmement fortes dans certains cas particuliers. Ces changements donnent au climat de Saint-Louis ces variations brusques que l’on attribue à tort à la température; ils sont extrêmement intéressants à étudier, non-seulement au point de vue de la physique, mais encore à celui de la médecine.