Recherches sur le culte de Bacchus, symbole de la force reproductive de la
Religion primitive des Égyptiens y des Grecs et de tous les peuples anciens et modernes.
$ I. Religion primitive des Grecs.
$ 2. Cette religion a éié celle de tous les peuples anciens. Nos voyageurs modernes l'ont trouvée établie che2 toutes les nations sauvages de TAfrique et de rAmërique. EUe tient à la nature de l'homme.
$ l. lleîigion primitive des Grecs.
Lorsque les premières colonies orientales abordèrent sur les côtes de la Grèce ^ ses habitans erroient sur ce sol devenu si célèbre depuis^ nïais alors Tome II. i
2 ItBLIGIOVS PRWITlVeS.
jsaûvagc et presque entièrement désert. On auroit peine à se persuader la grossièreté de ces premiers Grecs , si Ton n'eu avoit pour garans leurs propres écrivains. ^ .
« Ces sauvages, dit Pausanias, n'avoient pas de » cabanes pour se mettre à Pabri de la pluie , de la » chaleur \ da &oid^ et d€i6 intempéries des saisons: » ils étoient nus ; on leur apprit à se vélir de peau:^ » de sangliers y comme iaisoient encore de mon » temps les paysans pauvres de FEubée et de la Pho- » cide j ils sq nQurriasoîefit de feuiÇes d'arbres , » d'herbes y de racines souvent pernicieuses , sans » même prendre aucune précaution pour s'assurer )) de leur aalabDiUi Ils no coonoisi^ieût pas l'us&ge » du feu. ^^^ »
Leurs mœurs répondoient à cette extrême grossièreté : ils nq siuvoient qtie la loi du plus fort y ils se livroient brutalement à tous leurs désirs.
Çop^^nii^.ditPktOQ^ ces premiers h^bitsps de la Grèce pw<ft3^Wït avoir connu dea dieux ^^ : comme tous les peuples sauvages , ils divinisoient les êtres inanimés qui les entouroient et desquels dépeodoiJ; leur existence,
^' ^scliyl. , Promeih, ri/zc^, v. 442* = ^^^^"san. , lih, I, cap. 8. — ^PlaL, in Protag, — Diod. Sic, iib. I, p. 8, ai.= ^\ Plat. , Cratjf^t:, T. I, p. Sg;.
EELI6I0KS PRIMITIVES. 3
S II. Cette religion a été celle de tous les peuples tmciens* Nos voyageurs modernes Vont trouvée établie chei toutes les nations sauvages de V Afrique et de VAméritiue, Elle tient h la nature de Vhotnme*
L'histoire et les monument nous apprennent xjpt^ tous les peuples anciens ont commencé par ce ciill^, qu'ils n'ont abandonné qu'à niesurc que leurs acuités ont pris plus de développement, et que la civilisation a fait plus de progrès parmi eux. Nos voya^tif s modetnes ont trouvé ce même culte établi chez toutes les nations Sauvages de l'Afrique et de l'Amérique. ^^^
Cette conforriiité, si frappante et si générale, entre des peuples habitant les points de la terre les plus éloignés entr'eux , et vivant à une si longue distance de temps, n'est pas due à de prétendues communications entre ces peuple^^ communièatioâà qui ii'ont jamais existé , mais elle tient à la nature de l'homme.
L'homme, par sôs propres besoins, ^t dans là dépendance de tous lesi objets qui conservent sa vie ^ et assurent son èxistenée j il est également daiis la dépendance *de tous les objets qui la menacent : partout le culte est né de ce sentiment de sa foiblesse ;
^*' Non-seulement les peuples qu'on appelle Barbares ont une religion , mais cette religion a des rapports d'une si grande Ôonformitë avec celle des premiers temps dé l'antiquité profai^, qu'on sent d'abord à cette ressemblance ; que ce sont leshiéiii^l principe^ et le même fonds. ( Le P. Làfitau , Moeurs âei icÀi" irafe5,T.I, p. 7.)
l'adoration est donc dans sa nature^ elle fait partie dé son être. L'homme étant asservi par ses besoins et par son impuissance >a des sentimens de désir^ d'espérance et de crainte, que lui inspirent nécessairement les objets extérieurs} il n'est aucune peuplade sauvage chez qui onn'aittrouvéla croyance d'êtres supérieurs, dont l'homme attend les mêmes bienfaits qu'il a déjà reçus, ou dont il craint les mêmes maux qu'il a déjà éprouvés: c'est pourquoi la religion actuelle des Africains, des Américains, et des autres peuples sauvages, est la même que celle des peuples anciens avant leur civilisation. Cette religion , qui appartientà l'enfance de toutes les nations , a été trouvée tellement répandue parmi les peuplades de l'Afrique et de l'Amérique , qu'on ne sauroit rapf)orter tous les détails qu'en donnent les voyageurs j mais tous s'accordent à ne présenter comme oJ>jets de l'adoration de ces peuples que les choses qui leur sont utiles, ou qui ont quelqu'influence sur le bonheur , soit des individus, soit delà nation en général : ce sont autant d'objets matériels dans lesquels ils voient, ou en qui ils supposent les forces tirtuellesdont ils sentent continuellement l'influence, et qu'ils regardent comme les maîtres de tout ce qui leur arrive de bien ou de mal, d'utile ou de nuisible ^ c'est là que se bornent toutes leurs idées.
a L'homme sauvage, dit M. le président Debrosses, n'aperçoit pas la Uaison qui , enchaînant les causes et les effets , montre qu'ils émanent d'un principe et d'une puissance unique* Les traditions nous appren-
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nent même que Fordre extérieur de Funivers , quelqu'admirable qu'il soit, n'a pas beaucoup d'influence sur ces premières notions religieuses : plus cet ordre est uniforme et régulier, c'est-a-^ire, parfait, plus il est devenu par là même ^imilier ^ moins il le frappe > et moins ce pauvre sauvage nécessiteux,. pi7essépar une foule de besoins, est porté k examiiier des objets qui n'ont sur lui aucune influence iounédiate ni en bien ni en mal : c'est l'irrégularité apparente de la nature ^ c'est quelque événement monstrueux ou nuisible qui excite sa. curiosité , qui lui inspire la ter-* reur> et qui le tire de cette insensibilité et de cette apatbie dans lesquelles vivent les sauvages. Cette apathie est due au petit nombre de leurs idées qui ne s'étendent pas au-delà de leurs besoins présens , c'est ce qui explique les ob j ets mul lipliés de leur culte j dans cet état primitif de tous les peuples , on trouve un génie ou ujoe divinité particulière pour chaque besoin ou pour chaque fonction de la vie ^ pouc chaque production terrestre ; chacun de ces génies a un culte, selon le* genre de bien qu'il a procuré ou le genre de mal que l'on a à craindre de lui : leur nom-* bre est indéterminé. Les hommes ignorans multi-» plient les êtres invisibles qu'ils croient maîtres dç disposer de leur bonheur ou de leur mallieur , et ils les multiplient assea pour qu'ils puissent répondre à leurs diflférens besoins , à la variété des. événemens et des effets qu'ils voient se produire sous leurs yeuxj les Iroquois les appellent ,.en leur langue, d'un nom qui signifie esprits de toutes sortes. U y a plus, les.
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objets nouveaux qui se présentent a ces sauvages^ et qui ont quelqu'influence sur eux, ils les consacrent aussitôt; c'est ainsi que les fusils et la poudre à canon détinrent pour* quelques sauvages de PAmériq^ue de$ génies fedoutabtes. ^^^ »
« Si quelques-uns de ces peuples , ajoute M. le pi'ésident Debrosses , ont paru s'être e'Ievés au-dessus de ces Fétiches particuliers j s'ils admettent un être supérieur à ces génies, avec lesquels ils paroissent ne pas le confondre; si on trouve chez; quelques peuplades an^érîcaines F esprit (jui commande dans le pays des amesyii faut remarquer qu'ils l'honorent beaucoup moins que leur génie particulier, parce qu'il est plus éloigné d'eux^ et qu'il a moins d'influence sur leurs besoins et sur leur existence. Les guerriers n'en portent pas moins leur Fétiche particulier dans une natte , et l'invoquent sans cesse poui^ obtenir la victoire ; ce n'est pas moins le Fétiche particulier qui guérit les maladies au moyen àes contorsions que fiait le jongleur , lequel ne pense pas même à invoquer, dans cette importante circonstance, r esprit qui commande dans le pcijs des ames^ et qui semble être restreint à cet empire.» «Lepoly-» théisme est donc la religion qui appartient à l'enfance des sociétés hximaines: aux yeux des peuples i^auvages, tout est ani'mé dans l'univers , dit l'abbé Bergier ^, totit respire, tout est mu par des esprits
^^ Debro^sos > Culle de» dieux Tétiches , \}. 5i , 52. =^ ^* Bergîer > Origina d^s dieux da Pafftnisme , T. 1 , p. 5.
occupés des besoins de l'homme , et cfeargt's d'y pourvoir. L'intérêt et la reconnoissance , la csrainte et la douleur , l'engagent de coïkicrt à r<6ndre un culte à ces êtres puissans , qu'il envisage coWime les arbitrer de sa destinée : telle est la première source du polythéisme , de cette multitude infinie de dieux que les payens ont adorés* »
Que Ton consulte les annales de tous les peupleir du monde, de ceux qui ont été le plus civilisée et qui ont le plus brillé jwir la teri^, comttie de ceux qui np sont encore qu'imparfaitement sortis de la barbarie , ou qui y sont restés entièrement plongés^ et on les trouvera tofcis sans exception réduits à Vétat sauvage.
C'est de ce point que doit partir tout écrivain^ lorsqu'il veut reconnoître les idées religieuses qui sont naturelles à Thommey et qui appartiennent à son organisation physique et morale. Pour étudier ou pour écrire cette partie de l'histoire ( car lesreH^ gions anciennes ne sont pour les modernes et ne doivent être considérées par eux quecomme unepartiede* l'histoire , leur étude est toute humaine et purement philosophique ) , il faut , comme pour toutes les autres branches historiques, connoître les faits etlétf rapporter de bonne foi. Jusqu'à présent les auteurs qui ont écrit sur les religions des anciens, se sont diviséj , pour ainsi dire , en deux armées ennemies ,' l'une ayant pour but avoué ou secret de saper les fondemens de la religion chrétienne, l'autre croyant qu'il étoit nécessaire au maintien de cette mené religion , qui n'a assurément pas besoin d'un appui
aussi futile et aussi mensonger , de trouver dans les faits mythologiques de Tantiquité, l'histoire détaillée; mais défigurée du peuple hébreu , et de présenter les anciens comme des orthodoxes^ croyant avoir par là une preuve de plus contre les ennemis de la religion* Jamais ces deux, partis ne se sont placés sur le terrein de la vérité , jamais ils n'ont observé les faits qu'à travers le prisme des passions qui les animoiçnt. £h! pourquoi deux partis ? Pourquoi tant de dissi** dence et tant de haine? Si les uns sont de vrais philosophes^ ils doivent respecter la religion^ sans laquelle les sociétéshumaines ne sauroient exister^ et qui d'ailleurs^ est inhérente à. la nature de l'hoaune ; si les autres sont vraiment reUgieux, ils doivent respecter la pliilosophiequi est l'alliée naturelle de larehgion, et dont le plus bel apanage est de maintenir les idées rehgieuses dans toute leur pureté. Les uns et les autres doivent savoir que le bonheur, des hommes est attaché à cette divine alliance, qui devroit être in* dissoluble ; par elle la philosophie veille à la conservation de la religion, en éloignant la superstition et le hideux fanatisme qui, prenant son masque, inondent la terre de sang et de larmes; et la reUgiou éloigne delà philosophie l'incrédulité, sgs désolans sophismes, et ses affreux résultats* Le maintien de cette aUiance véritablement sainte , doit être, désormais le but de tous les efforts des vrais philosophes. Quant à l'étude de l'histoire des religions des an-^ ciens, l'ami <le la religion chrétienne sait que des trois chefs dçs géqcratioqs q.ui repeuplèrent la Icrra
sortie de dessous les eaux^ la famille de l'un d^eux conserva la connoîssance du culte primordial et lessaines id^s de la divinité ; mais cj^ue la postérité des deux autrei^, beaucoup plus nombreuse et beaucoup plus étendue^ perdit le peu de connoissance qui lui en resr tait par sa dispersion dans des régions incultes; il sait que les descendans de ceux-ci^ réduits à ne s'occuper que des soucis pressans du besoin animal, tombèrent dans la barbarie et furent réduits à im état sauvage ^ qui avoit sa cause forcée dans un événement uni-^ que^*\ Toutes les nations rentrèrent dans cet ordre qui leur fut commun , à ne les prendre que du renouvellement du monde> après que le courroux céleste l'eut noyé sous les eaux : ainsi le point de départ est le même pour l'écrivain qui reconnoit.la sainteté de nos livres sacrés, la véracité de leurs récits dans toute leur étendue, et pour celui qui ne connoitroit même pas ces livres sacrés, ou qui, tout en les connoissant, n'y ajouteroit pas une foi entière. Partout où l'écrivain chrétien, comme celui qui ne l'est pas, remontent aux premières traditions d'un peuple policé , ils rencontrent toujours à l'origine des peuples , l'homme dans cet état d'ignorance et et d'enfance d'esprit, où sont aujourd'hui les petites nations qui vivent isolées dans les déserts, ainsi que la plus grande partie du genre humain y vivoit dans les temps anciens ^ : il est dès lors démontré à Tua
^*^ Le P. Debroisses , Cultç des dieux Fétiches^ ^ Ce n'est pas au temps ménie de ia formalioa de l'hoinnie qu'il faut ptcudre les ius il Lu lions el lc$ coutumes buwaiucj, dit
lO RELIGIONS PniMITIVBS.
et à l'autre de ces écrivains , qu'ainsi qu'on est en bas â^e avant que d'être homme fait y les nations ont leurs siècles d'enfance avant leurs siècles de raison. Or, en prenant les choses de ce point de révolu- ^tion quia réduit tous les pcuplesà l'état sauvage, oti en considérant^ abstraction faite de toute notion /an-^ térieure , cet ^t chez chaque peuple en particulier, l'on voit que les peuples n'ont pas commencé par avoir les notions d'une religion et d'une providence universelles , ce qui d'ailleurs ne serait nullement conforme à la marche connue de l'esprit humain, qui est d'arriver aux objets intellectuels par les objets sensibles, et de remonter de la créature au créateur, et non de descendre du créateur qu'il ne voit pas, à la nature qu'il a sous les yeux. L'histoire des peuples nous les présente s'élevaut peu à peu d'une croyance grossière à un meilleur culte, et plui on remonte vers l'origine de chaque peuple, plus oii le trouve plongé dans l'aveuglement : la grossièreté du dogme religieux y marche d'un pas égal avec
M. le P. Desbrosses, cVst à la rënovalion du genre humain aprè^ le dëlage. On ne fait que rarement eette obseryation , qu'on devroit toujours faire ^ que rhomnie, si on le considère dan» l'ëtat de nature, doit être pris non avant , mais après Finonda-> lion qui dépeupla la terre , lorsque les arts furent nécessaire'* ment perdus , par le défaut même d^s matières premières , el que la dispersion du genre humain , loin de sa première demeure^ eût effacé presqq^ partout les anciennes connoissanc^s acquises ; alors ils redevinrent sauvages. {Traité de laformaîton mécanicfue des langues , T. I , p. 56. )
Tigaûrance; mais le culte s'ëpure à mesure que la raison humaine se développe et se fortifie , et plus un peuple est voisin de la barbarie , moins il connoît la divinité; plus il acquiert d'instruction et de jus-, tesse d'esprit, plus tôt il arrive à la connoissance de cette importante vérité. Les hommes ont passé par tous lès degrés de l'observation de la nature , avant que d'étendre leurs idées jusqu'à cet être parfait qui a donné Tordre et la forme à tout.
J'ai cité, dans le commencement de tel ouvrage , le passage important doSanchoniaton, sur ce premier culte des nations sauvages de l'orient ; Sanchoniaton a non- seulement le mérite d'une haute antiquité , mais^ il a eu sous lés yeux des écrits antérieurs aux siens, qu'il dit avoir tirés, partie des annales particuhères de3 villes de Phénicie , partie des archives conservées dans lés temples : il a surtout re* cherché avec soin les écrits de Thoth l'Egyptien, qu'il regarde comme le plus ancien des écrivains, c'est-à-dire, qu'il a recherché les^ pi us anciens écrits des prêtres de l'Egypte.
La civilisation de l'Egypte remonte à une époque trop reculée pour que nous puissions avoir quelques faits précis sur son culte primitif ; mais une croyance qui se trouve répandue dans tous les pays barbares , et qui tient à la nature de l'homme, appartient à tous les climats et à tous les siècles de barbarie ^*^ :
^'^ Adeb ista toto miindo conscnsere ,* quanquam discoidi sibi et ignolo. ( Plin. )
la RELIGIONS PRIMITIVES.
or, l'Egypte a eu ce temps comme les autres contrées^ Ce culte est prouvé par les faits les plus authentiques chez toutes les nations de l'orient, chez les anciens Arabes ^^ , chez les anciens rois de Damas ^^ , chez les Phéniciens, chez les Perses, chez les habitans d'Emesse et de Palmyre ^^, chez les Indivis ^*^, et •même chez les premiers auteurs de la nation juive > avant le temps où des lois positives proscrivirent formellement chez eux de tels usages ^^\ Il ne faut pas perdre de vue la remarque d'Hérodote, qu'après l'arrivée des colonies de l'orient , la Grèce donna à ses anciens dieux Fétiches les noms des dieux étrangers, que ces objets bruts et inanimés ne pouvoient être pour les naturels de la Grèce, les divinités dont ils ont depuis porté le nom, puisque ces dieux leur étoient alors inconnus. Les Romains., plus peut-être encore qu'aucun autre peuplé de l'antiquité, rappor* tèrent directement leurs notions reUgieuses à leur utilité publique ou particuUère , caractère principal du fétichisme ; leurs législateurs conservèrent soigneusement cette direction aux idées religieuses, ils lui imprimèrent même une plus forte impulsion , à mesure que lès Romains se civiUsèrent j ils sembloient n'avoir fait le ciel et les dieux que pour leur république et pour chacun de ses citoyens,
<*> Maxîm. de Tyr., OraU XXXVIII. = ^ 4. Reg. V, 18.--- Selden. II , X.— Clerc, in JReg,= ^^ Selden,, Sf nia g, II, p. 149. = ^^^ Ezourverdam , T. I, lib. I, cap. 6, p. 217. — Abraham Roger, Essais sur t Indâ ^ p. igg. = ^^ Gencs. XXI , XXXI, i3 ,