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Recherches sur le culte de Bacchus: symbole de la force ..., Volume 3

§ I. Les DeTÎns ou Mystàgogues. ,— J a. Orphée, Eumolpe, fondation des Mystères. — S 3. Des Orphiques. ^

s I. Les Devins ou Jlfystagogues,

L'une des causes delà propagation des mystères d'Eleusis dans toutes les parties de la Grèce ^ a été sans doute l'importance qu'attachoient les Grecs à être initiés à ces mystères, et le besoin d'éviter la fatigue , et les grandes dépenses qu'entraînoit le Toyage d'Athènes. Un grand nombre de contrées ont

ToMç m. I

2 MY^TÊRH^S^ ''

dû aussi recevoir les cérémonies sacrées d'Eleusis par ces mystagogues ou'oes devins fameux si vénérés dans la Grèce antigue^ la divination (a) gui n'est queoddiemle dattsle^ fûètdos éclaîr^^iétoit ejt Aevoit être une science importante dans les premiers temps de la civilisation : lorsque, parmi des peuples voisins de la iMirbarie^ H pa^49<»it 1^9 rde vces hommes remarquables par des connoissances ou des qualités au-dessus de son siédb^ l'admiration publique lui décernoit le titre d'envoyé des dieux , ses actions étoient considérées comme des inspirations de la divjb^ité. Cle3 sa^es sentirent toute la puissance que cette utile erreur leur donnoit sur des hommes grossiers et indociles qu'ils vouloient arracher entièrement à la barbarie, et ies moyens qu'elle mettoit à leur disposition pour terminer le grand œuvre de la civilisation; aussi un voile mystérieux empêchoit les regards de pénétrer leur secvet. .« De grands » hommes supérieurs à leurs contemporains , dit » Pausanias, se rendoient x^espectables et obtenoient » sur eux un^grand empire en leur enseignant les ^) cérémonies de la religion, en leur persuadant » qu'ils avoient trouvé le secret d'expier les crimes , » de purifier ceu^c qui les avoient commis, de guérir » ks xnaladies et d'apaiser la colère des dieu^. » Cesit ainsi que l'art de la divination çnchaînoit les hommes par le triple lien de la sairté, de la religion et de l'astrologie ^^^ , choses qui les .touclioient de

Hist. Nai.

plus près et qui avoient le plus de pouvoir sur leur imaginatioii. Aussi tout étoit compris dans iWt de la magie y et les magiciens étoient en même temps les héros de la poésie , de la lëgislatipiï, de la religion . de la médecine , de grands capitaines , et de grands astrologues; ils gouvernoietit les peuples, et après leur mort ils étoient admis au nombre des dieux. Tds furent Mélampe, Musée, Cliiron, Tirésias, Bads, Métfaapus et tant de grands "liomnies qtii,' cihèz^leè Grecs, furent révérés, comme ma^ciens, guerriers, poètes .et médecins ; tous étabHrent de nouvelles cérémonies dans diverses parties de la Grèce;» apportèrent des changemens aux anciennes. C'est peutêtre à ces hommes qu'il faut attribuer plus parlicu- Uèrement la grande diversité des dieux, des rites, des noms donnes aux divinités'grecques r ces anciens devins qui> presque toujours, étoient des ministres des dieux , espéroient acquérir une grande autorité en renouvelant des cérémonies anciennes et en quelque sorte oubliées, ou en offrant aux yeux des hommes un spectacle extraordinaire; cependant, pour ne pas effaroucher la superstition, ils présentoient toujours les anciennes divinités, mais ornées d'attributs nouveaux et avec de nouvelles dénominations, et on ne sauroit dputer qu'ils aient beaucoup contribué à propager le culte des divinités éleusiûiennes, conmie nous l'avons vu de Méthapus qui leur don^a un nouveau Ji^stre en Me^épie.

t • 5 II- Qrphéeé'^Eumolpe.-— Fondation des Mystères,

I^e plus <;élèbre de ces mystagogues fut Orphée ; le;; uns ont nié entièrement son existence^ les autres lui ont appliqué des faits qui se trouvent à plusieurs siècles de distance p ceux-ci lui ont prêté, les choses les ,^s incroyables; enfin les anciens ont fait à son ^gar4 ce qju'ils ont fait a Tégard d'Hercule et de tous les Hommes célèbres de ces temps: ils ont donné à Orphée ce qui appartenoit à plusieurs personnages ^ même de noms difierens. Orphée ayant été rçgard^ comme le fondateur des mystères de Bacchus , et la secte qui a pris dans la suite son nom ayant eu une très grande influence sur cette partie de la religion des Grecs, nous devons parler avec quelque étendue de cette partie intéressante de notre sujet.

D'abord, pour ce qui concerne les mystères d'Eleusis qui noua occupent maintenant , une opinion assez généralement adoptée dans la Grèce , en a fait honneur à Orphée ^^K Ceux qui étudient avec quelqu'attention la série des opinions des anciens et leurs nK)uumens sur l'établissement des mystères d'Eleusis, ne seront sans doute pas assez hardis pour prétendre en déterminer l'époque d'une manière <:ertaiûe. Ce seroit une grande témérité que de vou-

^ Aristoph., Jlan., V. io64- — Euripid., Rhes., v. 943. — D^osthen. , contra Aristogit. , Orat. prior.

loir préciser des faits et des dates à des époques aussi reculées^ néanmoins^ en dégageant ces mystères de toutes idées mystiques qui évidemment appartiennent à des époques postérieures, et en lesbornant aux pratiques simples qui appartiennent naturdle-r m^it aux pijemiers^ pas de la civilisation^ on ne peut s'empêcher de reconnoître qu'ils se ratlachent à Torigine des religions chez les Grecs, au principe de leur civilisation et à l'établissement de leur agriculture» C'est hien à Orphéeique la tradition la plus ancienne et la plt4£( générale attribuoit l'origiim des institutions religieuses lies plus célèbres , le témoignage unanime de l'antiquité liait l'existence d'un personnage dq ceno];^, aUx;étid)lissemens qui contribuèrent à tia?er la Grèce de la barbarie où elleétoitplongée(6)!.IiesGrecfi diyisésen une infinité de petits, peuples, étoient tous indépendans les uns des autres y et il étoit très difficile de les amener à un genre de vie moins féroce , pair dés lois qu^aucune autorité ne pouvoit faire respecter ;. Orphée entreprit de le faire par la religion, u* Orphée , dit )i Aristophane ^^^ ,, np^s enseigna les, initiations et n à nous abstenir de meurtres* » « Ce fut en effet, dijt n Pausamas ^^^ , le but des ^ipiations dont il éublit w l'usage (c); )* Cependant ce n^est pas en Ëiyeu)* d'Orphée que les plu^ grandes probabilités pour l'établissement à^s mystères 4'¥^l6usis se remissent,

^^ Anstoph., jRfifi,.y V. io52, == ^. fausaotas > lib. IX ^ cap. 3<K

6 »iStÈA£lf.

t^ésl eti feverir d'Eàitaôlpe. Saite douté, artûirie nous rtfvotKâ dit, les doèiltmens nous manquent potir celte rêèhé^che qui ne reçoit nuUeàiènt frivole , quoiqfù'èû ait dit M. Gnvarôff, puisque , si Ton ^arvenoit à fixer l'ëpôqtié et lit suècéséio'n du culte de èhaqt^ divinité, telà cdridtiîi^oit infailliblement aF ttnè histoire' des ^ogrès dé la civilisation chez les Grecs y ^t i une Coènois^ùce certaine dé îa mythologie de de péWpléjiftîaîé lès ppemiefs iristoriéBs éuxmêmfès n^oit pa^cru pouvdir leVer ce voîle; Hérodote gaifde 1^ plùîs profond sîléÈCe sui^ les éomnitenceineAs des mystète^ d'ElèWiis. Isocràté est lé pWà ancien écrivain grée (}tri ait ptfrlé de Finstitution de ces mystères,' niais' ii Tattribué à Cérès ^*^ , et il if en détermine pas répoqtté j il ènî est dé même àe Fauteur de l'hymne à Gérés atttribué à Homère , de Pausanias qui a copié fcét auteur ^*> ^ du rhétéut' Aristide qui n'a plarïé que dVptès isdcrate. ^^^

A la véHtéy des poètes ei defr ôi^atèùr^ cocltètttpfo- Tmtiâi d'isocfatè, ont fôit Grj/hfée auteur dé Ces mys^ tères: Euripide ^ dânè k tragédie dé Rlfésus ^*> , introduit la inilse Tèrpsichcfté , ïnèt^e dé Rhésus chef des Thraces, qui, âii nriïièil dés pkinte^ tôii^ bhàntes qu'elle exhale àtir làr ihôft de sôîi fils tué par Ulysse et Diottiède^ s'adreèsé a MifeWè imi^dè atùteur dé^ tiiaùx qtii font co^ei» sek làmies,- Cat* Ulyssd et Diomèdé tf ont fait qu'exéeuftër ses ordres.

^\ ïsocr., Ptvtegj^'r, Athen. ^st ^^ FUusâU.V Hb» II, cap. 14.= ^\ Aristid. , T. I, p. aSy. = ^*^ Euripid., Bhes., v. 940.^

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« Ta ville ^ k^ dkr-cUe ; est sous la proteqUon des n Muses; BOUS habitons le^ li^fcn: que tu chéris;, )» Orpbée que les nœuds du; sang uuîssoieiit à Rhé*- M sué ^ y eûsôigBâ les iaefi^bles mystères y çt . tu ai^ n csLtsé sa moprt et tu.ei» trio^hes* Le coj^pf ^ugilai^ y> de mou fils <pie je porte entre mes bra# , vp4^ >i iiia rééompens^ l » Aristophane attrihuqaua» à Orphée la fondation des n^stères ^^^ Le témoignage de Bmosthèqes seroit d'un 'pkis grand poids ^ue eeliiiî de œls poètes^ s?i| n'?^it pais probable qu'il n'a rappelé ce £ût que piarcei : qu'iV pfétoit ^ ,son élo- ^ueoee ; il lui stiffiaoit que çdtle tiiadifÀcHir int ddmise dans lai poésie pour qu'il se GfutLapt9^î(#,is(ifSf^ faire «tsage^ La statue en boiiS d'Orp^^&.^t»el l'oti. Y.^ottt; du teiilpâ de Pausanias d^nsup tepdpla, de Gérés éleuJ^inknoëjà peu dedisUmeei d^QIQJ4tTaygétiB| daçs la Laconie^ et i|ue TdO d^i|^4t^l'mvrage> des Pé- Jasges^ est une de ee« tnv4i<ti0î;isf y^gjies si facil^^^^pt accueillies par cet éjDrivarâ^ I|:)en est ^de n^éme'de cette autre tradition égaWi^Wt.f^téd par Pau^ania^^ que le culte de la déesse Ch^j^pi^^ Gérés t^restre o^i iiQtfemale> avoit été ippftr^^ .fnWr LîKîildémonieus par Orphée; car cette tradit^ ]D€t en opposition avec le fait qiieles Lacédémo^i^^;,^noient ce iculte d^ Hermion^ns. L^autorité des marbres de Paros seroit d'iltt grand pdids dans cette lïiatiére; mais l'endroit où il est fait mention des mystères de Cê/ës est entièrement mutilé , les éditeurs ont inséré Iç nom

CD

Aristopli.^ Han,

d'Eumoîpe comme fondateur des mystères de Gërés : ils ont auissi restitue le nom d'Ereclitbée sous le règne duquel Eumolpe auroit établi ces mystèi^es. Ces restitutions présentent un haut degré de vraisem- {jlance; elles reposent sur la persuasion générale des Gtécs Tet surtout dès Athénien^ ^*^ que les mystères d^leusis avoient été fondés par le Thrace Eumolpe^ et sur le témoignage d'une foule d'écrivain^ de l'antiquité dont nous ne devons pas nous occuper^ mais dont on peut voir les textes rassemblés dans Meursius ^. Oès nombreux témoignages sont confirmés par IHilcursi^ti des Thraces dans l'Attique sous le commandement d^Eumolpe ; aucune expédition n'a été aussi celèbfre chez les anciens que cette incursion et que la guerre^ faite au roi Erechthée par Eumolpe^ aprèsqu'il se f4t emparé d'Eleusis. Cette guerre est même cHéé par Thucydide , comme un monument de l'état de l'Attique avant Thésée ®^ : « L'Attique^ sous Cécrops et les premiers rois , dit » ce célèbre . historien , ^ut toujours habitée par » bourgades qui avbîént leurs prytanées et leurs » archontes^ lè§ habitàns de chaque bourgade n'al- » loient pas s'assembler en conseil pour déhbérer » avec le roi, ils déhbéroient et prenoient conseil

. ^*> Bien n'étoit mieux établi dans Athènes , que le fait qa'£umolpe avoit été le fondateur et le premier hiérophante des mjs* tères d* Eleusis ; cette tradition étoit aussi ancienne que la ville elle-même.

<*>Meursius, T. Il, p. 46 1, 46a. = ^^ Thucjd. , lib. II, cap. i5.

M entr'eux. Il leur arrivoit même quelquefois de lui » faire la guerre : ce fut ainsi que les Eleusiniens la » firent à Ejrechtliee conjointement avec Eumolpe.» Cette guerre se termina par la bataille où les Eleusiniens furent défaits^ mais où Erechthée perdit la vie; il fut convenu que les Eleusiniens soumis pour tout le reste aux Athéniens , celébreroient les mystères^ qu'Eumolpe et ses descendans seroient chargés de tout ce qui concerne le culte des divinités d'Eleusis.

La longue succession de la'famille portant le nom d^umolpe dans les fonctions 4u sacerdoce (d) d'Eleusis^ donne un nouveau de^é de vraisemblance à l'opinion qui fait Eumolpe (e) le fondateur des mystères d'Eleusis. Chez aucune nation^ il n'a existe une race qui ait été revêtue d'une même dignité pendant un aussi long espace de temps ; après la mort de son chef ^ la famille d'Eumolpe fut divisée en deux branches^ les Eumolpiides et Ics.Céryçes. Elles ont exercé pendant une suite non interrompue d'au moins vingt-huit siècles^ le saint ministère d'Eleusis qu'on étoit accou^inné 4 regarder comme leur héritage ^^^ : les Eumolpides et les Geiyces étoient non-seulem^at hiérophantes» dadouqueset hérauts sacrés ; mais on choisissoit parmi em;^ deux des épimélètes qui» sous la direction de l'archonte roi , connoissoient de tous les délits et de tous les crimes commis centre la sainteté des divinités d'E-

^'^ Meursias^ Eleus, > cap. i3, i4 ? i5.

leiisis ^^\ Outre les ]ioiifieiiF&^ attaches à fces digoités , les Ëumolpides jouissaient à Athénei» d'uu respect sans borner et d'un immense poutair ^'^^ j nen-sèuiement ils appliquodent les lois congelés impies^ Mais ils ÎDteF|]rrétaieiit^ ils prenoâent paf t atat affaires les plds importantes de l'État y aux négo<âàtion» pour la! paix, arix déckions sù^ k guêtre, ils se* gloîi£!oiènt des services importâns cf ue leur famille avoit réfidus dans tdtis les temps à la république).

Quelques écrivains ont prétendu que l'établisse^ ment deb mystères d'Eleusis devoitéire placé à des tehips bien plus récenis, et ils ont éonolu dû silei^e d'Homère sur ces mystères , i^u'ils n'existaient pafil de âK>n temps. Cependant Pausànias assure qnd Pamphué > poète antéri^^ur k Homère y avoit fait de l^enlèvemefât de Proserpine l'objet de ses chants ^^^ 5 mais quaâd oû n'admettroit pas cette tradition ^.la (^Oi^clusidh que Vàn tire du silence d'Hémère ne seroit pas niieùx fondée. On ne peut pas trouver tbut dans Homère^ il n'a pti etitrer dans son poëfctië qtie èe qui felisoit partie de sdn stijet, et un grand homhtc d'itiÉltitutiofiè^dëiit l'existfende ^t prouvée ^ ri'àfti*ôïent pas existé si 01* adtnetttrit cette matière de ràisôtinér(y). Où ob|ë€fe encore qu'on ne trouve datùs lés pôëmes d'Homlère auctme trace d'idée* métaphysiques: èëla est '^rài^ la tïiféolôgie d'Homère est antérieure à toutes les combinaî^ns métàphy-

^*^ Andocid. , de Mjrsl, , p. 22g. = ^^^ Lysîas. — Andocid. , p. io5, 117. = ^'^ Pausànias, liB. IX, cap* 3l.

sîqiiesj ilôïnère |yrésenté Itf sim^ylich^ dès temp9 primitifs, mais il ne suit pas de là que les mystère» d'Eleusis ne fus^eflt pas eneore élahHs de ^cfn temps. Dans le |)riacipe y les mystères d^EleÙsis dévoient adssî préseàtet» le ca^actètè dès tenip^ prifmtifs ; ib à'ont prii lès lbl*Mèd ûiysiiqttes y et les idées m^éa- |yfaysiqtiés ûe ^y soÉft introduites qu'avec Ifi succession des âiécleà; elles ne s'y sont dévelop|>éeà qiïè' lentement^ ter les înstitilliotaô Religieuses Suivent nécessaireïneùt une marche analogue aii progtès de . là civilisation et de l'ei^rit hutiiidii^ elles pff'énnenl Fèmpfèintef de^l siècles «Ju'èÙei trafversent. O*-, leà idées mtétaphysiquès aàtïoncetft touj(mrS unèf ^ande inaturitë de pensées , une profondeur de i'éflèxions dèÉrt n'étoietot pas capables les premiers habitées de la Grèce , et que ne leur atutoienl pad présentées lès colons, éri supposant qu'ils les éitssent eues. Eti réduisant donc les mystères d'Eleusis atix siuiples céréÉttOûîes qtîi sont dàiis l'esprit des premiers âges, on doit adniettre lesténioignagès nombreux ètatlthentiquès qui s'aècordent à teCulef l'époque de la fondation des mj^stèrés jusqu'aux siècles héroïques ; il y a d'autant moins de doute à élever sur ces notti-î breUl ténioîgnages c[u'ils confll^mènt l'bpiuiofa que ptésentiBiit natureliëUlent ces mystères qui, ttàhà-^ plantés en Grèce et s'y unissaht avec un certain nombre dénotions locales, n'ont jamais perdu eirtièrement l'empreinte des idées et des institutioiis des âgefe primitifs^ et ont rappelé dans tous les

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