‹ Recherches sur le Diagnostic de la PulloroseChapitre 5 sur 25 · SIT · texte numérisé non relu

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duction des volailles et des œufs, d'enrichir l’économie de la ferme.

Toutes ces causes concourant la basse-cour a pris une importance considérable dans l’économie de la ferme dans les années qui ont suivi la guerre.

Mais l'accroissement de population de la basse-cour a vite entraîné, comme le dit LEYNEN, des difficultés, voire des déboires imprévus. « Des maladies contagieuses jusque-là plutôt sporadiques se sont déclarées et ont frappé lourdement les élevages. Par un phénomène bien connu, dès qu'il s’agit de collectivités, que ce soit des humains ou des animaux, les épidémies prennent une acuité très marquée. »

C'est ainsi que nombre d'’éleveurs désillusionnés ont abandonné ; d’autres plus persévérants ont continué et ont appelé au secours chercheurs et laboratoires qui ont répondu en distribuant des conseils et fourni différents moyens de lutter contre les épidémies. Des sociétés d’aviculture se sont intéressées à la pathologie des petits animaux que la science vétérinaire a étudiée rationnellement et sur laquelle un commencement de clarté a été fait.

A l'heure actuelle, si le problème n'est pas encore complètement résolu, s’il reste encore beaucoup de de choses à faire nul doute que par la suite le bon travail commencé recevra la récompense qu'il mérite à savoir la connaissance complète de la pathologie aviaire grâce aux progrès incessants de la science.

Aujourd'hui plus encore qu'il y a quelques années l’aviculture a une importance capitale en agriculture.

Nombre de cultivateurs qui la dédaignaient hier ou qui ne la considéraient peu, y attachent enfin l’importance qu'elle mérite.

La période d’après-guerre qui fut une époque florissante de l’agriculture française est terminée.

Le blé qui fut pendant longtemps le seul revenu d’une ferme de Beauce, ne vaut plus que la moitié de son prix d’alors, de plus, l'abondance de celui-ci par la culture intensive a abaissé tellement son prix de vente qu’en dépit de la loi de juillet 1933 taxant le blé — en imposant un prix du quintal minimum — oblige les cultivateurs qui ont besoin d'argent à accepter de la meunerie des prix de vente souvent inférieurs au prix de revient. Les betteraves qui étaient d’un gros rapport à côté du blé, sont désormais sous le coup d’un contingentement qui limite leur production.

Le gros bétail de boucherie a vu ses prix de vente diminués de moitié en deux ans, les prix de revient étant rigoureusement les mêmes.

Une seule branche n'a pas vu ses prix de vente diminués dans les mêmes proportions, c'est l’aviculture.

Aussi les cultivateurs, autrefois dédaigneux envers la basse-cour, la considèrent-ils aujourd’hui comme leur planche de salut dans la crise qu'ils traversent ; et je ne puis m'empêcher de donner ici l'avis d’un cultivateur averti sur les possibilités d'une basse-cour dans une ferme.

« Ma femme a vendu pour 35.000 francs de volailles

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