SUR APR
nitrochromique que ces auteurs ont préconisée, l’acétone n’est pratiquement pas oxydée.
C’est ainsi que nous avons été amenés à
a) rechercher si une impureté de notre réactif ne catalysait pas l'oxydation de l’acétone ;
b) rechercher s’il y avait formation d’acétone comme produit intermédiaire de l’oxydation nitrochromique de l’acide B-hydroxybuty-
rique.
1. Action du réactif nitrochromique sur l’acétone. — Nous l'avons étudiée en faisant agir, durant des temps variables, à la température ordinaire et à 4000, 10 cm8 de réactif sur 5 puis 10 cm d’une solution d’acétone M/100, chaque centimètre cube correspondant par conséquent à 0,58 mgr. d’acétone (Tableau ITT).
TABLEAU IIT.
. Action du réactif nitrochromique sur l’acétone.
T Re Température Bain-marie FRERES du laboratoire (1) à 1000 à ES PR. 0 Temps de contact - GA 102 ARE IE RS 4107-11 h; Rae < -em® de solution | ÿ 0.) 0 0 0,2 | 0,4 | 0,5 d’acétone M/100 | 10 0 0 o |02 | 205! 2,6
{2} Dans nos essais, voisine de 260.
| (?} Les chiffres indiquent le nombre de cm? de solution nitrochro- ‘ nique Ne réduits.
L'attaque à froid : l’acétone est dore ae nulle et n’est que minime à 1000.
Nos résultats concordent parfaitement avec. ceux de CoRDE- . BARD[11], et de Posrrc, Courrois et RABATÉ[ 49 ].
II. Recherche de l’acétone au cours de l'oxydation nitrochromique.— Nous nous sommes efforcés de caractériser et de doser
J’acétone qui, selon notre schéma, apparaît de façon transitoire.
Après un temps de contact variable, le mélange, renfermant les pro- D. Cousin \ Ÿ 2)
A Sa
duits de la solution nitrochromique sur l’acide B-hydroxybutyÿrique, est additionné de 40 em? d’eau distillée, neutralisé par de la Lessive: de soude à 330 Bé en présence de tournesol (le mélange vire au vert dès la moindre alcalinité) et soumis à la distillation. N ous recueillons 30 em° de distillat où nous recherchons l’acétone par les réactions classiques de LeGaz [ 40], FrommEer [ 29 ], Denraës [ 16] et Ro- THÉRA [| 51] (!). Nous l’avons également dosée par la méthode iodométrique classique.
Sur un premier essai à blanc, c’est-à-dire sur une solution de réactif nitrochromique sans acide B-hydroxybutyrique, les trois réactions ont été négatives et il n’y a eu aucune réduction d’iode en milieu alca- Un. |
Un second essai, pratiqué sur un mélange de réactif nitrochromiqueet de 2 cm$ de solution d’acide 8-hydroxybutyrique M/10 après 10: minutes de contact, nous a donné des résultats positifs.
Nous avons ensuite fait deux séries d'expériences, chacune des deux comportant attaque d’une même quantité d'acide B-hydroxybutyrique par 10 cm° de réactif nitrochromique. Après un temps de contact variable, l’acétone séparée par one est dosée par iodométrie CPARIeAt IV).