‹ Recherches sur le droit public des CambodgiensChapitre 48 sur 63 · LE TRIBUT · texte numérisé non relu

LE TRIBUT

Quand les Cambodgiens eurent conquis le territoire du Cambodge actuel et des pays qui lui ont appartenu dans le passé, ils durent rendre tributaires de leur roi toutes les tribus vaincues qui n'avaient pu fuir leurs armes ou qu'ils pouvaient encore atteindre. Cela dût constituer une source de revenus assez considérable et peut-être les seules ressources du roi, après le produit des amendes, au lendemain de la conquête.

Les peuples vaincus étaient probablement "sans organisation politique sérieuse, à peine civilisés ; peut-être ne savaient-ils point frapper la monnaie sphérique, la barre, le lingot d'or ou d!argent qui subsiste encore au Siani et qu'on frappait au Cambodge il y a moins de quarante ans. Dans ce cas, le tribut était en nature, en poudre d'or ramassée dans le sable des fleuves ou dans les alluvions, en produits précieux recherchés par les commerçants étrangers, utiles au culte, la cire, le cardamome, le coton, la soie, l'ivoire, etc. Il pouvait aussi se composer de lingots de fer, de cuivre, d'étain, d'or ou d'argent et, en somme, représenter un revenu royal considérable, à une époque où les métaux précieux étaient probablement d'un prix beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui et les produits du sol beaucoup moins chers.

Le tribut est encore payé par quelques peuplades à demi sauvages et la tradition enseigne que beaucoup d'autres peuplades qui ne le paient plus aujourd'hui le

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