XII PREFACE
haïssent et que nous n'avons pas su dompter réduire à l'impuissance en 1893. Sachons dor faire de l'élément de force qui s'est donné à non du peuple cambodgien, l'allié fidèle qu'il veut êtr et le grand peuple qu'il peut devenir. Mais, pour n pas quitter la voie droite, pour ne pas batti-e le routes inconnues qu'il ne saurait parcourir, ménn< remorqué par nous, ne prétendons pas le dirige) avec nos seules notions de politique et de justice, que l'Occident a enfantées pour des complexités que l'Extrême-Orient n'a point, tenons compte de son passé, de son génie particulier, des aptitudes que ses aïeux lui ont léguées, sachons non le mener mais le soutenir, non le diriger mais le conduire au but qu'il a entrevu, que sa nature de peuple d'Extrême-Orient lui permettra d'atteindre. Gardons-nous bien d'étouffer en lui ce qui est sa force, « de souffler, d'éteindre », pour parler comme les bouddhistes, ce qui est son âme de peuple, ce qui le caractérise entre toutes les races de l'Indo-Chine, le génie séculaire de sa race. Nous ne parviendrions jamais à faire de ces Cambodgiens des Français, des Occidentaux, et ils cesseraient d'être des Cambodgiens pour demeurer des Orientaux éperdus, avilis, et sans consistance morale. Et pour parvenir à faire d'eux ce que leur nature veut qu'ils soient, pour savoir découvrir les routes où nous voulons soutenir leur marche, étudions-les dans leur histoire, dans leurs satras \ religieux et moraux, dans leurs mœurs, dans leur