‹ Recherches sur le droit public des CambodgiensChapitre 6 sur 63 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

nos protégés, que je me suis mis à la besogne et que, — dans ce volume qui m'a demandé quatre années de recherches et d'études, passées à interroger, à noter, à interroger encore pour contrôler, rectifier et mettre au net, — j'ai tenté de donner une idée du Droit public des Cambodgiens.

J'ai suivi la route que d'autres avant moi, — les Doudart de Lagrée, les Francis Garnier, les Harmant, les Janneau, les Moura, les Aymonnier, — ont ouverte, et j'ai détaillé, analysé, défini bien des choses qu'ils avaient vues d'ensemble et pressenties, à peine indiquées, mais il y a bien des parties absolument neuves sur lesquelles il faudra revenir encore. Que d'autres se mettent donc à l'œuvre ; la route à suivre est large et nous n'y sommes pas nombreux ; ils pousseront plus loin que moi, verront mieux peut-être et pourront encore trouver les éléments d'importants travaux, faire de véritables découvertes en histoire, en épigraphie, en législation, en morale, en linguistique, en ethnographie, etc., et servir notre France en même temps que cette noble nation des Khmers, qui a volontairement mis toutes ses destinées entre nos mains et qui attend de nous la renaissance que nous lui avons promise. Elle est certainement l'élément le plus sûr de notre domination en Indo-Chine, la nation sur laquelle nous pourrons toujours compter pour nous défendre, aux heures tragiques, contre les Chinois, contre les Annamites qui ne nous aiment pas et contre les Siamois qui nous

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