‹ Recherches sur le Mécanisme de la PigmentationChapitre 4 sur 21 · SS · texte numérisé non relu

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dirons quelques mots que pour nous mettre en garde contre des entités ou des distinctions arbitraires.

Deux familles se distinguent nettement (1) :

L'une est celle des pigments clairs, des lipochromes ; l’autre, celle des pigments foncés.

Les lipochromes ont certains caractères nets :

1° Couleur claire, jaune en général, comprise entre le vert et le rouge.

2° Solubilité dans l’éther, l'alcool, le chloroforme, la benzine, les matières grasses (solutions jaunes); dans le sulfure de carbone

sie rouges).

* Action des acides; ils transportent les tons vers la partie la cs réfrangible du spectre (l'acide sulfurique colore les solutions en bleu; l'acide nitrique colore les solutions en vert ; l’iode agit de RES même.

4° Décoloration progressive à la Ar

— 5° Spectre remarquable par l'éclat du rouge, du jaune, et du vert ; les radiations les plus réfrangibles sont absorbées. Les solutions

- étendues donnent trois bandes dans le bleu, indigo, violet. Puis le

spectre s’illumine en laissant finalement deux bandes, l’une vers F,

= l'autre entre Fet G. Tupicaum a, du reste, noté les différences de

He — positions de ces bandes, suivant le dissolvant.

Le type de la famille est la Zutéine. :

L’ovario-lutéine s’extrait des corps jaunes de la vache (HoL,

ee PrccoLo et LIEBEN, etc. : par le chloroforme ou l’éther.

2 Le jaune d'œuf contient une lutéine que l’on peut préparer par

me a de l'extrait éthéré.

Nous nous sommes servis, préparée de la manière suivante, pour | l'njecter. aux animaux: l'extrait éthéré étant toxique, quelle que forte que soit la concentration, nous avons mélangé l'extrait éthéré

4 de la vaseline ie et laissé évaporer l’éther. La vaseline se

ml

colore progressivement en jaune en abandonnant un dépôt ; on filtre;

on a ainsi un liquide clair, très beau, sans danger au point de vue

des injections sous-cutanées. Notons que la vaseline, en contact direct avec le jaune d'œuf ne se colore pas; la dissolution est Se empêchée par une enveloppe, ou simplement une atmosphère graisseuse, que l'éther dissout.

Nous avons préparé de même, pour le même but, différentes lutéines extraites des graïsses, des capsules surrénales, des corps jaunes de la grenouille.

Le sérum contient un colorant jaune considéré par HAMMARSTEN SS chez le cheval comme de la bilirubine, par Mac Munx chez le mouton Se comme de la choleteline (ex. spectroscopique). Tupicum, Hope SEYLER en ont fait une lutéine (ex. spectroscopique). KRUKENBERG > (8"7)* également (séparation par l’alcool amlique, le rapproche du pigment cutané du Triton cristatus. De même du sérum de certains IR oiseaux (HALLIBURTON). Les gouttes graisseuses de la rétine semblent

s’y rattacher (CAPRANICA) ; elles se décolorent à la lumière, elles sont & incolores chez les animaux à graisse incolore (lapin, KuaNE) (83). PE Peut-être le DOURpRS rétinien (qu’il dérive ou non de ces gouttes $ 2: graisseuses), est-il à rapprocher des lipochromes; il pousse à

l'extrême un des caractères familiaux ; la décoloration à la lumière.

Enfin à la classe des lipochromes se rattachent différents corps ; la tétronérythrine de Wurm, extraite du liseré rouge des yeux du ‘faisan) assimilée à la zoonérythrine de KRUKENBERG, corps très répandu dans les enveloppes et la peau d'animaux inférieurs. Elle aussi se décolore par oxydation à la lumière. Rio nn

Le dichroïsme habituel aux lipochromes devient un caractère essentiel ; la couleur jaune sous certaines incidences devient bleue “at SOUS are autres, les acides déplacent la coloration du j jaune du bleu. je FRS SET TER

Inversement, la chaleur (écrevisse, homard) fait passer le pigment | du bleu au rouge : la créosote agit de même (Poucuer) (122). Nous citerons seulement les autres COrpS chimiques, plus ou moins incertains, pense à la Fous des lipochromes. RSR Er

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tation.

Pour KRUKENBERG et Meyer, les pigments des oiseaux dérivent tous de la fuscine (coriosulfurine) ; tels la psittacofulvine ; la combinaison de ces couleurs constitue différentes teintes.

D'autres colorants sont à rapprocher de la carotine : tel le pigment de R. BLANCHARD (diaptomus des Alpes) ; tel Le pigment du Pyrrhocoris apterus (PHisaLix). Une foule de pigments mal connus encombrent cette famille de noms (pelagéine, astroviolettine, astrogriséine, velleline, astroïdine, ophiurine, echinastrine, pentacrinnine, actinochromine, etc.).

La pucinine (mureæ, jantha purpura, limace rouge) provient d'un chromogène incolore contenu dans le mucus de la glande à pourpre et qui se colore sous l'influence des réducteurs (LETELIER).

L'autre grande classe est celle des pigments foncés ; elle paraît, du reste, également, assez peu homogène.

Ses caractères sont, surtout, des caractères négatifs d’inaltérabilité qui rendent difficile la purification de ces corps.

L'analyse speclrale ne peut donner aucun renseignement. De même, la présence du fer, qu'on a voulu ériger en caractère géné-

7 . » , rique, el qui, nous le démontrerons, n’a que peu de valeur.

La melanine, pigment cutané et oculaire de l’homme et d’un grand nombre d'animaux, représente l'élément causal d’un certain nombre de colorations (le roux, le châtain, le brun, le noir sont constitués par le même pigment en proportions différentes).

Les analyses chimiques sont certainement inexactes; car, pour nous, la mélanine colore l'élément protoplasmique constituant du __granule pigmentaire. Or les méthodes chimiques d'isolement nel’en séparent pas. HUNEFELD, GMELIN, DRESSLER, HEINTZ, RoBin ont, du reste, trouvé des écarts considérables, surtout pour le chiffre d’Az (43,77 pour ScHerer, 3,89 et 8,29 pour RCD 13,24 pour Dresser et 7,10 pour HEINTZ).

L'action des réactifs (alcalis et acides se) donne également des résuliats contradictoires.

Au point de vue qui nous concerne, nous devons surtout nous préoccuper de l'action des réactifs histo- ÉPRARIqUes sur la pigmen-

Pour obtenir le blanchiment d’une pièce, on emploie l’eau de

Ée (Mayer), le chlorate de potasse et l'acide chlorhydrique

(solution saturée de chlorate à laquelle on ajoute quelques gouttes d’'HCD) ;

l’eau oxygénée ;

l'acide nitrique ;

le bichromate de potasse et l’acide sulfurique ; .

le peroxyde de sodium (CARAZZ1) ;

l’acide sulfureux (GILSON).

Nous nous, sommes nous-mêmes servis parfois avec succès de l’action successive du chlorhydrate d’aniline et de l'alcool. Mais, malgré l'énergie de ces agents/la dépigmentation est rarement complète. :

L'action des dissolvants (potasse, carbonates alcalins, acides forts) est décrite différemment par les auteurs, très probablement à cause

des différences de solubilité de l'élément prolg rase, constituant du granule.

Le noir de seiche : mélaïne (Brzzro, Hocarus) a été individualisé parce qu’il est soluble dans les carbonates alcalins. Ce caractère

nous paraît secondaire et des variations plus importantes existent

entre les auteurs pour un même pigment. Les analyses de Varior et . DEsrosses (162), celles de Giro (64) semblent rapppocher ce pigment du pigment choroïdien. Mais de grandes variations s’observent encore. PROUT conclut à la richesse en fer des cendres : il mote l'insolubilité dans SO* H?. Gmeun conclut, au contraire, qu’il y a peu de fer, et que la mélaïne se dissout dans l’acide sulfurique concentrée.

On trouve, en tous cas, dans la série animale (yeux surtout) un.

pigment noir, identifiable avec la mélanine.

Quels rapports y a-t-ilentre la mélanine et les pigments pathologiques ? Un pigment pathologique, celui des tumeurs mélaniques, paraît s’en rapprocher beaucoup. Lui aussi est profondément inatta-

quable ; il ne présente pas, non plus, les réactions du fer. Il ne présente aucune réaction avec le ferrocyanure ou le sulfhydrate

d’ammoniaque, se dissout en totalité dans une solution concentrée

de potasse, abondamment dans une solution d'ammoniaque. A? Nous devons ajouter pourtant que, sur des préparations de

pigment provenant des tumeurs. mélaniques d’un vieux cheval blanc, pièces que nous à très. aimablement procurées | M. Canior

(d’Alfort), le ferrocyanure teintait en bleu one rares BtRn

a MÉCANISME DE LA PIGMENTATION. 7

alors que l’immense majorité des granulations ne présentait pas cette coloration.

Nous verrons, du reste, ailleurs, ce même caractère évolutif du pigment, aboutissant à des composés sans fer, ou de moins où le fer n’est plus décelable.

La grande analogie du pigment mélanique de cheval et du pigment choroïdien nous permettra de substituer l’un ä l’autre, dans la pratique des injections massives de pigment.

Un autre pigment pathologique, celui de la maladie d’Addison se rapproche entièrement du pigment normal.

. À côté de ces pigments, d’autres ont des caractères différenciels plus accentués. SE

Le plus curieux est le pigment ocre du diabète bronzé, pigment bien étudié par MM. AuscHeR et LaPICQuE (8). Il est très inaltérable, et se rattache pour ces auteurs à un hydrate ferrique Fe 203, 2 H?20. Mais il présente des réactions assez paradoxales : le sulfhydrate d'ammoniaque, au lieu de donner la réaction noire immédiate du sulfure de fer, agit lentement et ‘demande, pour l’effectuer, 20 à 30. minutes. Les acides, loin de dissoudre le pigment, le précipitent des solutions dans lesquelles il est en suspension. Il est bien probable

‘que, là encore, l’hydrate ferrique est le colorant d’une masse . protoplasmique, très Lot constituant le granule et qui en masque — les réactions @.

“Un autre pigment noir, plus rare, en solution dans la liqueur sodique, se fonce à l'air et perd une partie de l'intensité de sa coloration sous l'influence des réducteurs. ;

Le pigment des paludéens, comme un certain nombre de pigments d origine manifestement sanguine (transformation d’ecchymoses,

ns: etc), présente les réactions des sels de fer et une insolubilité : É ni san la potasse.

o La partie ne dans ne chorhydrique hand est de À — T (focons blan-

451 ere : D

RARE La ne . de poids subie par | caleination est qe 17,50, dont AS PoUE l’eau si on

RÉ ErR

2 adopte les chiffres des auteurs. ie FR 4e matières organiques étrangères.

S Ce-qui est pou, mais l’hydrate ferrique est très nue Li pos à la matière nee on nique.

Nous avons eu l’occasion récente d'examiner plusieurs foies mélaniques de moutons venant de Russie : leurs cellules hépatiques sont infiltrées de granulations pigmentaires ; ce pigment présente les réactions du fer (ferrocyanure, sulfocyanure). Mais il faut une certaine quantité de matières pour donner une réaction sensible. Il présentait, de plus, la propriété de se décolorer complètement à 100°.

Peut-on, se basant sur les réactions du fer etsur l’insolubilité dans la polasse, distinguer les pigments pathologiques (d° CHE hématique, généralement) des pigments normaux.

BRAULT (34) admet cette distinction ; mais certains faits ne nous permettent pas de nous ranger à cette opinion. de

Dans le cycle de transformation de l’hémoglobine, l'hématine, pigment ferreux, se transforme en hématoporphyrine (pigment sans

fer). TERMS De même, d’après NEUMANN (116), Scaminr (146), le pigment Ne ferreux perd son fer : On appelle hémosidérine (hémosiderose, UNNA) + le pigment ferreux, mélanine, ce même pigment dépourvu de fer. EN B. ScHwubr, introduisant, dans le sac lymphatique de la grenouille, : a

des fragments de moelle de sureau imbibée de sang du même animal, étudiait les stades de transformation des globules rouges en pigment ;

> à un moment le pigment ferreux perd complètement tout le fer qu’il renferme. È

Nous avons vu que sur nos préparations de pigment mélanique du cheval, quelques granules présentaient, de loin en loin, la coloration bleue par le ferrocyanure. RL

De même, étudiant, dans le tube digestif de la sangsue, la transformation du globule en granules pigmentaires, nous vimes d’abord la plupart des granules devenir bleus je le forrocyanure er acide. ; chlorhydrique ; progressivement, un certain nombre ne présentaient

… plus les réactions du fer ; ce nombre augmentait dans les réseaux à pigmentaires de Ja sangsue, qui, très probablement, ne sont ue des lymphatiques remplis de pigment. ù

Cette distinction, qui serait, en certains cas, si es ne peut nous à donner que des indications relatives. Elle ne peut pas en tous cas, nous renseigner sur l’origine hématique ou autochtone du pigment. * LS

: Peut-être des arguments histo-phy siologiques plaiderontits Ai La pour ou contre cette importante Hp TR VAR EN ue

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