‹ Recherches sur le mécanisme de la respiration et sur la circulation du sangChapitre 12 sur 14 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Ce dernier Mémoire faisait d’abord par-* tie du précédent, auquel il se trouvait assez naturellement lié par les remarques suivantes :

Les organes de la poitrine, le cœur, les gros vaisseaux et les poumons se trouvent comprimés dans les efforts aussi-bien que les organes de l’abdomen, puisque le diaphragme devenu passif, se laisse docilement repousser vers les parties audessous desquelles il est situé. Je n’ai le dessein de m’occuper des effets de cette compression que pour ce qui concerne les poumons, ceux des organes pectoraux que la délicatesse de leur tissu rend le plus susceptibles de céder aux pressions extérieures.

Indépendamment des preuves déjà citées dans le premier Mémoire , on peut constater la réalité cle cette compression, en portant la main à la partie inférieure du cou, précisément à Fen~

droit où les muscles sterno-mastoïdiens commencent à s’écarter l’un de l’autre.

On sent alors les poumons faire effort contre les tissus voisins.

Il est donc évident que la puissance développée par les muscles abdominaux , se trouve également répartie entre les viscères des deux principales cavités.

Voilà pourquoi le même effort a souvent déterminé une expulsion abdominale en même temps qu’une hémorrhagie des poumons ; pourquoi les vomitifs sont quelquefois employés par des médecins plus ou moins inconsidérés, pour chasser des corps étrangers engagés dans la trachée-artère, pour rupturer de prétendues vomiques, pour vider même les cavernes des poumons de la matière tuberculeuse qu’elles contiennent.

Mais il est un autre ordre de phénomènes qui résultent de la compression des poumons : c’est de ceux-là que je veux parler.

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