II. —— Le rachitisme expérimental
L'évolution des travaux sur le rachitisme expérimental peut être divisée en trois périodes. La première est marquée par les recherches de Jules GUÉRIN qui, en 1839, essaya et prétendit réussir à rendre de jeunes Chiens sevrés rachitiques, en leur donnant un régime de viande, de pain et de pâtée. TRi- PIER en 1874 ne put réaliser la production du rachitisme par cette même méthode. D’autres essais furent faits, notamment par Vorr, qui remarqua « l’importance du calcium dans l’organisme animal ».
POmMMER en 1885 apporte ses constatations histologiques et ARON et SEBAUER leurs analyses chimiques des os en 1908. Avec MELLANBY en 1919 commence la seconde période, marquée non seulement par le fait que ce chercheur s'intéresse au rôle des vitamines, mais aussi par l’emploi de régimes bien définis et contrôlés.
La troisième période est celle où l’on a mis en évidence le rôle joué par l'insuffisance en phosphore du régime dans la production du rachitisme. C’est là le résultat des expériences de SCHABAD, SHERMANN [103], PAPPENHEIMER [103], Mac Coc- LUM [105], SxipceY [105], Park [105] faites sur le Rat blanc considéré depuis quelques années, comme l’animal de choix pour cette étude. STEENBOCK [40] et BLack en 1925 ont suggéré l'emploi d’un régime pauvre en phosphore composé de maïs, de gluten de blé, de carbonate de calcium et de chlorure de sodium.
Les preuves histologiques du rachitisme expérimental sont : l'élargissement du cartilage de conjugaison qui est frangé du