‹ Recherches sur le mécanisme du rachitisme expérimentalChapitre 6 sur 68 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Rachitisme humain et rachitisme expérimental.

Le rachitisme est une maladie qui paraît être répandue dans le monde depuis des temps très anciens. De nombreux chercheurs lui ont consacré leur travaux. Dès l’époque gréco-romaine, SORANUS D’ÉPHÈSE en donna une description satisfaisante. Puis on ne trouve plus de document à ce sujet jusqu’au XVI siècle. C’est alors que l’on atteint la « période anglaise » ou « période de GLISSON >» de l’histoire du rachitisme, caractérisée par la publication en 1650, par GLISSON, du traité en latin « De rachitide » dans lequel sont décrits les signes de cette maladie. En outre GLISSON observe un autre trouble de Ia nutrition de l’enfant : le scorbut infantile.

Le XVIII siècle n’apporte aucune recherche importante. Au début du XIX® siècle, WENDELSTADT, TROUSSEAU et LASEGUE établissent une relation entre le rachitisme et l’ostéomalacie. Plus tard c’est en appliquant la chimie aux problèmes pathologiques que l’on poursuit l’étude de cette maladie. Il est à signaler qu’en 1885 POMMER fait d’intéressantes constatations histologiques et notamment l’excès de tissu ostéoïde qui se forme dans les épiphyses des os chez les rachitiques.

Au XX° siècle apparait une méthode d’étude nouvelle : le « rachitisme expérimental », provoqué dans les laboratoires. On fait entrer en jeu les vitamines, les facteurs spécifiques de la nutrition osseuse, les rayons ultra-violets, l’examen chimique du sang et la radiographie. Aussi la mise en œuvre de tels moyens permet-elle à HEss [35] de dire : « Notre connaissance du rachitisme promet d’être plus grande dans la première moitié de ce siècle que durant les deux cent cinquante années précédentes ».

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