A. — LÉSIONS OSSEUSES
De nos jours le rachitisme atteint rarement un caractère très grave, grâce à un traitement précoce. Suivant les cas, les signes morbides sont plus ou moins accentués. Généralement des dystrophies osseuses se décèlent de la manière suivante Les fontanelles du crâne sont élargies et les os crâniens anormalement minces, la déformation des os frontaux provoque un élargissement du haut du visage (« crâne olympien ») et celle des maxillaires donne « le menton en galoche ».
Le thorax est presque toujours rétréci, quelquefois même au point de gêner la respiration. L’élargissement des articulations costo-chondrales donne ce qu’on appelle : « le chapelet costal ». L’abdomen est proéminent (en besace). Dans les cas graves le rachis est atteint et l’on peut voir de la scoliose ou de la cyphose. Le bassin déformé prend une forme typique « en trèfle » ; le ramolissement des os pelviens oblige la tête du fémur à pousser la cavité cotyloide à l’intérieur de la cavité pelvienne. Quant aux membres, on note de l’intumescence des poignets, et une certaine courbure des avant-bras. Les membres inférieurs se courbent sous le poids du corps et des fractures apparaissent quelquefois. Les genoux s’entrechoquent et la mobilité des articulations est anormale, les chevilles sont enflées. Le squelette entier peut subir un défaut général de croissance aboutissant au « nanisme rachitique ». A ces dystrophies osseuses s'ajoutent un retard dans la dentition, dans l’aptitude à la marche de l’enfant. De plus la musculature est déficiente.
L’altération caractéristique des os consiste en leur mollesse, en relation avec l’augmentation de leur teneur en eau et leur pauvreté en cendres. À l’examen l’os présente une teinte rosée, due à l’hypérémie qui affecte le périoste. Celui-ci est fréquemment épaissi ct il recouvre une couche rougeâtre ou blanchâtre d'aspect cartilagineux. Les rayons X ont été appliqués