‹ Recherches sur le métabolisme chloré au cours du nanisme rénalChapitre 31 sur 46 · DATES · texte numérisé non relu

DATES

Nous avons, le 6 juin, recherché la concentration maxima, par la méthode qu'emploi R. DEBRÉ, dans le diabête insipide. Notre sujet qui était soumis depuis 2 jours à un régime hypersalé est laissé à jeun à'partir de minuit, il ingère à 8 heures, 100 cc. de thé léger et du pain. À 10 heures, il ingère 100 cc. de thé et 5 grammes de sel. Nous avons recueilli les urines de 9 heures à 13 heures, toutes les demi heures. Dans chaque échantillon, nous avons dosé les chlorures.

CONCENTRATION MAXIMUM EN NaCI.

NaCI par litre

Heures | Quantité d’urines |

9h. | 170 cc. ere 10 h. 160 cc. DS IO JO h: 200047 150 cc. 3 gr. 60 AT 125 Ste Fer 20 Eh 65 cc. 2er 620 ei | 70 cc. Dell DRE 80 cc. | gr. 80 ISA 60 cc. 1 gr. 80

La concentration des chlorures urinaires, qui a comme chiffre maximum 3 gr. 60, ne dépasse jamais le taux des chlorures sanguins. Il y a donc ici une nette diminution du pouvoir concentrateur des reins pour le NaCI.

Cette diminution du pouvoir concentrateur explique le fait qu’un régime riche en chlorures entraîne immédiate-

ment une augmentation de la diurèse, car une diurèse basse

UT = APP ENT ad EE ue >

AD

en A . Él . + " ES trainerait la rétention d’une certaine quantité de sel. À

ge # . » » , n l'inverse, le régime déchloruré diminue la polyurie.

Le chiffre de 3 gr. 60 que nous venons desciter n'a été trouvé que dans un seul échantillon; dans les autres, la moyenne des chiffres des chlorures urinaires est de 2 gr. 20 par litre, chiffre très bas, puisque le taux de concentration limite du rein pour le NaCI est de l’ordre de 10 grammes

par litre.

11 existe donc un abaissement important du pouvoir de concentration du NaCI chez notre sujet.

LA RETENTION CHLOREE SECHE :

Nous pensons, après les épreuves précédentes, qu'il nous est permis d'assurer que notre malade présentait une rétention chlorée sèche, d’après la terminologie employée pour la première fois en 1905 par AMBARD et BEAUJARD.

Ces auteurs ont les premiers démontré que, si comme l'avaient prouvé les travaux de WIDAL et de son école, le NaCI était l'élément indispensable à la formation de l’œdème dans la rétention chlorée hydropigène, 1l pouvait tout de même exister une rétention chlorée sans rétention d’eau

concomitante, Ils ont nommé cet état : rétention chlorée sèche. | :

C'est en déchlorurant et rechlorurant leurs malades et en calculant le sel éliminé ou retenu pendant ces épreuves, sans qu’il y ait perte ou augmentation de poids, qu'ils ont démontré l'existence de cette rétention.

Cette question a été reprise par le détail en 1925 par Léon BLUM et Van CAULAERT, qui ont essayé d'expliquer

le mécanisme de cette rétention chlorée sèche, en démontrant

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