ERA S AUX
2° La tolérance remarquable vis-à-vis de l'hyperazotémie, parfois très élevée, qui reste latente pendant longtemps. Cette azotémie peut demeurer sans changement pendant des années, mais évoluer rapidement sous l'effet d’une cause minime. Les lois de WIDAL n'ont aucune valeur dans
le déficit rénal du nanisme:
3° L'absence d'étiologie apparente. Nos observations, pas plus que les précédentes, n'apportent la notion d'une néphrite aiguë antérieure ou d'une infection ou intoxication
capables d'expliquer l'insuffisance rénale.
Tous ces arguments nous montrent que l'insuffisance rénale du nanisme rénal est assez différente de celle des néphrites aiguës ou chroniques. Tout s'y passe en définitive comme si, l'imperméabilité relative du rein pour l’urée étant le phénomène essentiel, la rétention chlorée sèche, en quelque sorte providentielle, n'intervenait que pour en limiter les conséquences.
Et cela nous amène à considérer avec intérêt la théorie
de DEBRÉ, suivant laquelle le nanisme rénal est, non pas
un syndrôme acquis, mais une véritable malformation con-
génitale dans laquelle l'hérédité pourrait jouer un rôle:
important.
Ten
Le
Conclusions
1° Contrairement à ce qui est signalé dans les diverses publications, nous avons constaté, dans trois observations de nanisme rénal ou syndrôme connexe, un trouble constant du métabolisme chloré;
2° Le premier fait est l'existence d’une rétention chlo-
rée sèche, que nous avons pu prouver par :
a) Les dosages du chlore sanguin plasmatique et globulaire;
b) Les épreuves de déchloruration et de rechloruration, qui ont montré un supplément très important dans les quantités de sel respectivement éliminé ou retenu, alors que les variations de poids restent normales au cours des deux
épreuves.
3° Nous avons noté également l’interdépendance des métabolismes chloré et azoté, le régime déchloruré entrainant chez nos malades une exagération de l’hyperazotémie. 4° Pour expliquer le mécanisme de ces faits, il faut faire intervenir :
D'une part, un élément rénal (insuffisance de la concentration des chlorures, phénomènes de l’oligurie relative