‹ Recherches sur le métabolisme chloré au cours du nanisme rénalChapitre 41 sur 46 · AE OO LE · texte numérisé non relu

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tait aux environs de 2 litres 200, ses reins auraient pu éliminer tous les jours environ 7 gr. 50 X 2,2 soit 16 gr. 50 d'urée, chiffre nettement supérieur à la quantité que l'organisme aurait dû rejeter normalement en régime désazoté. __ Pourtant, pendant cette épreuve, l’urée sanguine à augmenté de valeur, prouvant par là que les reins ne pouvaient éliminer toute l’urée du sang. Il est donc logique de penser que les reins n’ont pu subvenir à leur tâche, à cause d’une hyperproduction d’urée. e On pourra faire à ce raisonnement deux objections.

La première, c'est que nous n’avons pas fait de dosage

du taux de l’urée urinaire, et que nous raisonnons sur un

chiffre supposé de 7 gr. 50 qui peut avoir été abaissé dans l'épreuve de la déchloruration par une néprite fonctionnelle.

Nous répondrons que ce chiffre est un chiffre fortuit, et qu'il n’est pas prouvé qu’il ait la valeur d’un taux de concentration limite. Il n’est donc pas sûr, même s’il y a néphrite fonctionnelle, que la concentration urinaire maxima pour l’urée s'abaisse très au-dessous de ce chiffre.

La deuxième objection, c’est que l’azotémie s'élève peu en l’espace de 7 jours, et que cette augmentation n’est pas très démonstrative.

Nous ferons remarquer que notre sujet se trouve à un régime désazoté et qu'avec un régime semblable, notre premier malade avait présenté une hyperproduction d’urée peu importante, et que l’azotémie s'était fixée rapidement, sans variation considérable.

Le 31 juillet, nous avons mis notre malade à un régime désazoté chloruré; nous lui donnions 10 grammes de sel à

ingérer par jour.

24 Jours après, l'azotémie avait baissé à o gr. 62 par

litre.

C'est certainement le régime salé qui avait provoqué cette amélioration.

On peut donc répéter pour cette troisième observation ce que nous avons dit pour les premières, qu'il y à une relation étroite entre le métabolisme du chlore et celui de l'azote.

La rétention chlorée sèche et le retentissement de cette rétention sur le métabolisme azoté, nous ont montré un type de déficit rénal différent de celui que l’on trouve habituellement dans les néphrites chroniques interstitielles.

S'il est vrai que c'est dans ce type de néphrite qu'AM- BARD et BEAUJARD ont, les premiers, isolé le syndrôme de rétention chlorée sèche, il n’en est pas moins certain que, dans ce cas, le régime déchloruré, en supprimant cette réten-

tion. entraîne une amélioration de l’état du malade.

Dans nos observations, au contraire, la déchloruratien diminue la rétention chlorée, mais aggrave le pronostic en provoquant une hyperazotémie redoutable. D'ailleurs, la rétention chlorée sèche est rare au cours des néphrites, l’œdème restant la manifestation habituelle du déficit de la perméabilité rénale vis-à-vis des chlorures. À l'inverse, l’absence d'œdème est notée aussi bien dans nos observations que dans toutes celles de nanisme rénal que nous avons pu dépouiller.

Ces divergences. au point de vue du métabolisme chloré, fournissent un argument sérieux à ceux qui voient dans le nanisme rénal un processus différent de celui de Îa

néphrite interstitielle. Il nous faut y ajouter 1° L'absence d’'hypertention et de tout retentissement

cardio-vasculaire ;

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