‹ Recherches sur le penchant au crime aux différens âgesChapitre 13 sur 17 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

Cupidité , vol

Adultère

Diasensions domeitiques . .

Jalousie , débauche ....

Haine , Tengeaoce , motift diter»

L'adultère, les dissensions domestiques et la Jalousie , causent un nombre d'empoisonnemens à peu près le même chez les

deux sexes ; mais le nombre des assassinats et surtout des meurtres de femmes par leurs maris y est plus grand que celui de maris par leurs fenunes. Ce qui se rapporte à ce qui a été dit précédemment.

Sur les 903 meurtres qui ont eu lieu par haine ^ yengeance ou d'autres motifs y 446 ont été commis par suite de querelles et de rixes au cabaret ; ainsi plus du tiers du nombre total des meurtres a eu lieu dans des circonstances auxquelles les femmes sont généralement étrangères.

Les deux derniers volumes des comptes généraux de V administration de la justice , renferment des détails intéressans sur l'état intellectuel des accusés des deux sexes ; on peut les résumer ainsi qu'il suit :

fTAT nmLLECTUKL.

■onoB.

mais.

liflOlT.

Ne sachant ni lire ni écrire

Sachant lire ou écrire imparfaitement ....

Sachant bien lire et écrire

Ayant reçu un instruction supérieure au 1^ degré. Dont Tétat intellectuel n*a pas été constaté . .

HoYiH. 4,2

Ces nombres ne nous apprennent rien quant à la population^ puisque nous ne sayons pas comment les lumières sont réparties en France^ mais nous voyons du moins qu'elles ont une grande influence quant au sexe. Je crois qu'on pourrait interpréter ces

résultats^ en disant que dans les classes inférieures où l'instruction est à peu près nulle ^ les habitudes des femmes se rapprochent plus de celles des hommes y et que plus on s'élève dans les classes de la société y et par conséquent dans les degrés de l'instruction , plus la femme contracte une vie retirée , et moins elle a par conséquent l'occasion de commettre le crime y toutes choses égales d'ailleurs. Ces rapports sont trop différens pour qu'on ne sente pas combien nos habitudes et notre position sociale ont d'influence sur le crime.

D est à regretter que les documens de la j ustice pour les Pays-Bas ne contiennent rien sur la distinction des sexes^ on voit seulement d'après un tableau du mouvement des prisons et des maisons de force et de àéievAioUy deuxième recueilyqu! au l^^" janvier 1827, le nombre des hommes était de 5, 1 62, et celui des femmes de 1 , 1 93, ce qui donne 1 00 femmes pour 433 hommes ; en faisant usage des documens qui m'avaient été confiés par M. le baron de Keverberg, j'avais trouvé qu'en 1825 ce rapport était de 100 à 314.

Si l'on examine ce qui se passe devant les tribunaux correctionnels de France , on trouve que le rapport entre les prévenus des deux sexes a été de 529^848 à 149,565, c'est-à-dire qu'on a compté 28 femmes pour 100 hommes. Ainsi pour les délits d'une gravité moindre et qui se jugent devant les tribunaux correctionnels, les femmes ont été un peu plus nombreuses comparativement aux hommes; etc.

Vin. DE l'influence de l'age sur le penchant au grime. Parmi toutes les causes qui influent pour développer ou pour

dit l'âge. C'est en effet avec l'âge que se développent les forces physiques et les passions de Thomme ^ et que leur énergie décroit ensuite ; c'est aussi avec l'âge que se développe la raison qui courtinue à croître encore lorsque déjà les forces et les passions ont dépassé leur ma^tmt^m d'intensité. En ne considérant que ces trois élémens^ la force ^ les passions et la raison de l'homme Q), on pourrait presque dire k priori quels doivent être les degrés du penr chant au crime aux différons âges. Ce penchant en effet doit être à peu près nul aux deux extrémités de la vie^ puisque d'une part les forces et les passions^ ces deux puissans instrumens du crime^ ont à peine pris naissance^ et que de l'autre part^ leur énergie à peu près éteinte , se trouve amortie encore par l'influence de la raison ; le penchant au crime^ au contraire^ doit être à son maximum à l'âge où les forces et les passions ont atteint leur maximum , et où la raison n'a pas acquis assez d'empire pour dominer leur influence combinée. En ne considérant donc que les causes physiques^ le penchant au crime ^ aux différons âges^ serait surtout fonction des trois quantités dont nous venons de parler^ et se déterminerait par elles si elles étaient suffisamment connues. Mais comme ces élémens ne sont pas encore déterminés^ nous devons nous borner à rechercher les degrés du penchant au crime d'une manière expérimentale ; nous en trouverons encore les moyens dans les comptes généraux de la justice : le tableau suivant fait connaître le nombre des crimes contre les personnes et des crimes

(>) Je ne parle point ici de Tëtat intellectuel , des sentimens religieax , de la crainte de la honte et des châtimens , etc. , parce que ces qualités dépendent plus ou moins directement de la raison de Fhomme.

contre les propriétés qui ont été commis en France par les deux sexes ^ et pendant les années 1826 ^ 27^ 28 et 29 avec le rapport de ces nombres; la quatrième colonne indique comment une population de 10,000 âmes se partage en France selon les âges, et la dernière colonne indique le rapport du nombre total des crimes au nombre correspondant de la colonne précédente ; de cette manière il n'existe plus d'inégalité quant au nombre des indiyrdus des différens âges.

nCBIVIDUS AGES de

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