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Dalmatie
Gftllioie et BnkoTiiM .
Tyrol
XoraTie et Silétie . .
Autriche inUrieure (Grati , Jjàbêék, Tritte). . .
▲ntridMi inférieure ( les
c6tef de l'Eni) . . .
Bohême
PKUSSS.
icoliert sur 1000 enf.
PraMe
Saxe
Poten
Siléfie
Wettphalie ....
Brandebourg. . . .
Poméranie ....
Il serait assez difficile d'indiquer les différentes races d'hommes qui ont peuplé les pays mentionnés dans le tableau précédent , parce qu'elles se sont tellement confondues dans certaines parties que le caractère pnmitif s'est à peu près effacé. La race germa-
(') Les nombres pour la Bobème et l'Autriche intérieure , ne sont relatifs qu'aux quatre années 1819 , 1820 , 1822 et 1823«
nique prédomine dans les états de la Prusse , et s'est mêlée avec les Slavons septentrionaux , particulièrement le long de la côte de la Baltique et dans Fancienne Prusse , et ayec les Slavons occidentaux dans le grand duché de Posen et la Silésie. Dans les états autrichiens , et surtout dans la partie orientale et septentrionale ^ la race slavonne s'est encore mêlée à la race germanique ; Malte Brun pense même que dans la Morayie les SlaTons sont trois fois plus nombreux que les Allemands (') ; ils sont partagés en plusieurs peuplades dont la plus remarquable est formée des Wallaques , « ils sont braves à la guerre , tolérans dans leur religion , et d'une probité scrupuleuse dans leurs relations habituelles. » Les Tyroliens, formés des anciens Rhœtt, seraient, selon Pline (*), originaires de l'Étrurie ; les Dalmates, d'origine slavonne , se sont aussi mêlés aux Italiens.
Il paraîtrait donc encore, d'après le tableau qui précède, que les crimes sont plus nombreux dans la Dalmatie où le sang du midi s'est mêlé au sang des peuples du nord. Chez les Tyroliens on trouve de même les traces de passions plus vives que chez les autres peuples soumis à la domination autrichienne, excepté cependant chez les habitans de la Gallicie descendans des Rousniaques qui proviennent avec les Croates et les Dalmates des Slavons orientaux (^). En classant les peuples d'après les crimes, il paraîtrait qu'ils se présentent dans l'ordre suivant : Étrusques ou
(I) Précis de géographie universelle , liyre 145.
(*) LiTre m , ch. 19.
(3) Malte Brun , Précis de géograp. universelle , livre 116.
Italiens^ Slavons et Allemands ('). Il paraîtrait du reste que les Slayons orientaux ont plus de penchant au crime que les Slayons septentrionaux et occidentaux y qui se sont plus raélés avec les Allemands et qui jouissent d'une ciTilisation plus avancée. On voit d'après le tableau précédent , que l'état de l'instruction en Pmsse a un rapport très-direct avec le nombre des crimes ; il parait qu'il en est à peu près de même dans les pays soumis à la domination autrichienne.
YI. DE l'influence des saisons sur le penchant au grime.
Les saisons ont une singulière influence pour augmenter ou diminuer le nombre des crimes; on pourra s'en former une idée par le tableau suivant y où sont inscrits par mois et pour trois
(i) Les Slavons occidentaux, sont composés selon Malte Brun, des Polonais, des Bohèmes ou Tcheches , des Slovaques de Hongrie , des Sorabes ou Serbes dans la Lusace. Livre 116. <( Ce qui distingue le Slave de FAUemand , c*est le soin qu*il prend de ses propriétés et le désir constant qu'il montre d*en acquérir ; il est moins laborieux , moins susceptible d'attachement et de fidélité dans ses affections , plus disposé à rechercher la société et les sujets de dissipation. 11 se pique d'une grande prudence et se montre ordinairement méfiant , surtout dans ses rapports avec l'Allemand , qu'il regarde toujours comme une sorte d'ennemi. » Livre 144. — Halte Brun fait aussi une distinction des Allemands du nord et des Allemands du midi. •( Le Thuringerwald sépare l'Allemagne en deux régions , celle du nord et celle du midi. L'Allemand du nord , nourri de pommes de terre , de beurre et de fromage , abreuvé de bière et d'eau-de-vie , est le plus robuste , le plus frugal et le plus éclairé ; c'est aussi chez lui que le protestaq^îsme compte le plus de prosélytes. Délicat dans sa manière de vivre , habitiié au vin , quelquefois même adonné à l'ivresse , l'Allemand du midi se montre plus gai , mais aussi plus superstitieux. »