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ANATOMIE NORMALE MICROSCOPIQUE. — HISTORIQUE

I. Avant les méthodes actuelles cVhistologie fine. Ranvier, Golgi, V. Lenhossek, Ramon y Cajal, V. Gehuchten, Dogiel, Marinesco. Les fibres. — II. Les ganglions solaires. Les cellules sympathiques. — III. Résumé. Déjerine.

I. Les progrès faits dans la connaissance de la structure du plexus solaire ee confondent avec les progrès des procédés techniques d'examen du système nerveux.

Avant l'avènement des méthodes actuelles d'histologie fine, Cruveilhier, Henle, RexMAk et Ra>!vier ^ avaient bien décrit et figuré les éléments capitaux des fibres et des ganglions -.

Des récents travaux faits à la suite de Golgi, Lenhossek, Ramon y Cajal et NissL, ne se dégage pas encore une conception définitive de la structure fine du plexus solaire.

Et si la première période dominée par Ranvier a établi des données fondamentales certaines, la seconde est caractérisée par la discussion... On a plus étudié les ganglions que les nerfs.

1. Les principaux travaux sur les fibres nerveuses sont ceux de Key et Retzius, J. C. Roux, Graupner et Weiss. Key et Retzius ont démontré que chaque fibre à myéline est entourée d'une gaine lymphatique située entre la gaine de Schwann et les fibrilles. Ils sont parvenus à injecter cette gaine en poussant l'injection par les vaisseaux lymphatiques. Pour eux, les espaces qui entourent les fibres pâles sont des espaces lymphatiques.

J. C. Roux, dans sa thèse ^ a fait l'étude approfondie des splanchniques de dix malades morts d'affections qui ne paraissaient pas agir sur ces nerfs (infection puerpérale, sclérose en plaques, urémie, paralysie générale). Les fibres de Remak n'ont pas été étudiées.

L'immense majorité des fibres des splanchniques est constituée par de petites fibres à myéline, minces, ne s'indiquant sur la coupe que par un disque gris dont le contour est un peu foncé, et perdues dans cette multi-

* Ranvier. Technique. Leçon sur les nerfs. ^ Sappey. Anatomie humaine, III, p. 230.

' J.-C. Roux. Des lésions du système grand sympathique dans le tabès et leur rapport avec les troubles de la sensibilité viscérale.

lude de petites fibres, on trouve quelques grosses fibres à myéline dont l'épaisseur et la coloration noire tranchent nettement sur les fibres voisines.

Après avoir étudié minutieusement les rapports numériques de chacune des variétés de fibres à myéline contenues dans le splanchnique, Roux conclut que les grosses fibres à myéline y sont diminuées dans le tabès. Graupxer, frappé de la diversité des fibres myéliniques du splanchnique et de la variabilité de leur répartition, pense que l'on peut trouver tous les intermédiaires entre les fibres fines myéliniques et celles qui restent amyéliniques et que le rapport des fibres avec ou sans myéline en un même point du splanchnique diffère selon les individus. Il étudie ensuite à ce point de vue le développement du splanchnique et conclut qu'il se poursuit jusque vers l'âge de trente ans. Graupner comme Roux, n'a étudié que les fibres à myéline. Weiss par une méthode nouvelle de fixation à l'acide osmique et de coloration du cylindre-axe au bleu de méthylène permet d'aborder l'étude des fibres sans myéline. Cette élude de la constitution du cylindre-axe des fibres nerveuses est plus que jamais à l'ordre du jour. Elle est connexe de l'élude des fibrilles primitives de la cellule nerveuse, tour à tour décrites ou niées, et récemment figurées par Bethe et Apathy.

II. — • Les travaux très nombreux sur la structure des ganglions sympathiques et des ganglions solaires en particulier doivent être divisés en deux groupes selon qu'on s'occupe surtout des connexions des fibres nerveuses et de la charpente conjonctive, ou qu'on accorde le principal intérêt aux cellules nerveuses. Dans ce second cas, il faut encore séparer les travaux qui s'occupent de l'aspect de la cellule à l'élat statique de ceux qui étudient ces transformations au cours des différentes fonctions.

Les connexions des fibres nerveuses entre elles et les ganglions, ont été étudiées par la méthode de Golgi qui a montré les terminaisons des fibres s'arborisant autour des cellules ganglionnaires, mais la limite de l'imprégnation élective n'indique pas sûrement la limite des fibres.

Cette objection ne s'applique pas aux résultats fournis par la méthode de Marchi, qu'a surtout employée Graupner pour étudier les dégénérescences des splanchniques en rapport avec des foyers de myélite ou des altérations des ganglions solaires. L'étude de la cellule nerveuse des ganglions sympathiques a été l'objet d'un nombre considérable de travaux' dont V.ix Gehuchten en 1892 a exposé les résultais conlradicloires.

Ces résultats divergents prouvent suffisamment la difficullé du problème. Van Gehuchten l'aborde avec une technique très précise- et conclut ainsi :

^ Voir surtout Kolliker, Histologishe Mitthelungen 1889 ; Cajal, Pequenas contribucones.

I. Estructura y conexines de les ganglios simpaticos. Barcelone, 1891.

VI. Alguanos de tallos mas sobre las celulas simpaticos. Barcelone, 20 août

Notas preventivas. II. Estructura del gran simpatico de los mamiferos.

(Extraido de la Gaceta sanitaria del 10 décembre 1891.)

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