II. Développement DES GAN
GLIONS DE LA CHAINE SYMPA- THIQUE. — Certaines cellules des ganglions spinaux de tout jeunes -embryons (embryon I) sont plus foncées que les autres. Elles occupent surtout la partie ventrale du ganglion. Pour certains auteurs, elles sont le point de départ des ganglions de la chaîne sympathique. En effet, on voit bientôt au-dessous des ganglions spinaux de petites masses très fortement colorées. Ce sont les nouveaux ganglions de la chaîne sympathique, unis aux
Fig. 1.
Embryon V. Coupe sagittale de la région abdominale un peu en dehors de la ligne médiane. Leitz. oc. II, obj. 2.
G. Sp. Origine du nerf grand splanchnique. — Sp. Grand splanchnique. — Sp. Grand splanchnique. — G. S. Ganglion de la chaîne sympatliique. — C. S. Chaîne sympathique. — C. Colonne vertébrale, — F. Foie. — D. Diaphragme. — G. G. C. Ganglions sympathiques cœliaques. — P, Pancréas. — I. Intestin. — R. Rein.
ganglions spinaux par des Iractus formés de cellules et de fibres. Ces masses cellulaires, vues sur des coupes longitudinales sagittales (fig. 1) ou frontales (embryon VI) se continuent les unes avec les autres par des ponts cellulaires. A mesure que l'embryon grandit, ces ponts cellulaires s'étirent et avec eux les cellules qu'ils contiennent. Celles-ci diminuent de nombre à mesure que celui des fibres augmente (Dissections de fœtus). Aussi ne faut-il pas dire, quand au cours d'une dissection on trouve sur un sujet un nombre de ganglions de la chaîne moindre que normalement, que plusieurs ganglions se sont fusionnés,, mais bien plutôt que le processus de différenciation des cellules et des fibres est resté au stade embryonnaire.
Il[. Origine des cellules médullaires sympathiques. — Les cellules très fortement colorées apparues à la partie postéro-latérale de la masse grise péri-épendymaire (embryon I) conservent leur très forte colorabilité dans les embryons plus âgés (embryon III) et gagnent la partie latérale de la moelle dorsale, s'effilent et envoient à travers les cellules fondamentales comme à travers un filtre des prolongements dont quelques-uns vont former des fibres des racines postérieures.
En même temps, les ganglions spinaux dont les cellules sont beaucoup plus volumineuses que celles de la moelle envoient en beaucoup plus grande abondance des fibres vers la moelle. Ainsi se forment les racines postérieures, production secondaire, trait d'union entre la moelle et les ganglions-spinaux et par l'intermédiaire de ceux-ci entre les ganglions de la chaîne sympathique.
IV. Développement des splanchniqûes. — La figure I représentant une coupe sagittale de l'embryon V permet de suivre en détail le développement du splanchnique. Formé d'un grand nombre de cellules allongées très fortement colorées, dérivées pour la plupart de la face ventrale de la chaîne sympathique, il apparaît comme un ganglion sympathique très allongé établissant un trait d'union en forme de courbe à concavité antéro-supérieure entre la chaîne sympathique et les ganglions solaires. A mesure que l'embryon se développe, le splanchnique s'allonge par étirement et parmi ces éléments les fibres prédominent peu à peu sur les cellules. Aussi les coupes transversales, qui faites sur des embryons de un à deux mois, ne montrent que quelques fibres perdues au milieu de nombreuses cellules, montrent sur des embryons plus âgés (de trois mois et demi, et encore mieux sur
des fœtus de six ou huit mois) un nombre de plus en plus grand de libres qui remplace des cellules de plus en plus rares. Cet accroissement des fibres par rapport aux cellules se poursuit pendant la vie extrautérine.
Alors que chez le nouveau-né et chez l'enfant de quelques mois (obs. XXIV) on voit encore quelques cellules perdues au milieu des fibres, plus tard, on ne trouve plus de cellules que dans des endroits spéciaux, au niveau du ganglion de Lobstein, par exemple, reliquat chez l'adulte, d'un état embryonnaire.
V. Développement DES ganglions solaires (voy. fig. 2 et 3). — Dès le