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Fig. 2. .
Régioa sunéno-rénale : coupe horizontale. Leitz. oc. II, obj. Co. Corps vertébral. — R. Rein. — SR. Surrénale. — V. R. Veine rénale. — A. Aorte.
Ganglions lymphatiques. — G. S. Ebauche des ganglions solaires. — G. S. Ganglions de la chaîne principale sympathique.
On voit l'ébauche des ganglions solaires former un croissant à concavité postérieure embrassant l'aorte.
deuxième mois, sur des coupes transversales (embryons II, III. IVj on voit de grosses masses ganglionnaires nerveuses qui occupent la région cœliaque. Dans l'aire limitée par le bord interne des capsules surrénales sur les côtés, la masse intestinale en avant, les corps vertébraux en arrière, existent plusieurs groupes.
1° Un premier groupe à la hauteur et au-dessous du tronc cœliaque
forme im croissant volumineux dont la courbe à concavité postérieure embrasse la partie antérieure de l'aorte.
2° Deux petites masses accolées aux parties antéro-latérales des corps vertébraux plus ou moins volumineuses selon la hauteur et qui repi'ésentent la chaîne sympathique principale.
3° En avant et en dedans, deux points contenant un méjange de cellules et de fibres et qui sont la coupe transversale des splanchniques.
¥ En dedans des surrénales, s'allongeant le long de leur bord
Fi-. 3.
Région surréilo-rénale : coupe horizontale. Leitz. oc. II. obj. 2.
SR. Surrénale. — A. Aorte. — G. L. Ganglions lymphaliques. — V. C. Veine cave. — R. Rein. — Co. Corps vertébral. — G. Ganglion spinal. — M. Moelle.
On voit les cellules des ganglions de la chaîne se continuer avec les cellules des ganjlions solaires, et celles-ci pénétrer dans les glandes surrénales, après en avoir contourné le bord interne.
interne, une série de groupes cellulaires qui établissent selon le niveau des coupes la continuité, avec les ganglions de la chaîne ou avec l«s splanchniques et les ganglions solaires.
Quand on étudie ces masses solaires, au-dessus ou au-dessous du point où l'on remarque le croissant préaortique on trouve autour de
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celui-ci deux masses latérales distinctes, ébauches en haut des ganglions semi-lunaires, ébauches en bas des ganglions réno-aortiques.
Fig. 4.
Embryon II. Région rénale. Coupe horizontale. Leitz. oc. II, obj. 2.
SR. Surrénale. — A. Aorte. — G. L. Ganglions lymphatiques. — V. G. Veine cave. — R. Rein. — . Co. Corps vertébral. — G. Ganglion spinal. — M. Moelle.
On voit les connexions intimes des ganglions sympathiques et lymphatiques.
et qui présentent des connexions très intimes avec les ganglions lymphatiques (fig. 4).
VI, Rapports des cellules sympathiques et des surrénales aux différents stades DE la vie embryonnaire. — Gcttc question, très obscure, est loin d'être élucidée comme le montrent les contradictions des auteurs ^ .
De Leydig qui considère toutes les cellules médullaires des surré.nales comme appartenant aux cellules nerveuses à Aichel qui leur nie toute origine sympathique, on rencontre toutes les opinions intermédiaires.
Certains éléments, que lesuns considèrent comme des ganglions, sont complètement méconnus des autres.
Il en est de même du nombre des ganglions nerveux et des cellules nerveuses qui se trouveraient dans la substance médullaire ; il varie immensément suivant les auteurs pour un même animal.
Ainsi, tandis que Holm et DÔstojewsky trouvèrent une quantité de cellules nerveuses disposées par petits groupes dans la substance médullaire des capsules surrénales du lapin, Gottschau, au contraire, ne put en trouver dans cet animal. Il trouva par contre que les capsules surrénales du
* Voir la bibliographie.
veau en sont très abondamment pourvues, tandis que le même animal fournit à ce point de vue à Taruffi des résultats complètement négatifs. Pour CiACGio ^ la substance médullaire est composée de cellules dont la plupart sinon toutes ont des cararactères tels qu'il faut les considérer comme des cellules ganglionnaires. Pour Moers la substance corticale est, au contraire, formée des mêmes éléments qne la substance médullaire; les cellules nerveuses se présenteraient seulement sous la forme de renflements des nerfs. Braun considère les cellules médullaires brunes comme des éléments nerveux. Holm, à son tour, en fait un groupe à part, les appelant des éléments dont la nature nerveuse est incertaine (Zellen von Zweifalhafter nervôsen Nalur) ; Braun les regarde comme une forme de transition entre les fibres nerveuses et les autres cellules du parenchyme médullaire.
Inaba, pour qui la substance corticale est un produit de l'épithélium cœlomique, fait dériver la substance médullaire des éléments sympathiques qui pénètrent ultérieurement dans l'organe. Ces éléments s'accroissant forment au centre une masse réticulée qui repousse graduellement les cellules corticales. Les surrénales prennent en partie origine des ébauches sympathiques qui en forment la substance médullaire. Ces ébauches, détachées de la chaîne sympathique, pénètrent dans les surrénales et s'y développent en groupes cellulaires isolés.
Chez le poulet, les groupes cellulaires sympathiques restent toujours distribués entre les lobules surrénaux; chez les mammifères, ils s'accumulent spécialement dans le centre des capsules et là, prenant un développpement particulier, ils parviennent probablement à éliminer tous les éléments d'origine épithéliale et forment à eux seuls le parenchyme de la glande. Chez les mammifères, la structure lobaire se perd vite ; les éléments épithéliaux prennent une autre orientation, c'est-à-dire qu'ils se constituent en colonnes disposées en sens radial séparées par des vaisseaux.
Les faits cités suffisent pour faire conclure que la substance médullaire des corps surrénaux renferme des cellules dont les unes rappellent parfaitement par leur aspect les éléments des ganglions sympathiques voisins, tandis que d'autres ne leur ressemblent absolument pas, et enfin qu'il s'en trou,ve d'autres qui résument certains caractères de ces deux catégories de cellules. Ces formes sont plus ou moins volumineuses, suivant les animaux, et très probablement aussi suivant l'âge de ceux-ci et les périodes d'activité ou de repos de la glande. C'est de cette unique particularité que dérivent les difîérences de jugements portés par les auteurs ; mais la majorité, avec Fusari, Inaba, Weldon, Mahalcovics, Gotlschau, Balfour, affirme la double origine des glandes surrénales.
Ce point paraissait donc acquis que la moelle se développe aux dépens du sympathique et l'écorce aux dépens de l'épithélium péritonéal.
Des travaux récents ont tout remis en question.
Pour Vincent, la moelle quoique contenant chez plusieurs animaux des
* Communiqué dans le travail de R, Verardini. Anovo contributo allô studio délia malattià d'Addison (Memorie délia R. Acad. délie scie?ize dell'Istituto di Bologne. Série IV, t. IX, 88).
cellules nerveuses a une évolution complète qui ne rappelle en rien une origine nerveuse.
Tout récemment, en 1900, 0. AiCHKLa repris la question. Dans son étude, qui porte en partie sur les différentes origines de la capsule surrénale et des capsules accessoires du ligament large, il montre que les substances médullaire et corticale ont la même origine ; il n'y aurait d'après lui aucune preuve du développement de la moelle par le sympathique et les deux parties se développeraient ensemble.
On voit donc que la question est loin d'être tranchée d'une façon définitive.
Voici d'autre part ce que nous avons observé.
Les aspects des capsules surrénales diffèrent selon l'âge des
Fig. 5.
Embryon IV. Surrénale. Leitz. oc. II, obj. 7. On voit dans cette partie de la substance surrénale, trois ordres de cellules : Les grandes sont les cellules glandulaires bien connues de la substance glomérulaire ; elles sont disposées par travées circonscrivant des espaces clairs ; ,,,..,
Les cellules de ces espaces clairs, à noyaux petits, a limites mal déterminées sonb les cellules décrites par beaucoup d'auteurs comme nerveuses et démontrées de nature surrénale par Renaut ; Enfin les cellules à gros noyau fortement coloré et réunies en îlots sont des cellules sympathiques des ganglions solaires.
embryons et selon'que les coupes passent par les extrémités ou par la partie moyenne des capsules.
Sur l'embryon de moins de deux mois (embryon I), on voit des cellules sympathiques le long du bord interne, au niveau du bile et dans l'intérieur de la partie moyenne de la surrénale. On ne constate pas de différenciation. Sur les embryons de deux mois et plus (fig. 3),
sur les coupes qui ne passent pas pai^ le hile, on voit vers le milieu de la glande quelques cellules sympathiques. On ne voit pas de différenciation. Sur les coupes qui passent par le hile (embryons II, III, IV) on constate des nids cellulaires qui essaiment du sympathique en pénétrant par le hile à la partie antéro-interne de la glande et qui se dirigent en arrière et en dehors. Sur ces coupes on distingue nettement, à un faible grossissement deux parties dans le parenchyme de la surrénale : une substance corticale à grosses cellules orientées en cylindres plus ou moins sinueux, une substance médullaire à cellules occupant sans ordre les espaces clairs laissés par les intervalles des travées corticales. C'est au milieu de ces deux ordres de cellules que l'on distingue nettement, comme étant étrangères aux unes et aux autres, les cellules sympathiques beaucoup plus chromatiques disposées en petits groupes bien individualisés (fig. o).
Ainsi de l'examen de nos six embryons il nous semble possible de conclure que :
1° La différenciation du parenchyme surrénal en substance corticale et médullaire est indépendante du système sympathique K
2° La substance médullaire contient des cellules nerveuses sympathiques qui ont pénétré dans la surrénale par immigration.
* Soulié, à rAssociation des anatomistes de Montpellier, en mars 1902, soutient la même opinion.