ÉTupe BIOMÉTRIQUE
Forme du corps.
Les mesures du corps ont été effectuées sur 48 prémâles et 153 mâles.
Les coefficients de croissance relative des grandeurs du corps, en fonction de L, figurent dans le tableau XI.
Les valeurs de L, en logarithmes népériens, vont de 2,05 à 2,85 pour l’ensemble des animaux (prémâles + mâles), de 2,20 à 2,85 pour les mâles.
Le gradient de croissance de la forme ischiosetosa, que mettent en évidence les tableaux XI et XII et la fig. 42, rappelle, par son allure
générale, les gradients des espèces précédentes, avec un maximum des valeurs de « au niveau des quatrième et cinquième segments thoraciques ; mais il s’en distingue par le fait que, les constantes d’équilibre de /, et L, étant égales, on observe un palier entre /, et /,, au lieu d’une augmentation progressive et régulière des valeurs de «.
Nous reviendrons ultérieurement sur la comparaison des caractères biométriques de l’espèce ischiosetosa et des autres formes de J. m., mais il est visible que les constantes d'équilibre des segments antérieurs (jusqu’à Z,) sont, pour la population de l’Aber de Roscoff, régulièrement plus élevées que celles de la population prise pour type de la forme albifrons, et assez voisines de celles de la forme sye.
Des mesures du préopercule et des pattes ont été faites en outre sur 26 mâles complémentaires : pour cette raison, la croissance de /;;60p. en fonction de L;:6. à été calculée à partir de 179 couples de mesures (Lir6op. variant entre 1,25 et 2,10). De même, les mesures des péréiopodes ont ainsi porté sur 179 mâles, ou sur 227 animaux, lorsque les prémâles et les mâles ont pu être groupés en une même analyse.
Péréiopodes.
Les coefficients d’allométrie des péréiopodes, pour la forme ischiosetosa, sont donnés dans le tableau XIII.
La comparaison statistique, par la méthode de REEVE, des «&' respectifs de L, , et de L, ,; en fonction de L, ; — qui, en valeurs logarithmiques, varie entre 1,10 et 2,00 — met en évidence une différence hautement significative (P < 0,001). La croissance de L, , est done indiscutablement majorante par rapport à celle de L, ;.
La mesure de la largeur des carpopodites de P 6 et de P 7 n'offre aucune difficulté : la largeur a été définie entre un point externe, situé un peu au-dessus du groupe de soies distal externe, et le point de départ de l’épine bifurquée distale, ou de la soie qui la remplace, du côté interne. Comme les nuages figuratifs de /, , en fonction de L, , ou de /,,, pour les prémâles de stades V ou VI, en fonction de L, ;, montrent une répartition linéaire unique pour les prémäles et les males, les coefficients d’allométrie ont été calculés, pour 4, ;, à partir de l’ensemble des chiffres (prémâles + mâles). Pour !, ;, les résultats qui figurent au tableau XIII correspondent aux seuls mâles, mais valent également pour les prémâles des stades V ou VI. Les 227 valeurs de L, , s'échelonnent entre 1,30 et 2,30, les 179 valeurs de L,, entre 1,35 et 2,35. Les valeurs de «’,
pour la largeur des carpopodites des deux dernières paires de péréio-
podes, rapportée à leur longueur, ne diffèrent pas de manière significative.