‹ Recherches sur le sommet de l'axe dans la fleur des GamopétalesChapitre 11 sur 49 · IV. — Bicarpellées · texte numérisé non relu

IV. — Bicarpellées

Le système libéro-ligneux floral des Bicarpellées ayant été étudié avec détail par de nombreux auteurs et principalement par MM. Van Tieghem et Grélot, je n'ai cru devoir rapporter mes observations sur ce point que lorsqu'elles apportent quelques contributions nouvelles aux notions déjà acquises.

A. Contortées.

DT OLrACÉESU.

L'étude du Jasmin doit être séparée de celle des autres Oléacées.

Chez le Jasminum fruticans, le pistil est séparé de la corolle par un long entre-nœud : une sorte de disque lui sert de pied. Les faisceaux carpellaires médians se détachent à peu près à mi-hauteur de ce disque; les autres faisceaux carpellaires continuent leur course ascendante sans, à aucun niveau, se réunir en un axe transitoire. L'ovaire est biloculaire sur presque toute sa hauteur : le sommet de l'axe n'est situé qu'un peu au-dessous de la base du style, comme on peut s’en convaincre en comparant les coupes longitudinales, médiane et perpendiculaire au plan médian (P]. IT, 12, 13). Au-dessous de l’orifice stylaire, sur la ligne médiane, s'étend une simple fente revêtue par un épiderme modifié en tissu conducteur papilleux ; à partir du sommet de l'axe, le tissu conducteur se bifurque dans chaque carpelle pour finir sur le côté interne (par rapport au carpelle) de chaque funicule. La cloison renferme de part et d'autre de la ligne médiane un grand massif de cellules scléreuses ; ces éléments n'acquièrent pas des parois très épaisses, mais la sclérose en est précoce : elle a lieu dès la floraison et précède celle des cellules analogues disséminées dans le péricarpe.

! Knoblauch, in Engler et Prantl, Pflanzenfamilien. Theil IV, Abth. 2.

J'ai étudié en outre : Syringa vulgaris, Ligustrum vulgare, Forsythia viridissima, F. pendula, Olea europæa, Fraxinus excelsior.

Leur pistil est essentiellement construit comme celui du Jasmin ; l'étude du développement est particulièrement aisée à cause des points de repère fournis par la symétrie binaire de l’androcée (Olea europeea, DÉRLEE Ti)

Ce pistil diffère de celui du Jasmin à certains égards, savoir :

1° [l n'existe pas de long entre-nœud entre le pistil et les autres verticilles. Tout au contraire, chez le Forsythia l'ovaire est à demiinfère, de sorte qu'au moins en apparence les faisceaux placentaires se séparent au-dessous de ceux des autres verticilles ;

2° La cloison est étroite et haute et son système vasculaire a tou- Jours, sur une hauteur variable, une structure axile. Cet axe transitoire existe chez toutes les espèces étudiées ;

3° La cloison demeure constamment parenchymateuse dans sa partie centrale ; les éléments scléreux ne se rencontrent que dans une

zone mécanique faisant le tour des loges (chez Syringa, Forsythia, etc.).

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