‹ Recherches sur le sommet de l'axe dans la fleur des GamopétalesChapitre 13 sur 49 · ASCLÉPIADACÉES ET APOCYNACÉES · texte numérisé non relu

ASCLÉPIADACÉES ET APOCYNACÉES

La fleur des Asclépiadacées a été l'objet d'études approfondies de Payer, Baillon, de MM. Corry, Schumann, Chauveaud et Grélot, Il serait superflu de la décrire à nouveau. Elle offre beaucoup d'intérêt à notre point de vue comme exemple de pistil apocarpé.

Je renvoie le lecteur aux figures 2 à 5 du beau mémoire de M. Chauveaud sur le Dompte-Venin ; elles montrent comment les deux carpelles, naissant de part et d’autre du sommet de l'axe, ne laissent de libre que ce sommet : « Le mamelon central, au lieu de demeurer convexe, comme auparavant, devient concave à son extré— mité, 1l exagère cette concavité et bientôt paraît s'être bifurqué. Cette apparence tient à ce que les saillies qui naissent sur ses flancs sont reportées vers le sommet et semblent continuer directement, vers le haut, le mamelon central. Ces saillies, au nombre de deux seulement, sont placées l’une derrière l’autre par rapport au rameau qui porte le pédoncule floral considéré, ..... elles représentent le pistil. » (Chauveaud, loc. cit., p. 6.)

Chez les Apocynacées étudiées, les carpelles sont légèrement soudés par leur base. Toutefois l'union est purement parenchymateuse. La séparation des faisceaux du pistil a lieu chez le Nerium Oleander, par exemple, dans l’intérieur même du réceptacle avant la séparation des appendices.

En somme, dans ces deux familles on peut dire que l'axe ne prend point de part à la constitution du pistil. Même lorsqu'il réunit la base des deux carpelles, il est, en tout cas, dépourvu du système vasculaire.

1 Schumann, in Engler et Prantl, Pflanzenfamilien, Theil IV, Abth. 2. Chauveaud, La Jécondation dans les cas de polyembryonie. Reproduction chez le

Dompte-Venin, Paris, 1892.

mo

B. Tubifiores.

a). Tubiflores à micropyle supérieur.

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