Biexonracées et Acanrnacées
Parmi les Bignoniacées nous avons étudié le Catalpa Bungei et le Tecoma radicans.
Chez le Catalpa Bungei l'axe formant cloison ne s'élève qu'à mihauteur de l'ovaire ; la placentation est axile dans le bas et pariétaleseptale dans le haut de l'ovaire. La partie médiane de Ja cloison ne porte pas d’ovules. Les faisceaux placentaires sont situés latéralement et se regardent par leur liber ; ils ne sont contigus que dans la partie toute basilaire du placenta ; à aucun niveau ils ne sont réunis en un axe transitoire. Chez le Tecoma radicans l'axe s'élève plus haut,
\ œ o ä \ Œ o La ,C6esa e° IT Fig. 6. — Tecoma radicans. 1. Coupe transversale du cylindre central
du pédicelle floral immédiatement au-dessous de la fleur ; end. endoderme amylifère ; fm faisceaux médullaires inverses ; — IL. Coupe du cylindre central, effectuée un peu plus haut, au niveau de la séparation des sépalaires ; s sépalaire médian; s’ et s”?
sépalaires marginaux. — Grp}
1 Payer, Organog., pl. CLI et CXXI.
Engler et Prantl, Pflanzenfamilien, Theil IV, Abth. 3.
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presque au sommel de l'ovaire ; les faisceaux placentaires sont contigus, mais sans se réunir d’ailleurs en un axe transitoire.
Nous avons remarqué dans le réceptacle floral du Tecoma radicans des faisceaux médullaires dont l'existence ne nous a pas paru avoir été encore signalée.
Le pédicelle floral a un cylindre central normal formé d’une assez large moelle entourée de 15 à 20 faisceaux libéro-ligneux rangés en un cercle. Immédiatement au-dessous de la fleur, on voit apparaître dans la moelle, distribués irrégulièrement sur toute son étendue, un grand nombre de petits faisceaux libéro-ligneux inverses ; ces faisceaux ont une terminaison inférieure libre, sans relation avec l’anneau vasculaire normal (Fig. 6 ci devant). Plus haut ces faisceaux augmentent en nombre et en dimensions jusqu'au niveau ou le cylindre central se dilate fortement et émet les faisceaux sépalaires. A partir de ce niveau les faisceaux médullaires se portent vers la périphérie et ils sortent avec les faisceaux floraux. Comme il y a à ce niveau un très grand nombre de faisceaux disséminés sur toute l’étendue de la coupe, il nous est désormais impossible de les suivre avec certitude. Les faisceaux floraux du 7ecoma sont annulaires ; dans le réceptacle floral, au moment de leur émission, ils ont la forme d’un fer à cheval ; ce sont précisément les deux bords du fer à cheval qui se rejoignent plus haut qui nous paraissent formés par les faisceaux anormaux. Ceux-ci formeraient ainsi la partie marginale de la trace du faisceau floral ; c'est surtout pour les faisceaux sépalaires et pétalaires que nous serions porté à le croire.
Ces faisceaux médullaires du réceptacle floral du Tecoma représentent assurément dans la fleur les formations médullaires inverses que Sanio a découvertes dans la tige de la même plante. D'après M. J.-E. Weiss, ces productions circummédullaires sont les terminaisons des parties marginales des faisceaux foliaires rentrées dans la région médullaire. Nos observations tendraient, pour ce qui est de leurs homologues floraux, à confirmer cette opinion que Hovelacque a combattue!.
! Sanio, Notiz über Verdickung des Holzkürpers auf den Markseite bei Tecoma radicans, Bot. Ztg., 1864 (février).
Id., Ueber endogene Gefässbündelbildung, ibid., jutllet 1864.°— J.-E. Weiss, Das