EN NEE
la postérieure < correspond à l’étamine postérieure. Cette saillie , qui peut être considérée comme le reste vasculaire de l’étamine absente, est exclusivement libérienne. Les côtés latéraux du pentagone forment une masse volumineuse, à structure concentrique, comprenant une moelle centrale et qui correspond aux faisceaux placentaires et aux étamines, £ + pl’ + E. Enfin, en avant et en arrière, on trouve dans la moelle deux gros faisceaux à structure concentrique € présentant même en leur centre une moelle, qui sont les deux médians carpellaires ; ils sont formés par la réunion des quatre faisceaux intérieurs.G'a et Cp (Fig so, IX).
Tous les faisceaux se séparent ensuite et les faisceaux médians carpellaires se réduisent beaucoup comme dimensions et deviennent collatéraux ; comme chez le Zamium, les deux faisceaux placentaires primitifs se divisent de manière à donner les quatre faisceaux placentaires définitifs pl (Fig. 9, X à XII).
Ici, chez le Phlomis, la place de l’étamine postérieure est mieux marquée que chez le Lamium : mais il est juste de dire que tous les faisceaux ont une forme plus accusée.
De plus, cela est un exemple à ajouter à ceux qu'avaient fait connaître nos prédécesseurs, en ce qui concerne la libre terminaison des médians carpellaires dans le parenchyme.
On voit ici mise en évidence une tendance assez générale chez les espèces à axe rudimentaire, c'est la sortie prématurée, si je puis dire, des faisceaux les plus centraux. Nous avons vu les médians carpellaires être déjà séparés, distincts au milieu de la moelle avant que les pétalaires et les staminaux ne soient devenus libres. [ci non seulement la dislocation du cylindre central est brusque, mais même elle n’a pas lieu dans l’ordre normal. Nous avons déjà vu le même fait chez les Borraginées.
Pour ce qui concerne l'étamine postérieure et ses rapports avec la nervation du carpelle postérieur, point qui est en dehors de mon sujet et que je n'ai eu à traiter qu'incidemment, je conclurai que :
19 L'étamine postérieure des Labiées a, quoique absente, sa place nettement marquée dans le plan vasculaire de la fleur ;
2 Le système vasculaire des carpelles est parfaitement symétrique par rapport au plan médian de la fleur. Il n’a aucun rapport avec le rudiment de l’étamine postérieure.
En résumé, les assertions de M. Henslow et de MM. Gillot et
AS
Parmentier contiennent une part de vérité : il existe bien chez les Labiées le rudiment d’une étamine postérieure. Mais ce rudiment n’a rien de commun avec le faisceau carpellaire postérieur. Les deux faisceaux médians carpellaires sont semblables ; tous deux tirent leur origine de deux faisceaux primitifs situés à droite et à gauche du plan de symétrie. Les deux carpelles des Labiées sont donc homo-
logues : l’assertion du contraire était surprenante.