‹ Recherches sur le sommet de l'axe dans la fleur des GamopétalesChapitre 36 sur 49 · CampanuLacées (incl. LoBécracées · texte numérisé non relu

CampanuLacées (incl. LoBécracées

J'ai étudié : Campanula persicifolia, C. Medium, Phyleuma spicatum, Prismatocarpus Speculum, Platycodon grandiflorum et Lobelia syphilitica.

1! Payer. Organog., pl. CXLIX.

Trécul, Sur la structure du fruit du Prismatocarpus, etce., Ann. sc. nat., 2° série XX, 1843.

Van Tieghem, Struct. du pistil, pl. XVI.

Henslow, Vascular systems.

Schænland, in Engler et Prantl, Pflanzenfamilien, Theiïl IV, Abth. 5 ; 1894.

VO ex

Sauf chez le Lobelia, l'ovaire est complètement infère.

Comme l’a décrit M. Van Tieghem, la paroi de l'ovaire infère renferme dix faisceaux et même seulement cinq à sa base; chez les Campanula, ce nombre de cinq persiste jusqu'à une assez grande hauteur, en particulier chez Campanula Medium où les cinq faisceaux sont logés dans de très grosses côtes. La séparation des carpellaires n’a lieu que tout au sommet de l'ovaire infère ; sauf chez Lobelia, ils n'ont, en conséquence, qu un parcours libre très court.

Un axe transitoire très net existe chez toutes les espèces étudiées. Il est volumineux, comprend une grande moelle centrale et un anneau libéro-ligneux continu ; il forme un prolongement direct du cylindre central du pédicelle floral ; dans sa région supérieure, il se dissocie, à mi-hauteur de l'ovaire, en faisceaux inverses ou concentriques : les uns placentaires, les autres stylaires. Chez Lobelia, il s’épuise par un départ régulier de faisceaux directs qui quittent suc cessivement l'axe en face de chaque placenta; les deux faisceaux latéraux restants s'élèvent dans le style.

Chez les Campanulacées proprement dites, la disparition de l’axe a lieu à mi-hauteur de la cavité ovarienne, peu au-dessus de la dissociation du cylindre central. Chez les Campanula, Phyteuma et Prismatocarpus, le départ des faisceaux ovulaires n'a lieu qu'audessus du niveau d'extinction de l'axe ; la, placentation est centrale angulaire dans la partie inférieure et septale dans la partie supérieure de l'ovaire.

Dans le genre un peu aberrant Platycodon, bien que l'axe s’éteigne à mi-hauteur de l'ovaire, la placentation est axile tant au point de vue vasculaire qu’au point de vue de l'insertion apparente. L'émission des faisceaux ovulaires a déjà eu lieu quand l'axe s'éteint au point de vue parenchymateux. Le Plalycodon diffère donc en ceci des autres Campanulacées étudiées et fait la transition au Lobelia.

Chez le Lobelia syphililica, non seulement la placentation est entièrement axile, mais encore l'axe se prolonge jusqu’à l'extrême sommet de l'ovaire où il finit en contact avec l’orifice du canal stylaire, sous forme d’une cloison rétrécie en son milieu. L’/sotoma petræa (Lobél.) offre, d'après M. Van Tieghem, la même disposition.

En résumé : la coupe réceptaculaire offre ici une coalescence très complète de faisceaux, coalescence qui dans la région supérieure en

LTTe

réduit le nombre à dix et dans la région inférieure peut le réduire à cinq.

L'axe chez toutes les Campanulacées s. str. s'élève jusqu'à mihauteur de l'ovaire. La placentation est centrale angulaire et septale, sauf chez le Platycodon où elle est axile.

Chez les Lobelia, l'axe s'étend jusqu’au sommet de l'ovaire, la placentation est axile.

Il existe un axe vasculaire transitoire dans tous les cas étudiés.

On sait combien le pistil des Campanulacées paraissait aux axilistes un très bon exemple pour la confirmation de leur théorie. Même sans recourir à des cas tératologiques comme ceux décrits par Trécul, il semble que la théorie axiliste, du reste fort adoucie, en donne une idée plus satisfaisante que la théorie appendiculaire rigoureusement appliquée.

Page 1