DR CN TS RTE, CARS
Ce même plâtre anhydre laissé à l'air pendant 15 heures donnait une courbe calorimétrique B présentant un palier très net. Il ne contenait donc pas de germes de bi-hydrate, La cristallisation commençait après le même temps qu'avec le sulfate anhydre (32 minutes). La formation de germes par abandon de plâtre anhydre à l'air est donc d'autant plus lente que le plâtre est à grain plus grossier (comparaison avec courbe 3).
Le passage d’un courant d’air à 200° active non seulement la déshydratation mais il tend à supprimer les germes de br hydrate qui accélèrent la prise d'un plâtre.
Courbe D — plâtre du commerce à prise rapide.
Un bon plâtre à mouler facile à employer sera caractérisé par un palier net (absence de gypse et de sulfate anhydre cuit au-dessus de 300!°).
Ces différents exemples montrent l'intérêt qu'il peut y avoir à faire une analyse calorimétrique du plâtre. L'action des parties incuites ou surcuites et la vitesse de réhydrata-
tion peuvent être ainsi mesurées très facilement.
Plâtre éventé. — Un plâtre conservé depuis deux ans en sacs s'était éventé. Ce plâtre perdait à 2000, 6,7 0/0 d’eau par rapport au produit anhydre et n’absorbait à l'air après déshydration que 3,80 0/0. Il contenait donc environ 14 0/0 de gypse. Lors du gâchage il y avait un épaississement immédiat et la pâte restait ensuite molle ét granuleuse. Afin de retarder la prise, nous avons chauffé ce plâtre à Jo° et le gâchage a été fait avec de l’eau bouillante (voir procédé de conservation des pâtes de plâtre, chapitre g). La
pâte durcissait mal par refroidissement et n’offrait à la compression qu’une résistance de 180 kgs. à 7 jours (cylindre de 3 cm. de diamètre et 3 cm. de hauteur). Ce même plâtre employé comme enduit donnait lieu après quelques minutes à des fissures.
Un plâtre à mouler conservé dans les mêmes conditions de température en bocal fermé a été additionné de 5 0/0 de plàtre ayant fait prise. Gâché à 80° il durcissait très bien par refroidissement à 64° et offrait à 7 jours une résistance à la compression de 700 kg.
Par déshydratation complète à 220° du plâtre éventé nous avons obtenu un produit durcissant très bien (680 kg. à 7 jours). L'insuffisance de durcissement du plâtre éventé ne provient donc pas de sa décomposition totale en anhydrite naturelle et gypse. A
Nous avons supposé que ce défaut de durcissement était dû au phénomène suivant :
Lorsque le plâtre est maintenu à l’air humide il se forme à la surface des grains une pellicule de bi-hydrate. Lors du gâchage cette pellicule empêche la diffusion dans la masse de la solution sursaturée qui se forme au contact du semihydrate. La cristallisation a lieu dans chaque grain et il n’y a plus un enchevêtrement général. Les gros grains formés sont reconnaissables au toucher.
Sur les essais de plâtre ayant durci. — Les travaux exécutés en plâtre ne correspondent pas toujours aux exigences d'emplois demandés. Il peut être intéressant de pouvoir déterminer les causes de l'insuffisance du durcissement.
La diminution de résistance d’un plâtre provient, soit de la présence de parties surcuites qui ne sont pas encore réhydratées lors de la dessiccation totale de la masse, soit de la mauvaise exécution du travail.
On peut se rendre compte facilement de la quantité de plâtre non.transformé en gypse dans un plâtre ayant fait
prise. Un morceau est broyé finement et la poudre est laissée à l'air Jusqu'à poids constant.
Un poids connu de poudre est recouvert d’eau puis séché, après une semaine, à Do°-6o° pesé, recouvert ensuite d’eau, etc., jusqu'à poids constant. L'augmentation de poids correspond à la transformation en gypse de plâtre anhydre sureuit où d’anhydrite naturelle contenu dans le plâtre.
La mauvaise exécution des travaux est due généralement à l'addition d'un excès d’eau de gâchage (plâtre ayant déjà fait prise gâché à nouveau, etc...). Cet excès d'eau provoque après dessiccation une augmentation du volume des vides et par suite une diminution de la résistance.
Nous avons étudié l'influence de la quantité d'eau de gâchage sur la résistance à la compression.
Résistance à la compression d'un cylindre d — 3 cm. h —3 cm.
Asia EE — Densité Fy plâtre ; 2 FRERE après 24 h. PPICERTE OUTE à l’air 45 690 kgs. 1300 kgs. 1,46 : 1150 50 550 1050 1970 60 400 8h40 1,23 430 :
70 1,110 80 250 580 1,02 260 620 go 0,04 100 400 0,87
L'augmentation de résistance de 1 à 7 jours provient uniquement de la dessiccation à l'air, la transformation du plàtre en gypse étant complète après quelques heures au maximum. La résistance du plâtre complètement réhydraté diminue par immersion dans l’eau (880 kg. sec — /00 après
conservation une semaine dans l’eau).
Afin de mettre en évidence les variations simultanées de la
densité apparente et de la résistance à la compression du
LE
pâtes fPlasti veg
| \ \ ètre comprimé he dora \ $
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Poids deau de ee pour 10 &e de plâtre
Fotos
plâtre nous avons porté les valeurs correspondantes sur la même figure(28) en fonction de la quantité d’eau de gâchage.
Les valeurs de la densité apparente correspondent à un plâtre
ne contenant plus de bulles d'air après gâchage. Pratiquement la densité est inférieure à ces valeurs de 4 à 8 o/o pour des gâchages avec 45 g. d’eau et 3 à 5 0/0 pour des gâchages avec 60 g. d'eau de 100 g. de plâtre.
Tout plâtre ayant durci ne contenant pas une proportion importante de matières étrangères de densité nettement différente de celle du gypse (2,32) et dont la densité apparente est inférieure à 1,1 a donc été gâché avec un excès d’eau.
Lorsque l’on craint la présence de corps étrangers dans le plâtre ayant durci il suffit de déterminer la densité apparente d' (p. 108) et ensuite la densité spécifique de la poudre obtenue par la méthode du flacon. Le rapport fournit la proportion de vides se trouvant dans ce morceau de plâtre. Une proportion supérieure à 52 o/o correspond à un gâchage fait avec plus de 70 g. d’eau pour 100g.de plâtre.
La détermination de la densité apparente d’un plâtre renseignera donc sur l'exécution du travail.
S'ur la mesure des résistances des plâtres. — Nous avons vu que la résistance à la compression d’un plâtre complètement réhydraté varie dans la proportion de 50 à 100 suivant qu'il est humide ou sec.
Les résistances à 2/4 heures sont donc essentiellement variables suivant la grandeur des éprouvettes et leurs conditions de conservation (air libre ou flacon bouché, date de démoulage, etc...).
Les conditions expérimentales qui nous ont donné les résultats les plus comparatifs sont :
I. — Pour les mesures de résistances à 24 heures, conservation des éprouvettes dans des flacons humides bouchés ou sous cloche en présence d’eau.
IT. — Pour les essais à 7 jours emploi d'éprouvettes complètement sèches (observation de la variation de poids d’un
jour à l’autre).
La conservation à l’air humide ou sous l’eau avantage, dans les essais à 7 jours, les plâtres contenant des surcuits qui ne s’hydratent que lentement.
Conczusions. — ÂVous avons montré, au cours de ces recherches sur les essais des plâtres l'intérêt pratique de la méthode d'analyse calorimétrique que nous avons indiquée. Ces mesures permettent de suivre la cuisson et de connaître très rapidement les propriétés d'un plâtre donné.
Nous avons en outre étudié le phénomène occasionnant un mauvais durcissement du plâtre éventé et indiqué deux méthodes d'essai permetlant de déterminer les causes d’un durcissement insuffisant du plâtre.