‹ Recherches sur le Sulfure d'ÉthylèneChapitre 12 sur 36 · RATE ME PER · texte numérisé non relu

RATE ME PER

blanc-rosée s’agglomérant en stalactites. Lorsque le contenu de la boule est complètement écoulé, à l’aide d’un agitateur on détache les stalactites qui se dissolvent à\leur tour dans l’acide nitrique. La réaction est terminée au bout de deux heures, lorsqu'on obtient un liquide clair, limpide, légèrement jaunâtre, renfermant de l'acide azotique en excès ; il est facile de constater qu’il s’est formé de l'acide sulfurique.

Les phénomènes de polymérisation inévitables, constatés au cours de l'opération ainsi que la présence d'acide sulfurique laissaient prévoir que les résultats ne seraient pas conformes aux prévisions. En fait, l’oxydation donne naïssance à plusieurs acides sulfonés. Parmi ceux-ci, j'ai pu caractériser l’acide acétique sulfoné SOH.CH?.COH et un acide plus complexe, l’éthane-sulfonique-thioéthanoïque SOSH.CH?.CH2.S.CH2.COH. Le premier donne un sel de baryum cristallisé, le second un sel amorphe; il paraît être accompagné d’autres sels qui n’ont pu être isolés à l’état pur. Quoi qu’il en soit, les deux acides ci-dessus dérivent bien du sulfure d’éthylène, Le premier proviendrait du sulfure non polymérisé :

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