PEU
Glutz avait déjà signalé il y à bien longtemps (1) que l'acide chlorhydrique transformait le disulfo: cyanate d’éthylène en un corps qui a depuis été considéré comme l’imidodithiocarbonate d’éthylène.
Propriétés. — Ce sont des cristaux orthorhombiques blancs presque inodores, solubles à froid dans l’eau, l’alcool, l’alcool méthylique, très solubles à chaud dans trois ou quatre parties d’eau bouillante ou d’alcool bouillant; peu solubles dans l’éther et dans l’acétone ; ils se ramollissent à153-154° pour fondre en un liquide complètement limpide à 157-1582.
Avec une pastille de potasse, ils dégagent de l’ammoniaque. Leur solution aqueuse donne avec le carbonate de baryte un dégagement de gaz carbonique et la base est mise en liberté; la solution filtrée précipite par l’azotate d'argent en milieu a70tique. Ce précipité est soluble dans l’immoniaque. Chauffé avec de l’ammoniaque dans un tube scellé, le liquide se trouble, mais ne précipite pas la solution alcoolique de xanthydrol : donc pas de formation d’urée. Avec le bichlorure de mercure, il y à formation d'un précipité blanc.
Les alcalis mettent la base en liberté avec formation de chlorure alcalin. Cette base possède une odeur alliacée et passe en solution dans l’éther.
L’acide azotique l’oxyde en donnant naissance à de l’acide sulfurique et à un acide sulfoné.
L’acide azoteux n’a donné aucune coloration.
ANALYSES. — Dosage de l’acidité en présence de phtaléine. — Ce dosage fait avec une solution déci-
normale de soude m’a donné un résultat assez ap-
(x) L. Gzurz, Ann. Chem. und Pharm:, t. 153, p. 313, 1870.
cSNpOE
prochant, le virage à la phtaléine est assez peu retardé par la base mise en liberté. La prise d’essai 0 gr. 188 est dissoute dans dix centimètres cubes d’eau. |
Soude décinormale employée 11 cm3, ce qui correspond à 20,68 % de chlore au lieu de 19,34 %
calculé pour le chlorhydrate de l’iminodithiocarbonate de butylène 1.2. CSHN, CI H.
J'ai pensé qu’en “Jar la base mise en liberté par l’éther je pourrais doser aisément le chlore du chlorure alcalin formé, j'ai obtenu des résultats beaucoup trop supérieurs.
AgCI obtenu : 0,1712 correspondant à 22, 41 % de
chlore.
Ceci peut tenir à ce qu'un ou de base reste en solution ou se décompose et que le nitrate d’argent
réagit sur les parties dissoutes ou décomposées'
(mercaptides).
Dosage du soufre et du chlore. — Substance : Ogr.375. S0"Ba : 1.0305 ; Ag CI: 0,3097
Dosage d'azote.— Substance : 0 gr.3524.
SO*H2.N/10 : 40 cm°; Na OH. N/10 : 21cm°7 Trouvé SES S5- 020121990687 27 27:
- Calculé % : S :34,87 ; CI: 19,34; Az : 7,62 pour CSH9S?2 N.CIH.
L'action de l’acide chlorhydrique sur le disulfoeyanate de butylène 1.2, n’a done pas donné nais-sance à une dithiouréthane, mais au chlorhydrate de l’iminodithiocarbonate de butylène 1.2.
Addendum. Action de l’acide chlorhydrique gazeux sur une solution alcoolique de disulfocyanate d’éthylène.
Le disulfocyanate étant solide, je n’ai pu opérer
” tds
ST
comme pour le chlorosulfocyanate, en me servant d’une solution alcoolique d'acide chlorhydrique. Le disulfocyanate étant soluble dans l'alcool, j'ai fait passer dans la solution alcoolique un courant d’acide chlorhydrique gazeux et desséché sur de l’acide sulfurique. Au bout de quelques minutes, le liquide s’échauffe et la température s'accroît jus: qu’à 65 degrés. Lorsque la solution fut saturée d'acide, j'ai laissé refroidir le tout. Quarante-huit heures après il s'était formé une eristallisation.
Si l’on place la solution alcoolique saturée d'acide dans un tube scellé que l’on porte deux heures au bain-marie bouillant, la réaction est beaucoup plus rapide et les cristaux se forment très rapidement. Ces cristaux sont lavés à l'eau froide, qui enlève la majeure partie du chlorure d'ammonium formé par décomposition de l’uréthane, puis repris par une grande quantité d’eau bouillante. A ce moment se sont dégagées des vapeurs alliacées et désagréables provenant probablement du disulfocyanate non décomposé, Par refroidissement, la solution laisse déposer un précipité cristallin, très fin. Essoré, lavé à l’éther et séché, ce précipité m’a donné une poudre micro-cristalline peu soluble dans l’eau froide, insoluble dans l’éther, dans l’acétone et le tétrachlorure de carbone, soluble dans l’alcool et dans l’eau bouillante.
Chauffés avec une pastille de potasse, ces cristaux dégagent de l’ammoniaque. Si on les fond avec du nitrate et du carbonate de potassium, on y retrouve le chlore et le soufre à l’état de chlorure et de sulfate. Ils se subliment sans fondre vers 225- 230°. Chauffés avec de l’ammoniaque dans un tube scellé, ils donnent un précipité. La solution étant filtrée et évaporée au bain-marie, le résidu repris par l’eau m’a donné avec la solution de xanthydrol