‹ Recherches sur le système nerveux des poissonChapitre 13 sur 46 · DES TUBERCULES OLFACTIFS · texte numérisé non relu

DES TUBERCULES OLFACTIFS

Chez les Poissons osseux, il paraît toujours exister au moins doux tubercules olfactifs. Généralement, ces tubercules se trouvent placés immédiatement au devant des lobes antérieurs (Perche C^), Gremille, Orphie, Brochet (3), Hareng (4), Alose, Chabot, Épinoche, Saumon (5), Congre (6), Anguille) (7); d'autres fois, comme chez les Gades (Merlan (8), Lote)et chez presque tous les Cyprins, ils sontsitués h l'extrémité des nerfs olfactifs. Dans quohiucs oas,lostubcrculosolfactifs se dédoublent,

(I) n. IJlg. 1,2i/t /*', lig. 3/j',lig.7«/(.

(-2) PI. 1\, lig. 5 t.

(3) l'I. Vil, %. 1 /.

(i) PI. VIII, fig. 1 t.

(5) PI. Vlll, l\g. G t.

(G) PI. VI, lig. 2 t.

(7) PI. VI, fig. 13, t.

(8) PI. II, fig. 1 /.

de telle sorte qu'au lieu de deux tubercules il eu existe quatre, par exemple chez les Trigles et les Maquereaux (Ij.

Le volume des tubercules olfactifs est toujours très faible comparativement à celui des lobes cérébraux; il faut cependant faire une exception pour le Congre chez lequel les tubercules olfactifs sont énormes, très allongés et presque égaux aux hémisphères. Les deux tubercules m'ont toujours paru bien isolés l'un de l'autre sur la ligne médiane, excepté chez le Congre et l'Anguille où il existe entre eux une étroite commissure blanche (2); ils sont aussi toujours pleins et formés de substance grise dans laquelle viennent se perdre les fdels du nerf olfactif.

Lorsque les tubercules olfactifs sont placés au devant des hémisphères, en général, les nerfs qui en partent sont bien développés et arrondis (Brochet (3), Perche, Gremille, Congre); quand, au contraire, les mêmes tubercules se trouvent situés à l'extrémité des nerfs olfactifs, ceux-ci sont minces, aplatis et composés de plusieurs faisceaux distincts (Cyprins, Lote (4), Merlan) (5). Ce rapport montre bien que les tubercules olfactifs sont réellement affectés au sens de l'odorat. Cependant, ces tubercules ne sont pas le seul lieu d'origine des nerfs olfactifs; le fait est évident pour les espèces où les tubercules olfactifs sont reportés à l'extrémité des nerfs olfactifs et où par conséquent les nerfs se trouvent naître directement des hémisphères (Cyprins, Gades). Chez le Congre, le nerf olfactif naît par deux racines, l'une interne qui s'avance au-dessous du bord inférieur du lobe cérébral, l'autre externe qui s'enfonce dans l'intérieur du même lobe. La racine interne s'avance jusqu'à la commissure interlobulaire; arrivée en ce point, j'ai cru voir une partie de ses fibres pénétrer dans cette commissure, une antre se continuer avec les pédoncules cérébraux. La racine externe peut être suivie jusqu'au centre du lobe cérébral d'où elle semble naître en majeure partie; quelques-unes de ses fibres cependant se recourbent en dedans vers la commissure interlobulaire dans laquelle elles paraissent se jeter. Chez le Gadus molva, les deux nerfs olfactifs sont étroitement unis dans une gaine commune pendant leur trajet. Chez le Brochet, d'abord réunis en un seul tronc médian, ils se séparent vers le milieu de leur parcours et constituent deux troncs qui se dirigent chacun vers la narine correspondante : ils forment ainsi une sorte d'Y. A son extrémité, chaque nerf se divise en plusieurs faisceaux distincts qui se répandent dans la muqueuse des fosses nasales.

Page 1